Château d'Anterroches

château fort français

Le château d'Anterroches est un château datant du XVe siècle, fortement remanié au XIXe siècle, situé dans la vallée de l'Alagnon, dans le Cantal, sur la commune de Murat, bien que géographiquement et historiquement rattaché au Valagnon (commune de Laveissière).

Château d'Anterroches
Image illustrative de l’article Château d'Anterroches
Le château vue de la route allant à Grand-Champ.
Période ou style Médiéval et troubadour
Type Château
Début construction XVe
Fin construction XIXe
Propriétaire initial Jean de Traverse
Destination initiale Habitat seigneurial
Propriétaire actuel Famille d'Anterroches
Destination actuelle Habitation privée
Protection Logo monument historique Inscrit MH (2008)[1]
Coordonnées 45° 06′ 22″ nord, 2° 51′ 08″ est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Auvergne
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Commune Murat
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château d'Anterroches

Description

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Anteroche était une terre avec des censitaires pouvant remonter au XIVe siècle. Un donjon rectangulaire de six niveaux avec chemin de ronde a été construit à la fin du XVe siècle par la famille de Traverse peu après son acquisition en 1478. Un logis oblong avec une tour escalier ronde engagée en milieu de la façade sud et une autre dans un angle à l'est, a été construit à côté au début du XVIIe siècle, avec diverses dépendances. Une aile a été ajoutée de l'autre côté du donjon au XVIIe siècle. L'ensemble a été fortement agrandi et remanié de 1890 à 1906 dans le style troubadour, avec des créneaux, des échauguettes, des loggias, des balcons, des sculptures et des fenêtres à meneaux.

Toponyme

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Anteroche, composé de ante et roccca, est un toponyme roman qui signifie devant la roche, indiquant la situation du château devant un énorme rocher. La forme récente avec deux "r" et un pluriel est fautive, mais consacrée comme patronyme de cette branche de la famille de Traverse.

Historique

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Origine et développement

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L'origine probable du château est une ferme fortifiée, dont la construction remonterait au XIIIe siècle[1].

Un donjon rectangulaire y est ajouté au début du XVe siècle, ainsi qu'un logis côté est, flanqué d'une tour d'escalier au sud et d'une autre tour ronde à l'est. Une construction basse, reliée au corps principal par une arche, comprend l'ancienne chapelle ainsi que le four à pain à abside[1].

Au XVIIIe siècle, l'aile ouest est ajoutée au donjon[1].

Les travaux d'embellissement du XIXe siècle

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Une gravure romantique d'après un dessin de Lancelot montre qu'une première campagne de travaux avait été entreprise par la famille de Peyrusse avant la vente de 1856. L'ancien donjon médiéval quadrangulaire a été percé de grandes croisées de style néo-renaissance.

De 1890 et 1906, le château a été considérablement restauré et agrandi dans le style troubadour[réf. souhaitée] par l'architecte à Murat Jean Delpirou[1], pour prendre son apparance actuelle. L'aile ouest a été rhabillée en style néogothique[1], avec des logis, des balcons, des sculptures, et les superstructures des autres bâtiments ont été restaurées[1]. Un escalier d'honneur en bois a été construit dans la partie nord du donjon, sous un plafond à solives d'origine de style du XVe siècle ornées de frises à entrelacs[1].

Les pièces du rez-de-chaussée sont réaménagées et redécorées dans divers styles[1] : la salle à manger reçoit une cheminée néo-XVIIe siècle, la cheminée du grand salon est néo-Renaissance, en bois. La nouvelle chapelle située au second, reprend des éléments du retable baroque de la chapelle primitive[1].

xxe siècle

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Le château en totalité, incluant les pièces suivantes : cuisine, salles basses, salon, salle à manger, billard, escalier d'honneur, chambres et leurs décors, font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [1].

Historique

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Ancienne carte postale.

Armand, seigneur du Chambon à Laveissière vivait en 1282 à Murat. Anteroche est mentionné pour la première fois en 1351 parmi d'autres terres dans un hommage de Pierre de Chambon, seigneur du Chambon à Paulhac à Renaud de Pons, vicomte de Carlat. Juliane du Chambon, fille de Bertrand du Chambon et son mari Jean de Layre vendent Anteroche en 1478 à Jean de Traverse qui a fait construire le donjon rectangulaire de cinq étage couronné de mâchicoulis. Il était le fils de Guillaume de Traverse, médecin des rois Charles VII puis Louis XI qui le fait premier médecin du roi et l'anoblit en 1459 en lui donnant comme fief la seigneurie d'Antraygues confisquée à Jean V d'Armagnac, vicomte de Carlat, avec dispense de service militaire. La famille Traverse était anciennement connue dans le bourg de Murat où elle a donné des consuls et des magistrats[2].

La branche de la famille de Traverse qui a conservé le fief d'Anteroche et qui s'est fait connaître sous ce nom s'est éteinte à la fin du XVIIIe siècle, avec le décès en 1780 de Louise-Marthe-Catherine d'Anterroches mariée en 1749 avec Henri-Gilbert de La Rochelambert[2]. Cette famille avait donné Joseph Charles Alexandre d'Anterroches, auteur de répliques devenues célèbres : « Messieurs les Anglais, tirez les premiers ! » (prononcée lors de la bataille de Fontenoy) ou proverbiales : « Impossible n'est pas français »[3].

Après le décès en 1807 d'Henri-Gilbert de La Rochrmambert, ses enfants ont vendu le château et le domaine à Jacques de Brives (1780-), seigneur de Peyrusse, fils d'un autre Jacques de Brives (1750-1818) et de Marie-Louise Teilhard, receveur des finances[2].

De son mariage en 1809 avec Sophie Tallendier, il eut pour fils et successeur Eugène de Brives de Peyrusse (Murat 1810 - Murat 1891), dit le comte d'Anterroches, dernier de sa branche, receveur des impôts à Murat, membre de la société cantalienne[2].

N'ayant qu'une fille mariée sans enfant, il revend le château en 1856 à son neveu éloigné de la branche cadette subsistante de la famille d'Anterroches Louis-François d'Anterroches (Allanche 1817 - 1883) dit le baron de Peyrusse, fils de François et d'Anne Rome, devint propriétaire d'Anterroche. Il épousa Fanny Brugerolle de Fraissinette, fille d'un autre receveur des impôts, qui lui donna au moins deux fils : Henri (1850-1924) et Louis (1851-1926) dont les descendants ont conservé le château jusqu'à nos jours[réf. nécessaire].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Notice no PA15000039, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. 1 2 3 4 Jean-Baptiste de Ribier du Châtelet, Dictionnaire statistique, ou Histoire, description et statistique du département du Cantal, article "Murat".
  3. Jean-Baptiste Bouillet, Description historique et scientifique de la Haute-Auvergne, 1834, page 108

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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