Château de Castelnau-de-Lévis
Le château de Castelnau-de-Lévis est un ancien château fort du XIIIe siècle dont les vestiges se dressent sur la commune française de Castelnau-de-Lévis, dans le département du Tarn en région Occitanie.
| Château de Castelnau-de-Lévis | ||||
| Période ou style | Médiéval | |||
|---|---|---|---|---|
| Type | Château fort | |||
| Début construction | 1235 | |||
| Propriétaire initial | Sicard Alaman | |||
| Destination initiale | Résidence seigneuriale | |||
| Protection | ||||
| Coordonnées | 43° 56′ 23″ nord, 2° 05′ 01″ est[2] | |||
| Pays | ||||
| Région | Occitanie | |||
| Département | Tarn | |||
| Commune | Castelnau-de-Lévis | |||
| Géolocalisation sur la carte : Tarn
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Géolocalisation sur la carte : France
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Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du [1].
Localisation
modifierLes ruines du château de Castelnau-de-Lévis sont situés dans le département français du Tarn sur la commune de Castelnau-de-Lévis à 4,9 kilomètres du centre d'Albi.
Historique
modifierC'est après la croisade des albigeois (1209-1229) que le comte de Toulouse Raymond VII, affaibli considérablement par sa défaite, concède en 1234 à son vassal Sicard Alaman le domaine du "Puy de Bonnafous" à la condition que ce dernier y fasse bâtir un village fortifié afin d'y habriter les populations errantes dont les villages et habitations ont étés détruites par Simon IV de Montfort. Le domaine s'étend alors sur 7 657 hectares.
Pour le comte de Toulouse, la position du château de son vassal est également stratégique ; le château représentait un bastion avancé des possessions toulousaines (situées principalement au nord de la rivière Tarn) face à la royauté (situées principalement au sud du Tarn).
Néanmoins les conditions du traité de Meaux-Paris, signé en 1229, interdisait au comte de Toulouse la construction libre de tout nouveaux remparts ou places fortes, mais l'évêque d'Albi Durand de Beaucaire, convaincu de la nécéssité de l'existence d'une place forte pour tenir en respect les cathares regagnant en fidèles dans l'albigeois, valide sa construction.[3]
La construction du château s'étale sur plus de vingt ans, entre 1235 et les environs de 1256, sur le piton rocheux du "Puy de Bonnafous" ce qui lui vaudra sa qualification première de "Castelnau-de-Bonnafous" (le château-neuf de Bonnafous). En 1248, le château obtient le droit de frapper monnaie, les raimondins, et en 1256 son seigneur accorde aux habitants une charte de franchises qui leur accorde un certain nombre de droits et privilèges. Puissante baronnie, son titre donnait droit d'entrée aux Etats provinciaux du Languedoc jusqu'à la Révolution Française.[4]
En 1275, Sicard Alaman décède et lègue le château et la seigneurie à son fils, mineur, qui décède en 1280. C'est donc son oncle, Bertrand, vicomte de Lautrec et seigneur de Sénégats qui hérite de ses biens. Le château entre donc dans la famille de Lautrec. Bertrand meurt en 1295, il n'a alors que deux filles. Béatrix de Lautrec, héritière de tous les biens de son père et mineure est alors mariée à Guy de Lévis en 1296. La seigneurie entre alors dans le famille de Lévis qui lui donnera son nom : Castelnau-de-Lévis. En 1466, Jean de Lévis procède à la vente du château au profit de Jean d'Armagnac, Comte de Comminges qui légua le château à sa fille, Madelaine d'Armagnac, qui se mariant avec Hugues d'Amboise en 1484 fait entrer le château dans la famille d'Amboise. Le château restera dans la famille jusqu'en 1656, année de la mort de François Jacques d'Amboise qui le lègue à sa soeur, Louise d'Amboise, qui, par mariage, le fait entrer dans la famille de Crussol. Marie-Louise de Crussol, comtesse de Senneterre, en fût la dernière seigneuresse.[5]
Acheté en 1818 par des particuliers, le château sert ensuite de carrière de pierre et perd une grande partie de sa surface.
Le château est classé aux monuments historiques le 2 novembre 1909. La mairie en fait l'acquisition en 1991.
Description
modifierLe château adopte un plan triangulaire dû à la configuration topographique[6].
Il n'en subsiste que quelques ruines dont une tour de guet du XIVe siècle accolée à une tour d'escalier du XIIIe siècle et une tour-logis du XVe siècle[7] dominant la vallée du Tarn et la ville d'Albi. Il doit son piteux état à son rôle de carrière au cours des XIXe et XXe siècles.
Une restauration partielle depuis le début des années 1980 permet de situer les murs de l'enceinte haute. De l'enceinte basse, ne subsiste qu'une porte fortifiée. La tour, haute de 35 mètres, se compose d'une tour demi-circulaire à laquelle est adossée une tour carrée. Elle comporte trois étages voutés. Chacun d'eux montre des traces d'un plancher disparu qui doublait le nombre d'étages.
Notes et références
modifier- 1 2 « Château de Castelnau-de-Lévis », notice no PA00095499, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Coordonnées trouvées sur Géoportail et Google Maps.
- ↑ Erreur de référence : La balise ouvrante
<ref>est mal formée ou a un mauvais nom. - ↑ « Le Château – Association de Sauvegarde du Château » (consulté le )
- ↑ Erreur de référence : La balise ouvrante
<ref>est mal formée ou a un mauvais nom. - ↑ Jean Mesqui, Châteaux et enceintes de la France médiévale : De la défense à la résidence, t. 1. Les organes de la défense, Paris, Éditions Picard, , 2e éd. (1re éd. 1991), 376 p. (ISBN 978-2-7084-0961-3), p. 50.
- ↑ Nicolas Mengus, Châteaux forts au Moyen Âge, Rennes, Éditions Ouest-France, , 283 p. (ISBN 978-2-7373-8461-5), p. 172.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- [Bruand 1982] Yves Bruand, « Le château de Castelnau-de-Lévis », dans Congrès archéologique de France. 140e session, Albigeois, 1982, Paris, Société Française d'Archéologie, , 462 p., p. 208 à 220
Articles connexes
modifierLiens externes
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