Château de Courtmoulin
Le château de Courtmoulin est un édifice français situé au Val d'Hazey, sur le territoire de la commune déléguée de Sainte-Barbe-sur-Gaillon, dans le département de l'Eure. Sa chapelle fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 2006[1].
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Frédéric Pillet-Will, François Antoine Teste, Forsyth Wickes (en), Nicolas Langlois de Motteville (d) |
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Localisation
modifierLe château se situe sur le flanc sud du village, à une altitude de quelque 88 m ; il domine la route départementale RD6015 qui constitue un des côtés du domaine limitrophe de la commune de Gaillon par la rue du même nom, au no 19. La maison du gardien en bordure de la RD6015 et du ru du Canal fournit un accès officiel à une voie qui serpente sous les frondaisons. Un accès opposé est situé à l'impasse Bourcy.
Historique
modifierLe nom du château provient de celui de l'un des trois fiefs qui se partageaient la paroisse : Colmoulins[2],[3]. Le fief est tenu dès la fin du XVIe siècle tenu par la famille Langlois, illustrée par des magistrats de robe en fonction à Rouen dont l'un, Nicolas, seigneur de Motteville, à 80 ans (1639), épouse en troisièmes noces Françoise Bertaut, femme de lettres réputée par sa proximité d'Anne d'Autriche.
Sa construction remonte aux XVIIe et XVIIIe siècles. Quant à la chapelle, elle remonte au XVIe siècle[4]; c'est une création de la famille Langlois[2].
Ce vaste domaine, dont le nom désigne aussi le bois de Court Moulin (dans lequel se situe la fontaine de dévotion Saint-Wulfranc[5]), belvédère du château de Gaillon, appartint à un diplomate, Joseph-Hyacinthe Tripet, appelé à témoigner en 1857 dans l'affaire de Jeufosse[6]. Vers 1880, la propriété du château revient à Henri-Robert Baroche[2].
Il est agrandi et modifié aux XIXe et XXe siècles[1] par ses propriétaires successifs, le général François Antoine Teste puis le comte Frédéric Pillet-Will ou encore le collectionneur d'art américain Forsyth Wickes (en)[7].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le maréchal allemand Erwin Rommel y établit son état-major. À cette époque, Hitler et Himmler font un passage discret à Gaillon[8].
En 2024, ce sont les époux Amaury de Bourbon-Parme et Pélagie de Mac Mahon qui acquièrent le domaine[9].
Architecture
modifierProtection
modifierRéférences
modifier- 1 2 « Château de Courtmoulin », notice no PA27000067, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- 1 2 3 Louis-Étienne Charpillon et Anatole Caresme, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l'Eure - histoire, géographie, statistique, t. II, Delcroix, 1867-1879 (réimpr. 1966), 1970 p. (lire en ligne), p. 757 & s..
- ↑ Les deux autres fiefs étant le Hazey et les Mesnils.
- ↑ Les dires de l'architecte.
- ↑ « Fontaine de dévotion Saint-Wulfranc », notice no IA00017737, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Hameau de la commune de Saint-Aubin-sur-Gaillon - L'historien Michel de Decker a consacré un ouvrage à cette affaire : Michel de Decker, La bête noire du château de Jeufosse, Presses de la Cité Poche, , 183 p. (ISBN 2-285-00454-0), p. 128.
- ↑ .
- ↑ Mémoire en Images - Gaillon, Thierry Garnier, Éditions Alan Sutton, avril 2004, p. 101.
- ↑ Un couple princier redonne vie au château de Courtmoulin.
- ↑ Situation géographique de la chapelle : 49° 09′ 41″ N, 1° 19′ 04″ E.
- ↑ Notice no PM27002314, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
Annexes
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- Mémoire en Images - Gaillon, Thierry Garnier, Éditions Alan Sutton,
Liens externes
modifier- Site officiel
- Ressource relative à l'architecture :
