Château de Hara
Le château de Hara (原城, Hara-jō) était un château japonais situé dans la province de Hizen, dans l'actuelle ville de Minamishimabara de la préfecture de Nagasaki. C'est dans ce château que furent assiégés les paysans révoltés durant la rébellion de Shimabara. Il n'en reste aujourd'hui que quelques vestiges.
| Type | |
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| Partie de |
Sites chrétiens cachés de la région de Nagasaki, 100 châteaux célèbres au Japon (en) |
| Fondation | |
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456 900 m2 (patrimoine mondial) ou 11 843 900 m2 (zone tampon d’un bien du patrimoine mondial de l’UNESCO (d)) |
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| Site du Bien | |
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Histoire
modifierLe château de Hara est construit en 1496 par Arima Takazumi sur la péninsule de Shimabara[1]. À l'origine fortification secondaire du clan Arima, le château est agrandi à la fin du XVIe siècle par Arima Harunobu qui en fit sa résidence principale. Les travaux transformèrent le site en un imposant château typique de l'époque Azuchi Momoyama, doté de murailles de pierre, de plusieurs enceintes fortifiées et d'un donjon principal (tenshu).
Le clan Arima est transféré vers une autre province en 1616 et le château perd son importance stratégique. Il est abandonné au profit du nouveau château de Shimabara. Bien que certains matériaux aient été réutilisés, une grande partie des fortifications demeure en place.
Lors de la rébellion de Shimabara (1637-1638), des paysans et des chrétiens persécutés trouvèrent refuge dans les fortifications du château. Ils résistèrent pendant plusieurs mois au siège des armées du shogunat Tokugawa et aux tirs d'artillerie du navire néerlandais De Rijp venu prêter son concours aux assiégeants[2]. Mais épuisés par la faim et le manque de ressources, les insurgés furent finalement submergés et massacrés. Après cette révolte, le gouvernement ordonna la destruction des structures restantes afin d'éviter toute nouvelle utilisation militaire du site.
Le site du château partie des « sites chrétiens cachés de la région de Nagasaki » et est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2018[3]. Il est aussi protégé en tant que site historique national depuis 1938[4].
Galerie
modifier- Carte du château assiégé durant la rébellion de Shimabara.
- Restes du château de Hara.
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ Matthew Allison, « Château de Hara », sur worldhistory.org (consulté le )
- ↑ (en) « The Hara Castle Siege: An Uprising of 37,000 That Endured a Bakufu Army of 120,000 for Three Months » [« Le siège du château de Hara : une insurrection de 37 000 hommes résistant trois mois durant face à une armée du shogunat de 120 000 hommes »], sur samurai-archive.com (consulté le )
- ↑ « Quatre nouveaux sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial », sur whc.unesco.org, (consulté le ).
- ↑ (ja) Agency for Cultural Affairs, Government of Japan, « 史跡名勝天然記念物 - 原城跡 » [« Sites historiques, lieux de beauté pittoresque et monuments naturels - Ruines du château de Hara »] (consulté le )