Château de Montaupin
Le château de Montaupin est un château du XVIIIe siècle situé au sud du village d’Oizé, dans la région historique du Maine (actuel département de la Sarthe) à une trentaine de kilomètres au sud du Mans, en France.
| Château de Montaupin | |
Le château de Montaupin | |
| Début construction | XVIIIe siècle |
|---|---|
| Coordonnées | 47° 48′ 23″ nord, 0° 06′ 29″ est |
| Pays | |
| Région historique | Maine (province) |
| Région | Pays de la Loire |
| Département | Sarthe |
| Commune | Oizé |
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Le château a été reconstitué à la fin du XVIIIe siècle à l'emplacement d'un ancien château féodal datant des XIe et XIIe siècles. La partie la plus ancienne encore visible aujourd'hui est une tourelle du XVe siècle. Le reste de l'édifice se compose de constructions réalisées aux XVIIIe et XIXe siècles.
Quelques éléments de la construction d'origine subsistent : la tourelle, les deux caves et la crypte de l'ancienne chapelle Sainte-Marie-Madeleine, tous datés du XVe siècle. Une tourelle jumelle est détruite au début du XXe siècle ; l'édifice a subi plusieurs altérations et modifications architecturales.
Le domaine est aujourd'hui inscrit sur la liste des patrimoines bâtis à protéger, au titre de l'article L.151-19 du code de l'urbanisme.
Le château de Montaupin à travers les âges (479-2021)
modifierAu Moyen Âge (479-1492)
modifierDeux châteaux de Montaupin existaient : Montaupin-Jacquette et Montaupin-la-Cour, l’actuelle propriété[1]. Les deux se situaient au sud du bourg d'Oizé, une possession seigneuriale[2]. Jean et Girard de Montaupin sont mentionnés dans le Cartulaire de Château-du-Loir comme vassaux, vers 1239, de la châtellenie d’Oizé.
Le château de Montaupin a été construit au XIIe siècle par la famille De Montaupin, pour défendre la région contre les invasions. Une légende raconte qu’un chevalier De Montaupin aurait protégé le village d’une attaque ennemie.
Le château de Montaupin est mentionné comme une possession seigneuriale vers 1342. Le , Guillaume Chastain possède le fief de Montaupin-Jacquette et en fait aveu à Guyon du Bouchet, seigneur du Bouchet aux Corneilles.
Montaupin-la-Cour, tenu par la châtellenie de Foulletourte à titre de foi et hommage simple, appartenait dès le XIVe siècle aux du Bouchet, seigneur du Bouchet-aux-Corneilles. Ce dernier était une ancienne forteresse datant des XIe et XIIe siècles, aujourd'hui détruite, située à Oizé, à la limite de Requeil. Au début du XVe siècle, la région est tourmentée par la guerre de Cent Ans. Le château du Bouchet-aux-Corneilles tombe aux mains des Anglais en 1425, sous Henri VI, avant d’être repris.
Il sera agrandi et restauré pour être transformé en résidence noble.
La famille du Bouschet
modifierLes « du Bouschet » appartenaient à l’une des branches de la famille Du Bouchet De Sourches. Ces derniers étaient d’importants seigneurs et propriétaires terriens de la zone. Simon du Bouchet semble avoir hérité du château ou des terres de Montaupin avant de s'y établir en tant que premier seigneur[3].

En 1407, Simon du Bouchet, chambellan (noble de la cour responsable du service de la chambre du souverain) du roi Charles VII, devient le premier seigneur du château de Montaupin. Son fils, Geoffroy du Bouschet, écuyer (noble qui accompagnait un chevalier et portait son écusson) du seigneur du Bouchet, est peu connu. En 1457, il fait don d'une rente de 2 sols 6 deniers tournois à l’église de Requeil. Il épouse Ysabeau de Thévalles et eut cinq enfants.
Le premier, Jean du Bouchet (1340-1404), écuyer, est devenu seigneur du Bouchet. Il épouse Jeanne de Buffe en 1365 et hérite des seigneuries de Montaupin-la-Cour, de Buffe et des Mortiers. Par la suite, il échange Montaupin-la-Cour, ainsi que ses bois et vignes, contre la « Dreuserie », un domaine situé non loin de Montaupin, avant de mourir en 1475.
Son frère Briand du Bouchet meurt avant le .
Leur sœur Guyonne du Bouchet, veuve de Bremond des Bordes, écuyer, était encore en vie en 1484. Aliette du Bouchet, s’unit par contrat le à Jacques de La Chevrière, écuyer et seigneur de la Roche de Vaux. Elle meurt en 1484.
Enfin, leur sœur Marguerite du Bouchet, née en 1480 et morte en 1486.
Guyonne du Bouchet est la seule héritière. Elle dénonce les tractations concernant les terres du Bouchet et engage un procès après la mort de son frère Jean. Elle gagne à la Cour du Mans, rembourse 610 écus aux acheteurs et rentre en possession des biens aliénés par ce dernier. Elle vend la propriété le , pour la somme de 2211 livres, à son beau-frère Jacques de La Chevrière, écuyer, seigneur de la Roche de Vaux, situé à Requeil, et marié à sa sœur Aliette.

La famille d'Aubigné
modifierJacques et Aliette de La Chevrière ont eu une fille, Perrine de La Chevrière, la « Dame de Montaupin ». Lors de son mariage, le , elle apporte en dot la propriété à Jacques d’Aubigné, quatrième fils de Jean II d’Aubigné, seigneur de la Perrière, et d’Yolande du Cloître. Jacques d’Aubigné en fait aveu au seigneur de Foulletourte. Avec Aliette, ils ont trois enfants : Jean III, Marie et René, ainsi que deux enfants « naturels », Guyon et Catherine[4],[5],[6],[7].
La ferme actuelle de Montaupin-Jacquette pourrait avoir été le manoir originel, et Jacques d’Aubigné aurait transféré cette seigneurie à Montaupin-la-Cour. Des travaux ont probablement été réalisés dans le cadre de ce changement, notamment la construction de la tourelle, dernier vestige visible de l'époque féodale, qui date de cette période[8].
Après la mort de Jacques d'Aubigné en 1531, ses fils prennent le titre de seigneurs d'Aubigné et de Montaupin[9].
À la Renaissance (1450-1600)
modifierLa famille d'Aubigné
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Le fils de Jacques d’Aubigné, René d’Aubigné, chevalier, seigneur de Montaupin, épouse Jeanne de Cochefillet de Vauvineux sans avoir de descendance. Sa sœur Marie d’Aubigné, mariée à Hélie du Doët, n'aura pas d'enfants[10].
Jean III d’Aubigné de Montaupin, premier héritier et seigneur de Montaupin, se maria avec Olive Bousseron ; ils ont trois filles : Guyone, Jacqueline et Françoise.
Les deux premières meurent sans alliance ; Françoise d'Aubigné devient la Dame de Montaupin en épousant Jean de La Carrière Le Roy en 1565. Ce dernier fait aveu de vassalité à André de Beauvau, seigneur de Foulletourte, le .
La famille Le Roy
modifierDe son mariage avec Jean de La Carrière Le Roy, Françoise d’Aubigné a quatre enfants.
Pierre, écuyer et sieur de Montaupin et de la Carrière ;
Jean, écuyer et sieur de la Carrière, de la Houssaye, de Monfoulon et des Rochettes, qui épouse en 1605 Esther Gaultier, fille de François Gaultier, écuyer et sieur d’Aubigné. Jean fait hommage à son frère aîné pour le lieu de la Foucherie, où il résidait le , puis habitera successivement la Marionnière, près du bourg de Saint-Sauveur-de-Flée, de 1610 à 1614, et les Rochettes, paroisse d’Aviré, de 1621 à 1633. Tuteur et garde noble de ses enfants de 1617 à 1630, il devient également tuteur de son neveu Pierre en 1633.
Renée, autre fille du couple, se marie en 1611 à François de Hodon, écuyer et sieur des Buchetières.
Enfin, Julien Le Roy, sieur de la Foucherie, épouse Suzanne de Guerguebec et meurt à Oizé le . Sa veuve est « garde noble de son fils » Charles Le Roy, écuyer et seigneur d’Assé, en 1611.
C’est Pierre Le Roy qui prend la suite de son père à la tête de la seigneurie de Montaupin. Le , Pierre Ier Le Roy avoue Montaupin, avant de se marier le à Barbe de Mondragon. Il meurt en 1618.
Au XVIIe siècle
modifierLa famille Le Roy
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Pierre Le Roy de Montaupin et Barbe de Mondragon ont trois enfants : Pierre II, qui meurt sans postérité entre 1633 et 1644, Louis René et Charles Le Roy.
Sa femme Barbe de Mondragon, dame du Bignon et du Verger, déjà veuve en 1618, convole en secondes noces avec Cyprien Le Vayer, écuyer, sieur de Bourgjolly.
Louis René Ier Le Roy, écuyer, seigneur de Montaupin, hérite de ce fief et prend pour femme Marie de Bellanger. Ils ont plusieurs enfants pour lesquels leur tuteur fait foi et hommage le .
Louise Le Roy épouse Robert Bellivier en 1672 et meurt en 1696. Son frère, René Jean Le Roy, écuyer et seigneur de Montaupin, épouse le Louise de Broc, dans l’église de Broc. Elle était la fille de Jacques de Broc, chevalier, baron de Saint-Mars-la-Pile, seigneur de Broc, et de Marguerite de Bourdeille.
- Certificat de baptême de Anne Le Roy avec retranscription
- Certificat de baptême de Louise Le Roy avec retranscription
René Jean Le Roy reçoit le , au nom de sa femme, « des enfants de défunt Armand de Broc, Sceau de René Le Roy et de Louise de Broc, seigneur d’Echemiré, en attendant le règlement définitif de la succession de Sébastien de Broc, seigneur de Foulletourte et des Perrais, « la maison », domaine et appartenances et dépendances de Beaumont, à Oizé, et le moulin de Mocque Souris », échus audit Armand de Broc dans un partage précédent. Il était lieutenant au régiment Lyonnais en 1689.
Au XVIIIe siècle
modifierLa famille Le Roy
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Louise de Broc meurt le et est inhumée dans l’église d’Oizé le . Son mari meurt le .
Sept enfants sont nés de leur union. Louise meurt en 1738 sans alliance ni postérité. Renée, née le , se marie le à Magdelon Thimoléon de Savonnières, chevalier et seigneur d’Entre-Deux-Bois et de Courdenet à Vaas, fils de Jean-Guillaume de Savonnières et de Marie de La Haye. Marie meurt en 1782 sans postérité, et Catherine-Ambroise, meurt en 1715, sans alliance ni héritier. René-Pierre, ainsi que Louis-Auguste, baptisé le , héritent de la seigneurie de Montaupin. Louis-Auguste épouse en premières noces Marie-Madeleine Aubert de Boisguiet en 1731, puis Marie-Thérèse de Moloré en secondes noces en 1752. Trois ont survécu à leur père : Renée, Louise et Louis, chevalier, seigneur de Montaupin et de Beaumont.
En 1731, Louis Auguste Le Roy de Montaupin s’unit à Marie-Madeleine Aubert de Boisguiet (fille de René Aubert, sieur de Boisguiet, avocat au Parlement, seigneur d’Yvré-le-Pôlin, et de Marie Le Peletier de Feumusson), et entre dans l'armée. Entre 1725 et 1732, il est commandant d’artillerie à La Rochelle, chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis, et lieutenant commandant de la même arme au département de Valenciennes.
De Marie-Madeleine Aubert de Boisguiet, il a deux enfants : Louise-Armande, baptisée à Oizé le , qui hérite de Montaupin par l’ordre de succession. Elle se marie une première fois le avec le comte Pierre-Étienne de L'Hermitte, seigneur du Mesnil-Guyon, La Mazure, La Cheverie, Champhays, chevalier de Saint-Louis et capitaine au régiment de La Fère. Elle se remariera ensuite, aux alentours de 1800, avec Henri-François Le Moine. Leur fille, Augustine-Louise-Madeleine, naît au Mans à la paroisse de Saint-Nicolas, le . Elle épouse Jean-François-Marie d’Alexandre le , officier au régiment de Chartres-Infanterie, fils d’Antoine d’Alexandre, chevalier, et d’Amable Philibé). Un accident la rend veuve le .
Le , Louis-Auguste Le Roy, chevalier de Saint-Louis, seigneur de Montaupin, Beaumont, la Place, Yvré-le-Pôlin, commissaire extraordinaire d’artillerie au Port-Louis, s’unit, en deuxième noces et à l’âge de 27 ans et demi, à Marie-Thérèse de Moloré, fille de Gabriel-René de Moloré, seigneur de Villaines, président de l’élection du Mans, et d’Anne-Renée de Belleriant, dans l’église de Savigné-l’Evêque.

Il perd sa première épouse de bonne heure, puis sa seconde épouse, Anne-Louise-Thérèse Le Roy, unique enfant issue de sa relation avec Marie-Thérèse de Moloré, née au Mans le ; il se remarie le . Il est alors chef de brigade du corps d'artillerie au régiment de Strasbourg. Il épouse la marquise Louise-Marguerite de Montesson, veuve de Jean-Armand, chevalier, marquis de Raffetanges. Elle est la fille de Louis-Pierre Joseph de Montesson, chevalier et seigneur de Douillet, et de Marguerite-Renée Le Silleur.
Sa femme meurt le , il meurt le .
Le , Louise-Armande Le Roy de Montaupin et son époux Pierre-Étienne de L'Hermitte obtiennent, par acte notarial de succession, les deux tiers de l'héritage. Cet acte est rédigé devant René-Julien Le Blaye et Julien Dioré, notaires à Oizé et à Sougé-le-Ganelon. Ils reçoivent pour leur part le lieu et domaine de Montaupin, les bordages de la Teisserie, de Verreille, et de la Place. Ils héritent également des métairies Grassin, de la Roche et de Beaumont, des closeries de la Clérissière et de la Foucherie, ainsi que des moulins de Mocque-Souris et de Boisard. Ils reçoivent enfin entre quatre-vingts et cent journaux de sapinières ou bois taillis à la Verrie, ainsi qu’un pécule financier sous forme de rentes.
Augustine-Louise-Madeleine Le Roy et son époux Jean-François-Marie d’Alexandre ont droit à l’autre tiers, c’est-à-dire les métairies de la Bussonnière et de la Petite-Chapelle, à Sougé-le-Ganelon, deux maisons rue du Puits-de Quatre-Roues, au Mans et un pécule financier.
Lors de la Révolution française, une partie du château est brûlée et une autre détruite.
Le mari de Louise-Armande Le Roy de L’hermitte, alors dame de Montaupin, est commandant en second dans l’artillerie de l’armée des côtes de Cherbourg sous Wimpffen ; il devient un des principaux chefs de la chouannerie dans la Sarthe. Il est tué à Saint-Denis-d’Orques, après la pacification, en , dans une bataille, durant la guerre civile de la Chouannerie de 1792 à 1800, où les Bleus, troupes républicaines affrontent les Blancs, troupes royalistes[4],[11],[12].
Au XIXe siècle
modifierLa famille Le Roy au 19ème siècle
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Une partie du château est détruite durant cette période, puis reconstruite par la famille de La Porte de la Thébaudière de Sainte-Gemme.
Le , Louise Armande Le Roy de Montaupin épouse en secondes noces Henri François Le Moine qui meurt en 1826.
Le château est vendu en 1827, par les héritiers de Louis-François d’Arlanges et de son épouse, Louise-Agathe d’Orlvaux, au maire d’Oizé, le comte Ambroise de La Porte de la Thébaudière de Sainte-Gemme.
Le lien entre les Le Roy de Montaupin et Louise-Agathe d’Orlvaux est méconnu. Elle aurait été l’héritière la plus proche, et aurait récupéré la propriété après les confiscations de biens nobiliaires et les affrontements de la Révolution française. Le prestige de son nom a pu jouer un rôle dans l’attribution de ce château voisin de ses terres lors de la Restauration. Cette acquisition peut également être liée à des ventes successives au cours de la période[13].

La famille d'Arlanges
modifierLouise-Agathe d’Orvaulx, fille de Louis-Philippe-François, comte d’Orvaulx, apporte en dot le château de Montaupin à son époux, Louis-François d’Arlanges, lors de leur mariage célébré le . De cette union naissent cinq enfants.
Leur fille aînée, Marie-Louise-Zoé d’Arlanges, née en 1800, épouse Charles-André-Auguste de la Voyrie le . Ancien officier de la marine royale, ce dernier s’illustre par ses faits d’armes et sa fidélité lors des guerres de Vendée. De leur mariage naissent deux fils :
Adolphe-Louis-Gaston d’Arlanges voit le jour le ; Eugène-Louis-Gaston d’Arlanges, né le , épousera Nathalie Morisson de la Bassetière, avec qui il aura trois filles :
Adèle-Charlotte-Agathe d'Arlanges, née en 1804, meurt en 1820, et Marie-Armande d’Arlanges, née le , meurt en bas âge.
À la mort de Louis-François d’Arlanges en 1827, Marie-Louise-Zoé d’Arlanges et son époux Charles-André-Auguste de la Voyrie recueillent l’héritage de leurs parents. La même année, ils vendent la propriété, comprenant le château et ses terres, au marquis de Saint-Gemme[14].

La famille de La Porte de la Thébaudière de Sainte-Gemme
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M. Ambroise de La Porte de la Thébaudière de Sainte-Gemme, est né le et mort le . Le comte de La Porte de la Thébaudière de Sainte-Gemme était un agriculteur de renommée et maire d’Oizé. Il réside dans le château de 1830 à 1866 et utilise les terres comme une ferme et crée un espace de cultures agricoles primées.
À sa mort, en 1866, la propriété passe au comte Ambroise de La Thébaudière, son fils aîné, né le et mort le ; ce dernier la vend par adjudication[15].

Ventes successives de la propriété
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La propriété disparaît alors des textes. Le château de Montaupin passe par de nombreux changements de propriétaire sur de courtes périodes aux XIXe et XXe siècles.
M. Vrament, un grand voyageur et collectionneur de tableaux, acquit, en 1880, la propriété avant de la revendre en 1888. Le château et ses dépendances (58 Ha) sont revendus à M. Pierre Cureau, et les terres à Messieurs Piedor, Dupuy, Sacré, et Le Bled. En 2025, les tableaux de 1881 acquis par M. Cureau ont été restaurés et sont exposés dans le salon aux boiseries.
- Le Japon du XIXᵉ siècle
- Les Pays Bas du XIXᵉ siècle
- La Russie du XIXᵉ siècle
- La Toscanne du XIXᵉ siècle
- L'Empire Ottoman du XIXᵉ siècle

La propriété change encore de mains, avant de réapparaître en 1900.



En 1917, pendant la Première Guerre mondiale, le château de Montaupin a servi de lieu d’accueil pour des soldats, notamment américains, venus en renfort des troupes alliées. Ces militaires y ont été stationnés pendant plus de 11 mois avant d’être envoyés sur le front.
- Soldats américains vivant au château en 1917
Plusieurs extraits de livrets du soldat attestent de leur présence au château. Ils fournissent des informations précises sur les unités concernées, les dates de passage et les conditions de leur séjour.
- Couverture du livret du soldat américain (anglais et français)
- Pages du livret du soldat d'Altanta, Georgia, États-Unis
Au XXe siècle
modifierLa famille Mary
modifierÀ partir de 1915, le château appartient à la famille Mary : Athanase-Modeste Mary et Joséphine-Augusta, née Maissin[16].
- Portrait photo de Mme Joséphine-Augusta Mary (1873-1953)
- Portrait photo de M. Athanase-Modeste Mary (mort le 7 mai 1943)
Ils le transmettent ensuite à leurs deux filles : Geneviève Mary, épouse Bataille et Louise Madeleine Mary, épouse Chesnais.
Le château est vendu en 1957 à M. Ferré, marchand de biens au Mans, puis en 1959 à la famille David[17]. Pierre et Germaine David en étaient propriétaires de 1959 à 1967. Alain David et Nicole Dubois leur succèdent de 1984 à 2000.

Au XXIe siècle
modifierLa famille David
modifierLa famille David conserve Montaupin et son château avec madame Marie-Paule David, en qualité de propriétaire, de 2000 à 2021[16].
La famille Fadel
modifierLe château de Montaupin est actuellement exploité en tant que chambres d’hôtes, avec un gîte dans la tourelle extérieure de 1407. Depuis 2021, la famille Fadel, nouveaux propriétaires, a totalement rénové le château. L’association « les Amis du Château de Montaupin » a été créée en 2025 et œuvre pour la promotion du château à travers des activités culturelles.
Étude héraldique
modifierLe château de Montaupin, témoin de l’histoire locale et du passage de plusieurs lignées nobles, se distingue par la richesse héraldique de ses anciennes familles propriétaires. Chaque blason raconte une histoire, reflétant alliances, titres et influences à travers les siècles. Le tableau ci-dessous regroupe les blasons des différentes familles ayant possédé Montaupin, permettant ainsi d’explorer leur identité visuelle et leur place dans l’histoire héraldique régionale[17].

Le parc de Montaupin
modifierLe parc du château de Montaupin s’étend sur plus d’un hectare[11].



Un thuya pousse depuis plus de cinq siècles, son tronc a près de 10 mètres de circonférence ; les graines auraient été ramenées d’Orient par le naturaliste Pierre Belon, né en 1517 à la Souletière, à la limite d’Oizé et de Cérans-Foulletourte. Ce dernier a introduit diverses plantes exotiques en France. Il porte une grande attention à leurs propriétés médicinales[13].
- Thuya du Château de Montaupin planté par Pierre Belon.
- Un panneau descriptif du thuya du château de Montaupin.
Le jardin du château
modifier- La façade Sud du château
- Le potager du château
- Les douves du château
- Le parc du château
Le parc se compose de plantes importées et communes au paysage de la région : une multitude d’arbres et arbres fruitiers (sapins, cèdres, marronniers, peupliers d’Italie, noyers, pommiers, palmiers, cerisiers, poiriers et pruniers). Le parc propose un important jardin floral composé de variété de roses, vignes, tulipes, jacinthes, jonquilles, muguet, roseaux et iris poussant près de l’étang, ainsi que des potagers de menthes et des buissons de fruits rouges, des muriers, framboisiers, cassis et groseilliers.

La chapelle du château
modifierLa crypte est un vestige de l'ancienne chapelle du château de Montaupin, construite en 1407 et dédiée à Sainte Marie-Madeleine ; elle est taillée directement dans la roche, d'un espace modeste.
Cette crypte a une histoire ; pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a servi de refuge à une famille juive polonaise : Chinda Laja Nadanowski, née Rozensztark, et ses deux filles, Berthe Ginette (née le à Paris [XIIe], morte le à Fontenay-sous-Bois) et Jacqueline (née le à La Flèche, plus tard épouse Chikar)[18]. Elles se sont cachées là pendant plusieurs mois, pour échapper aux nazis, et doivent leur survie à la solidarité de quelques habitants du village.

- Certificat d'indigence de Madame Nadanowski
- Demande de carte de d'identité de Chinda Nadanowski
- Document émis par la préfecture de la Sarthe en 1944
- Carte d'identité de Chinda Nadanowski, de son conjoint et de ses enfants.
- Reçu officiel daté du 8 mars 1943, signé par Mme Nadanowski, attestant la réception de trois étoiles juives et d’une carte de textiles, avec cachets administratifs.
- Fiche d’identité datant de la Seconde Guerre mondiale, au nom de Berthe Nadanowski.
- Document officiel daté du 26 février 1943, adressé au maire d’Oizé.
La chapelle elle-même était en ruines bien avant 1945, probablement abandonnée vers la fin de la 1ère Guerre mondiale ; la crypte est demeurée intacte, seul vestige de cette époque.


Notes et références
modifier- ↑ Julien Rémy Pesche, Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, suivi d'une biographie et d'une bibliographie: Volume 4, Paris, Monnoyer, , 830 p. (lire en ligne), p. 316, 317
- ↑ Société des archives historiques du Maine, La Province du Maine, (lire en ligne)
- ↑ « Revue historique et archéologique du Maine », sur gallica.bnf.fr, (consulté le )
- 1 2 Anselme de Sainte-Marie, Honoré Caille Du Fourny, Ange de Sainte-Rosalie (François Raffard, en religion le père Ange de Sainte-Rosalie.) et Simplicien (Paul Lucas, en religion le père Simplicien.), Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la couronne & de la maison du roy & des anciens barons du royaume : avec les qualitez, l'origine, le progrés & les armes de leurs familles; ensemble les statuts & le catalogue des chevaliers, commandeurs, & officiers de l'ordre du S. Esprit : le tout dressé sur titres originaux, sur les registres des chartes du roy, du parlement, de la chambre des comptes, & du châtelet de Paris, cartulaires, manuscrits de la bibliotheque du roy, & d'autres cabinets curieux, Par la Compagnie des Libraires, (lire en ligne)
- ↑ Franc̜ois Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois et Badier, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de France, l'explication de leurs armes, & l'état des grandes terres du royaume...: On a joint à ce dictionnaire le tableau généalogique, historique, des maisons souveraines de l'Europe, & une notice des familles étrangères, les plus anciennes, les plus nobles & les plus illustres..., La veuve Duchesne, (lire en ligne)
- ↑ Franc̜ois Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de France, l'explication de leurs armes, & l'état des grandes terres du royaume, Vol. 1, Paris, La Veyve Duschene (lire en ligne), p. 497
- ↑ Anselme de Sainte-Marie, Honoré Caille Du Fourny, François Raffard et Paul Lucas, HISTOIRE GENEALOGIQUE ET CHRONOLOGIQUE DE LA MAISON ROYALE DE FRANCE, DES PAIRS, GRANDS OFFICIERS de la couronne & de la Maison du Roy: & des anciens Barons du Royaume, Paris, la Compagnie des Libraires, , 980 p. (lire en ligne), p. 451
- ↑ Société historique et archéologique du Maine Auteur du texte, « Revue historique et archéologique du Maine », sur gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Etienne Patou, « Arbres généalogiques de Montaupin »
- ↑ 1. Archives de l’église de Requeil, compte de 1514.
- 1 2 Société des archives historiques du Maine, La Province du Maine, France, 432 p. (lire en ligne)
- ↑ Nepveu de La Manouillère, « 1789-1799. Un chanoine sans chapitre, désemparé face à la Révolution », dans Journal d’un chanoine du Mans : Nepveu de La Manouillère (1759-1807), Presses universitaires de Rennes, coll. « Mémoire commune », (ISBN 978-2-7535-6554-8, lire en ligne), p. 465–589
- 1 2 Anne-Marie Renoir, Oizé : un village du Haut-Maine chargé d'Histoire, page 16
- ↑ Aubert de La Chesnaye Des Bois, François-Alexandre, Badier Jacques, Dictionnaire de la noblesse : contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France. Tome 7, Paris, 1863-1876, 486 p. (lire en ligne)
- 1 2 « Journal des débats politiques et littéraires », Journal des débats politiques et littéraires, (lire en ligne)
- 1 2 1. Archives de la Sarthe, fonds municipal, no 25, fol. ho et 47 v°.
- 1 2 Archives du Maurier, Dossier de Montaupin
- ↑ Yves Moreau, « Chinda Laja NADANOWSKI née ROZENSZTARK », sur Les déportés juifs de la Sarthe




