Château de Pontourny

Château situé en Indre et Loire

Le château de Pontourny est un domaine avec château construit au XVIIIe siècle, situé à Beaumont-en-Véron, en Indre-et-Loire.

Château de Pontourny
Présentation
Type
Localisation
Département
Commune

Propriété familiale de la famille Pontourny pendant plus d'un siècle, il est légué à l'Etat français en 1902 à la condition qu'il serve à des œuvres charitables. Il accueille des enfants, sous les directions successives de l'Assistance publique puis de l'aide sociale à l'enfance est jusqu'en un centre éducatif et de formation professionnelle (CEFP) qui accueillait des mineurs isolés étrangers. Il était un des 14 établissements du département de Paris de l'Aide sociale à l'enfance (ASE).

Le château devient en un centre de prévention, d'insertion et de citoyenneté (CPIC). Il est ainsi apparu comme le premier centre de « déradicalisation » ouvert par l'État en France. Il accueille des jeunes de 18 à 30 ans susceptibles de basculer dans l'islamisme radical. Cette nouvelle orientation a fait l'objet d'un accueil plutôt défavorable de la part de la population et des élus locaux (pétitions, collectifs, associations...). En , le gouvernement décide de fermer ce centre, qui n'accueille déjà plus aucun pensionnaire.

En 2024, il est racheté par un couple d’entrepreneurs du Chinonais. Ils rénovent le château pour qu'il devienne un lieu consacré au célébration de mariage, de séminaire et au tourisme, qui ouvre au public fin 2025.

Histoire

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Propriété familiale

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Le domaine comprend un château construit au XVIIIe siècle par la famille Richard de Pontourny, et un parc de 10 hectares[1]. L'héritière, Aimée-Alphonsine Richard de Pontourny épouse Hyppolyte Gréban, un officier de marine auquel elle donne trois enfants : Marie-Aimée, devenue vicomtesse Delamalle, famille subsistante ; un fils Charles tué à 19 ans comme zouave pontifical, et Alphonse Gréban de Pontourny, ingénieur des Mines. Ce dernier se marie en 1886 à Marie Turquet (décédée en 1895). Ils ont une fille, nommée Marie Joseph Gréban de Pontourny, née en 1871 et décédée en 1893.

Vocation charitable

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De fait, sans descendance vivante, Pontourny est légué en 1896 par Alphonse Gréban de Pontourny à son neveu Jean-Baptiste Turquet avec comme condition que « le domaine doit avoir pour mission une œuvre charitable chrétienne avec obligation du culte catholique, un office par semaine ». Ce dernier le lègue à son tour à l'État en 1902 avec les mêmes conditions. L'Assistance publique, puis le ministère des Affaires sociales, avec la sous-direction d'aide sociale à l'enfance, en fait un établissement d'éducation, puis un centre de formation professionnelle pour jeunes filles en difficulté[2]. Il est un des 14 établissements du département de Paris de l'Aide sociale à l'enfance (ASE). Jusqu'en , c'est un centre éducatif et de formation professionnelle (CEFP) qui accueille des mineurs isolés étrangers. Le conseil de Paris, qui gérait l’établissement, décide de fermer le centre en .

Centre de « déradicalisation »

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En 2016, un projet est mis en place pour ouvrir au château de Pontourny le premier centre de réinsertion pour les jeunes de 18 à 30 ans susceptibles de basculer dans l'islamisme radical[3],[4],[5]. Il s'agit d'un projet pilote prévu pour être suivi de 13 autres centres du même type[6],[7]. En , le gouvernement décide de fermer ce centre, qui n'accueille déjà plus aucun pensionnaire[8],[9],[10],[11]. Le projet, mort-né, est considéré comme un échec[12].

Rachat et nouvelle orientation

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En avril 2024, le château est vendu aux enchères, et racheté par Franck et Charlotte BEUN, un couple d’entrepreneurs du Chinonais[13]. Charlotte, après vingt-cinq années à la tête de l'entreprise familiale de recyclage de déchets basée à Descartes, rénove le château pour qu'il devienne un lieu consacré au célébration de mariage et au tourisme[1],[14]. Le lieu ouvre au public fin 2025[15].

Notes et références

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  1. 1 2 « INFO FRANCE BLEU. L'ex-centre de déradicalisation de Pontourny bientôt racheté par un couple du Chinonais - ici », sur ici, le média de la vie locale, (consulté le )
  2. « Visite guidée dans le centre de déradicalisation de Beaumont-en-Véron, où se rend Manuel Valls samedi », sur huffingtonpost.fr, (consulté le ).
  3. « A Pontourny, visite guidée du tout premier centre de déradicalisation », L'Obs, (lire en ligne, consulté le )
  4. « Pontourny, le premier centre de prévention de la radicalisation », La Croix, (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  5. « http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2016/08/30/Pontourny.-Le-centre-de-deradicalisation-ouvre-bientot-les-elus-a-Matignon-demain-2822498 », La Nouvelle République, (lire en ligne, consulté le )
  6. « VIDEO. Visite guidée du futur centre de déradicalisation de Beaumont-en-Véron », sur France TV Info.fr,
  7. « À Beaumont-en-Véron, l'Etat tente de vendre les mérites de son premier centre de déradicalisation », sur Marianne.net,
  8. « Fermeture de l’unique centre de « déradicalisation » de France », sur Le Monde,
  9. La-Croix.com, « Les raisons de la fermeture du centre de déradicalisation de Pontourny », sur La Croix, (consulté le )
  10. « Le gouvernement annonce la fermeture définitive du centre de « déradicalisation » de Pontourny », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  11. Clara Lecocq Reale, « Le centre de déradicalisation (enfin) fermé en Indre-et-Loire », sur France Inter, (consulté le )
  12. Anne Fauquembergue, « Centre de déradicalisation de Pontourny : un échec riche d'enseignements », sur France Culture, (consulté le )
  13. « A Beaumont-en-Véron, le château de Pontourny va être vendu aux enchères - ici », sur ici, le média de la vie locale, (consulté le )
  14. « Près de Chinon : la mue de l’ex-centre de déradicalisation de Pontourny se précise », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le )
  15. « « Ça n’existe pas localement » : l’ancien centre de déradicalisation reconverti près de Chinon », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le )