Château de Saujon
Le château de Saujon parfois appelé château de Richelieu est un château situé sur la commune de Saujon en Charente-Maritime qui fut la propriété du cardinal de Richelieu entre 1638 et 1642.
| Château de Saujon | |||
Vue de la façade du château après restauration en 2012 | |||
| Période ou style | aucun | ||
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| Architecte | Pierre Lemaistre André Boyer |
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| Début construction | 1286 premier château ? |
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| Propriétaire initial | Famille de Mortagne (premier château) Olivier de Coëtivy en 1475 |
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| Destination initiale | château fort et logis seigneurial | ||
| Propriétaire actuel | Commune de Saujon | ||
| Destination actuelle | Espace culturel | ||
| Protection | aucune | ||
| Coordonnées | 45° 40′ 32,4″ nord, 0° 55′ 34,1″ ouest[1] | ||
| Pays | |||
| Région historique | Saintonge | ||
| Localité | Saujon | ||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime
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Historique
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Le premier château (IXe – XIVe siècle)
modifierUne première mention de la place forte de Saujon est faite au IXe siècle puisque la garde est confiée à Taillefer de Léon, comte d’Angoulême par Charlemagne. La seigneurie de Saujon dépend par la suite des seigneurs de Mortagne. C’est en 1331 dans les Rôles des Gascons d’Édouard III[2], que l’on a la toute première mention d’un château à Saujon que l’on dit « ruiné » et où il est enjoint au roi d’engager les réparations nécessaires. Le lieu précis de ce premier château n’est pas connu avec certitude mais selon l’historien local Pascal Ferchaud, il aurait pu se situer à l’ancien lieu-dit Château-Gaillard sur la rive gauche de la Seudre au sud du Bourg historique de Saujon. Cependant on sait peu de chose sur ce premier château et sa date de construction demeure inconnue bien que Pascal Ferchaud propose la date de 1286 comme une possible date d’édification. Cette dernière se serait faite sous l’impulsion d’Édouard Ier dans une logique de fortification de la Gironde face à la menace capétienne en Aquitaine et serait concomitante avec la fortification de Talmont-sur-Gironde[2].
Au début de la guerre de Cent Ans, le château appartient toujours à la famille de Mortagne qui est une famille vassale du roi d’Angleterre. Cependant avec le début de la Guerre de Cent Ans, la région devient en lieu d’incertitude et la famille de Mortagne comme les autres familles nobles locales changent leur allégeance en fonction de l’évolution des rapports de forces entre le roi d’Angleterre et de France. En 1370, face à une occupation anglaise pesante, Jean de La Personne second époux de Marguerite de Mortagne prête allégeance au roi de France. Ses biens (dont Saujon) sont immédiatement confisqués par le roi d’Angleterre avant de lui être restitués par le roi de France en 1376. Suite à la défaite d'Azincourt en 1415 le château est à nouveau confisqué par le roi d’Angleterre en juin 1428 et est confié à Bertrand de Montferrand. Quelques années plus tard entre 1439 et 1442, le comte Hungtindton prend l’église de Saujon et pille la ville ainsi que l’Abbaye de Sablonceaux. C’est probablement à cette occasion que disparait le premier château de Saujon[3].
Le deuxième château de (XVe – milieu XVIIe siècle
modifierUn château du comté de Taillebourg (1475-1573)
modifierLa seigneurie est ensuite acquise au cours du XVe siècle par la famille de Coëtivy qui se constitue un important comté dans la région avec en son centre Taillebourg. La première mention de l’actuel château se trouve dans un parchemin du chartrier de Thouars où en mai 1475, Olivier de Coëtivy reçoit de Louis XI (son beau-frère) l’autorisation de faire un château. Ce dernier est construit à l’ouest, sur la rive droite de la Seudre[4],[5].
« Olivier de Coëtivy chevalier et seigneur de Raiz, de Taillebourg, de Cozes, de Saujon (…) de faire reclore la ville de Saujon et avec ce de faire édifier en laditte chastellenie, au lieu lequel verra le plus avantageux et convenable un chasteau de murailles, pont-levis, boulevards, fossés et autres fortifications propices et nécessaire à place forte »[5].
En septembre 1476, Olivier de Coëtivy se rend à Saujon pour voir l’avancée des travaux du château mais aussi probablement de la Halle devant l’église qui est commencée cette même année. En 1478, il est mentionné l’existence d’une maison seigneuriale appartenant à son fils Charles de Coëtivy sans pour autant qu’il soit certain qu’il s’agisse du château[6].

En 1481, la construction du château suscite des débats auprès des habitants de Saujon qui déposent une requête au roi à la suite du prélèvement que perçoit Charles de Coëtivy sur le guet par ses sergents et qu’ils n’avaient jamais dû s’acquitter d’une quelconque taxe auparavant. Le comté de Taillebourg ainsi que le château de Saujon passèrent aux mains de la famille de la Trémoille par sa fille Louise de Coëtivy. Par testament en 1550, les enfants de François de la Trémoille se partagent son domaine ainsi que celui de leur grand-mère Louise de Coëtivy qui meurt en 1553. Georges le quatrième fils récupère la baronnie de Royan et la seigneurie de Saujon[7].
Un château au cœur des guerres de religions (1573-1638)
modifierLa seigneurie étant peu rentable, Georges de la Tremoille, la revend en 1573 à Denis de Campet, un seigneur local qui possédait déjà une partie de la seigneurie de Saujon. Il en avait acquis une partie par son mariage avec Bertrande de Burlé[8]. Denis de Campet devient avec sa famille le premier occupant permanent du château. Il fut un seigneur protestant particulièrement actif lors des guerres de Religion et plaça sa seigneurie au cœur des conflits locaux. Lors de la sixième guerre de Religion, alors que les troupes royales commandée par Charles de Mayenne se rendaient à Brouage pour reprendre la ville à Denis de Campet qui l’avait capturée, elles prennent Saujon le 1er juillet 1577. Aussitôt la nouvelle apprise, Denis de Campet quitte Brouage avec 200 arquebusiers et 30 cavaliers, il est secondé par ses frères Jean , seigneur de Boubes et François. Il attaqua de nuit l’avant-garde française et il fit prisonnier sur le port de Ribérou, les chefs de l'avant-garde du duc de Mayenne, Jacques de Lévis de Caylus et Philibert de la Guiche[9]. Au cours de cette opération, il est cependant blessé tandis que son frère Jean est gravement mutilé et que le second est tué. En 1588, il accueille à Saujon, son ami et chef du parti protestant, Henri de Navarre, qui est en route pour Royan que le seigneur de Saujon avait capturé trois ans plus tôt[10].
Son fils Samuel-Eusèbe de Campet devient seigneur de Saujon en 1593 et occupe le château avec sa femme et ses onze enfants[5]. Cependant la seigneurie devenue baronnie n’assure pas des revenus suffisamment importants et la famille de Campet frôle la dérogeance. Les guerres de religions et le rachat au domaine royal par Bertrande de Burlé en 1593 du bailliage de Ribérou ayant particulièrement endetté la famille[11]. Le nouveau seigneur s’engage activement en faveurs du parti protestant avant de se convertir à l’occasion de son second mariage en 1624 au catholicisme. Il s’engage dès lors en faveurs du parti royal[12]. Le château est alors constitué d’un corps de logis principal, d’un pavillon au nord bastionné et d’un colombier au sud. Le , le cardinal de Richelieu en tournée d’inspection en Saintonge est gravement malade et se voit contraint de faire une halte une neuvaine de jours au château de Saujon afin de prendre du repos et pouvoir se rétablir comme l’écrit son secrétaire particulier :
« Les grandes douleurs de M. le Cardinal sont grâce à Dieu, passées, mais sa guérison entière ne peut venir qu’avec le temps. Il va demain à Saugeon où il fait estat de séjourner jusqu’à ce qu’il est recouvrée »[13],[14].

Lors de ce séjour le cardinal est séduit par les perspectives économiques et militaires qu’offrent le site de Saujon et rattache la paroisse dès 1633 à son gouvernement de Brouage et contraint en , le seigneur Samuel-Eusèbe de Campet de lui vendre sa seigneurie de Saujon[13],[15],[5], la châtellenie du Chay et le bailliage de Ribérou[16],[15] pour une somme de 150 000 livres tournois et le droit de continuer de porter le nom Campet de Saujon.
Le troisième château (milieu XVIIe – XVIIIe siècle
modifierLe château du cardinal de Richelieu (1638-1642)
modifierLe cardinal souhaite faire percer un canal entre la Seudre et Talmont-sur-Gironde afin de permettre aux navires marchands de remonter la Gironde à l’abri des intempéries et de s’octroyer un droit de passage grâce aux droits du port de Ribérou. Il prévoit aussi de faire construire un nouveau château et charge l’archevêque de Bordeaux de choisir le site le plus approprié entre Saujon et Cozes en . Ce dernier retient le site de Saujon et les travaux sont confiés à Pierre Lemaistre architecte de Richelieu chargé des fortifications de Brouage. Pierre Lemaistre dessine à Paris avec le cardinal les plans du futur château. Il s’agira d’un château à trois ailes dont l’aile droite sera une magnifique galerie, le tout flanqué de quatre gros pavillons. La toiture doit être recouverte d’ardoise fine d’Angers. Le château est également entouré de douves et un pont à l’arrière du château permet de faire la jonction avec les jardins. La cour du château est quant à elle fermée par un mur décoré de pilastres coiffés en leur sommet de vases. Le chantier est confié au neveu de Pierre Lemaistre, André Boyer et le château doit être achevé en . Les retards s’accumulent et quand le cardinal décède le sont château est quasiment achevé. La mort du cardinal provoque l’arrêt des travaux et André Boyer se voit contraint d’affermer le château dans le but de l’achever et de rembourser les dettes qui se sont accumulées[13].
La lente ruine du château (1642 – 1795)
modifierÀ la mort, du cardinal, la baronnie et donc le château passent dans les mains de son petit-neveu, Armand-Jean de Vignerot du Plessis futur duc de Richelieu, ce dernier étant mineur, sa grand-tante, la Marie-Madeleine de Vignerot de Pontcourlay, duchesse d’Aiguillon qui administre ses biens jusqu’à sa majorité. Elle ne se rendra jamais au château mais confie la gestion du château à André Boyer puis à Izaac Mauvillain marchand à Saujon. Lors de la Fronde, le château devient cependant un lieu de refuge pour le duc de Richelieu qui s’est rallié au prince de Condé en 1651. Il y séjourne brièvement avec sa femme entre 1651 et 1652[17].
Le train de vie du duc de Richelieu le contraint de vendre la baronnie à sa sœur, la deuxième duchesse d’Aiguillon en 1680. Cependant la nouvelle baronne n’est guère meilleure administratrice que son neveu et en 1683 elle est placée sous gestion judiciaire. Les déboires financiers des duchesses d’Aiguillon et des ducs Richelieu amènent à un délaissement du château qui tombe vite en ruine ainsi la galerie est transformée en 1702 en écurie. En 1714, après la mort de la seconde duchesse d’Aiguillon, Anne Gombaud de la Croix, fermière du château depuis 1694, essaie de récupérer la baronnie et le château qu’elle a racheté auprès du duc de Richelieu qui n’en était pas le propriétaire légitime. Ils revenaient en réalité à Marie-Marthe de Quelens nièce de la duchesse d’Aiguillon et cousine du duc de Richelieu. Ses biens lui sont restitués en 1718 par un arrêt du Grand Conseil et commande un état des lieux du châteaux qui met en évidence la ruine du château qui a subi des années de mauvaise gestion par les héritiers du cardinal et les conflits de successions. Des efforts de réparations sont entrepris en 1725, mais les revenus de la baronnie restent précaires et elle est revendue à Henri de Saint-Nectaire en 1734. Ce dernier la vend à son tour au duc d’Aiguillon en 1742[18].
En 1758, le duc d’Aiguillon, héritier du cardinal de Richelieu vend pour la somme de 150 000 livres tournois la baronnie de Saujon et d’Arvert au maréchal de Sénectère[5]. Ce dernier fait établir un procès-verbal pour estimer l’ampleur des dégâts et le constat est sans appel, le château est inhabitable et la galerie, l’élément le plus luxueux du château a été transformée en une halle à bestiaux et les douves sont en grande partie comblées[13]. Le maréchal de Sénectère se réserve le droit de le démolir afin d’en faire une carrière de pierre pour ses châteaux de Pisany et de Didonne[5]. En 1782, un autre procès-verbal nous apprend que le pavillon entre le corps de logis principal et la galerie a été démoli[13]. En , le château est saisi aux héritiers du maréchal de Senectère et est vendu en deux lots dont un à un certain monsieur Lemet[19].
Le « quatrième château » (depuis la Révolution)
modifierEn 1836, d’après le cadastre, il ne reste plus que le pavillon sud dans lequel se trouvait le grand-escalier du château qui desservait les autres pièces, les deux tiers du corps de logis principal ainsi que la galerie dont les arches ont été bouchées[20]. C’est au cours du XIXe siècle que le château (le pavillon sud et le corps de logis principal) prend son aspect actuel, il se dote d’une tour carrée qui sert à desservir les pièces du château. Il conserve cependant quelques éléments du château prérévolutionnaire. En 1860, l’évêque de La Rochelle achète le château afin d’y établir un noviciat[21]. Au cours de la Première Guerre mondiale, il est transformé en hôpital auxiliaire qui peut accueillir une centaine de personnes. Le peintre saujonnais Gaston Balande y servira comme infirmier[22],[23]. En 1919, le conseil municipal achète le château et décide d’y transférer l’école des garçons qui était alors au cours Victor-Hugo[23]. En 1976, l’école est à nouveau transférée et le château est transformé en maison culturelle et accueille jusqu’au début des années 2000 la bibliothèque municipale[13]. En 2012, le château est restauré et accueille de nouveau les associations ainsi que l’école de danse et de musique de la commune[21]. Au début des années 2010, le conseil municipal rachète la galerie dans le but de procéder dans le futur à une réunion des deux éléments.
Éléments architecturaux
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De la construction du cardinal, il ne reste que peu d’éléments du château originel. Il est cependant possible d’observer sur le pavillon sud deux croisées condamnées ainsi que les bases en pierre de taille du château côté douves. Pour ce qui est de la galerie, il s'agit probablement de la partie du château la moins transformée dans son aspect extérieur, il demeure les trois croisées côté douves (condamnées), les six arches qui sont toutes condamnées ainsi que les bases des douves[13]. Cependant, elle demeure inaccessible au public du fait de la construction autour d’autres bâtiments qui la cachent, ainsi que de la vétusté du bâtiment. Le château est entièrement restauré entre 2011 et 2012 pour sa partie principale.
Notes et références
modifier- ↑ Coordonnées trouvées sur Google Maps
- 1 2 Pascal Ferchaud, Histoire de Saujon, Des origines à 1789, 2025, p32
- ↑ Pascal Ferchaud, Histoire de Saujon, Des origines à 1789, 2025, p38
- ↑ Pascal Ferchaud, Histoire de Saujon, Des origines à 1789, 2025, p52
- 1 2 3 4 5 6 Pierre Bouchoulle, Saujon, seigneurie-baronnie et le Cardinal de Richelieu, , p46
- ↑ Pascal Ferchaud, Histoire de Saujon, Des origines à 1789, 2025, p54
- ↑ Pierre, « 1550 - Les enfants de François de La Trémoille, petits-enfants de Louise de Coëtivy, dame de Taillebourg, se partagent un très bel héritage »
, sur Histoire Passion - Saintonge Aunis Angoumois, (consulté le ) - ↑ Pascal Ferchaud, Histoire de Saujon, Des origines à 1789, 2025, p75
- ↑ Hyppolite d'Aussy, , 1857, 322 p
- ↑ Pascal Ferchaud, Histoire de Saujon, Des origines à 1789, 2025, p84-85
- ↑ Pascal Ferchaud, Histoire de Saujon, Des origines à 1789, 2025, p86
- ↑ Pascal Ferchaud, Histoire de Saujon, Des origines à 1789, 2025, p92
- 1 2 3 4 5 6 7 Pascal Ferchaud, Le Château de SAUJON, Grandeur et décadence, Royan, Imprimerie Gatignol, , 60 p.
- ↑ Pascal Ferchaud, Histoire de Saujon, Des origines à 1789, 2025, p95
- 1 2 Pascal Ferchaud, Histoire de Saujon, Des origines à 1789, 2025, p98
- ↑ Pascal Ferchaud, Ribérou, bailliage royal et port de mer, Royan, éditions Bonne ansE, , 92 p.
- ↑ Pascal Ferchaud, Histoire de Saujon, Des origines à 1789, 2025, p128-133
- ↑ Pascal Ferchaud, Histoire de Saujon, Des origines à 1789, 2025, p148-155
- ↑ Pascal Ferchaud, Saujon, Le Gua, 1789-an III - La Révolution dans deux cantons ruraux, Royan, , 172 p.
- ↑ « Cadastre napoléonien de Saujon »
- 1 2 « Le château,histoire et travaux »
, sur Société d'Histoire et d'Archéologie en Saintonge Maritime, (consulté le ) - ↑ Wladimyr Genyk & Jean-Daniel Pontet, La Grande guerre 1914-1918: Le sac du poilu, le devoir de mémoire, les hôpitaux de Saujon, Société D'histoire Et D'archéologie En Saintonge Maritime, , 133 p.
- 1 2 Pascal Ferchaud, Saujon et son canton, Alan Sutton, , 128 p.
Bibliographie
modifier- Hyppolite d'Aussy, Chroniques saintongeaises et aunissiennes, 1857
- Pierre Bouchoulle, Saujon, seigneurie-baronnie et le Cardinal de Richelieu, 1965
- Pascal Ferchaud, Histoire de Saujon, Des origines à 1789, 2025
- Pascal Ferchaud, Le Château de Saujon, Grandeur et décadence,
- Pascal Ferchaud, Ribérou, bailliage royal et port de mer, Royan,
- Pascal Ferchaud, Saujon, Le Gua, 1789-an III - La Révolution dans deux cantons ruraux, 1988
- Pascal Ferchaud, Saujon et son canton, 2000
- Wladimyr Genyk & Jean-Daniel Pontet, La Grande guerre 1914-1918: Le sac du poilu, le devoir de mémoire, les hôpitaux de Saujon, 2018