Château de Trélague
Le château de Trélague est situé sur la commune de La Tagnière en Saône-et-Loire, sur une arête dominant un étang. Il devrait son nom de sa situation géographique : les tres laci, qui l'entouraient encore en 1829, étaient les étangs de Trélague, des Cloux, du Tabou.
| Château de Trélague | ||||
| Début construction | Fin XIVe siècle | |||
|---|---|---|---|---|
| Fin construction | XXe siècle | |||
| Protection | ||||
| Coordonnées | 46° 47′ 03″ nord, 4° 13′ 04″ est[2] | |||
| Pays | ||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | |||
| Département | Saône-et-Loire | |||
| Commune | La Tagnière | |||
| Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Géolocalisation sur la carte : France
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Description
modifierDe l'ancien château fort (vers 1460), il reste le massif donjon de plan carré, flanqué de deux tours d'angle circulaires, dont l'une abrite un escalier à vis. Le tout est agrandi d'un corps de logis à deux ailes bâti certainement au XVIe siècle. L'une des ailes prolonge au nord le donjon et l'autre, en retour d'équerre, ferme la cour d'entrée. Sur leur angle extérieur, se dresse une tour de plan circulaire ; dans leur angle interne, on découvre une tourelle polygonale dans l'œuvre. Le donjon et les tours sont élevés de trois niveaux et couverts respectivement de hautes toitures de tuiles et d'essentes ; quant au logis, il comprend deux niveaux, éclairés par des baies à meneau et croisillon.
À l'intérieur, subsistent des boiseries peintes à petits cadres, un plafond à la française d'époque Renaissance dans le grand salon au rez-de-chaussée, un plafond à la française et des cheminées restaurées dans les pièces du donjon.
Des travaux sont exécutés au début du XXe siècle : l'escalier d'honneur est rebâti, des lambris du XVIe siècle, provenant d'un hôtel particulier du midi de la France, sont posés dans le grand salon ; à l'extérieur, des meneaux sont ajoutés aux baies et un deuxième étage est créé dans les combles. Les châteaux blésois de la Renaissance ont inspiré cette restauration.
Le parc du château, propriété privée, est ouvert au public. Certains éléments font l'objet d'une inscription aux monuments historiques depuis le : le donjon et ses deux tourelles d'angle, le puits Renaissance situé dans le parc et les ornementations du petit salon[1].
Historique
modifierFamille Doyen
- Construction vers 1460 : Pierre Doyen (né vers 1399) était, depuis 1436, châtelain de Montcenis, pour le compte du duc de Bourgogne dont il était le conseiller. En 1443, il avait acheté un manoir à Chaumont (hameau de La Tagnière) puis, en 1458, avait été anobli par le duc. Il devenait ainsi seigneur de Chaumont. Il avait fait réparer en 1440 le donjon de Montcenis par Perrot le Limousin, Jean Syméon et Jehan de la Cahotte, maîtres d'œuvre. C'est donc probablement à eux qu'il a fait appel pour la construction, vers 1460, de son château fort de Trélague. Sa descendance reste propriétaire au moins jusqu'à Polixène.
- 1601 : Trélague passe à Jean Doyen.
- 1614 : un inventaire révèle que "par acte de justice, le seigneur de Trélague, Bénigne Doyen, avait décidé de fermer sa cour pour ne pas avoir à payer le droit de guet et de garde"[citation nécessaire].Christ, Vignier 1981 p. 177
- 1628 : la propriété du château est entre les mains de Polixène Doyen, veuve de Salomon de Ganat.
Famille Banchereau
- cette famille aurait succédé aux Doyen : Jacques Banchereau, seigneur de Trélague, figure en effet dans les alliés de la famille Sève de Rochechouard (second époux de Charlotte Sève, après 1664).
Famille Callard
- 1678 : lorsqu'il décède en 1678, Lazare Callard est propriétaire. Après son décès, Trélague passe entre les mains de son frère Etienne Callard qui le vend en 1704.
Famille Cochet
- 1704 : achat par François Cochet dont les descendants resteront propriétaires jusqu'en 1860. Bertrand Sallard, dans son article La Tagnière, histoire d'un village en Bourgogne, indique qu'en 1793, c'est Antoine Cochet, secrétaire greffier au service de la Convention, qui est propriétaire. Il sauve ainsi son château mais est arrêté pour avoir gardé chez lui les registres de la commune. Il est relâché en 1795 et retrouve ses fonctions. En 1799, il est nommé maire par le préfet, sous le nom de Cochet de Trélague.
Famille Roche de La Rigodière
- 1911 : Camille Roche de La Rigodière est propriétaire du domaine ; il sera pilote d'avion en 1914 et fondera en 1923 la Société lyonnaise de soie artificielle[citation nécessaire].
- de 1920 à 1926 : le précédent confie l'exécution de restaurations à l'architecte Laffarge, de Blois et à Édouard André, paysagiste[citation nécessaire].
Époque contemporaine
- XXe siècle : propriété de M. Charles de Blois.
Notes et références
modifier- 1 2 Notice no PA00113485, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Carte IGN classique » sur cartes.gouv.fr.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Description historique et topographique du duché de Bourgogne, de Claude Courtépée (1780)
- Vignier Françoise, Dictionnaire des Châteaux de France : Bourgogne, Nivernais, 1980, p177.
- Lagrost Louis, Du château ducal de Montcenis à la seigneurie du Creusot, CeCab, 2009
- Mémoires de la Société éduenne, Autun, 1844
- J. d'Arbaumont, Les anoblis de Bourgogne, art. 74, p 168
- Sallard Bertrand, La Tagnière, histoire d'un village en Bourgogne (revue en ligne Art Bourgogne international)
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à l'architecture :