Château des Linières

château fort français

Le château des Linières est un château français situé à 1 kilomètre au nord-est du bourg de la commune de Ballée, dans le département de la Mayenne et la région de la Pays de la Loire.

Château des Linières
Image illustrative de l’article Château des Linières
Vue occidentale.
Période ou style XVIIe siècle
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1983, 2017)
Coordonnées 47° 56′ 37″ nord, 0° 24′ 07″ ouest
Pays Drapeau de la France France
Région historique Pays de la Loire
Commune Ballée
Géolocalisation sur la carte : Mayenne
(Voir situation sur carte : Mayenne)
Château des Linières
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château des Linières

Histoire

modifier

Des bâtiments de grande importance primitifs, il demeure un grand corps cantonné de quatre pavillons. La longue allée qui mène du château au bourg est issue de terres vendues par les jésuites de La Flèche en 1678.

Le château fut toujours uni à la seigneurie de Ballée. Linières était mouvant de la châtellenie de Bazougers. Le premier propriétaire connu, cité en 1374, est noble homme et puissant seigneur Simon sgr de Ballée.

Après une longue période d’abandon, le château a été acquis en 2015 par Julien Huchet Ostini, qui a entrepris un vaste projet de restauration. Face à l’état de délabrement avancé de l’édifice, des travaux d’urgence ont été engagés pour préserver la structure, notamment la consolidation des toitures et des maçonneries .

Les origines du château remontent au Xe siècle. L’édifice actuel a été principalement construit vers 1640 par Jacques Philippe de Girard, marquis de Charnacé, gouverneur général de l’Île-de-France et de l’arsenal de Paris

À l’intérieur, certains éléments remarquables subsistent, tels un escalier en bois du début du XVIIe siècle, avec son décor peint ornemental en sous-face des marches, identique à celui sur les solives des grandes salles, et deux cheminées en pierre ornées de décors sculptés .

Le château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le , complétée en 2017[1].

Le projet de restauration a reçu plusieurs distinctions, notamment le Prix de l’Innovation et du Patrimoine en 2016 et le Prix du Jeune Repreneur de la Fondation Mérimée en 2020 . et le soutien de la Mission Bern 2020[2].

Liste des seigneurs

modifier
  • Noble homme et puissant seigneur Simon, seigneur de Ballée, 1374.
  • Guy de Ballée, chevalier, mari d'Agnès Ouvrouin, teste en 1393 et vivait en 1396.
  • Henri Le Vayer, mari de Marguerite de Ballée, sœur du précédent, 1402, 1411.
  • Guy Le Vayer, dit aussi Guy ou Guischard de Ballée, mari de Colette de Rouvres, veuve de Jean L'Enfant ; il fut tué vers 1450 dans une querelle au sujet de la pêche d'un étang provenant de la succession de Séguin L'Enfant et que lui disputait René Jousseaume. Guillaume Thieslin, seigneur de Montfroul, et Jacquette de Mésange, sa femme, étaient complices du meurtre.
  • Robert Le Vayer, seigneur du Coing et de Bannes, 1468, 1522. Robert Le Vayer est autorisé à percevoir double droit de ses sujets à cause du mariage de Jeanne, sa fille, et pour avoir « convolé au degré et dignité de chevalerie aux armes et service du roi » 1490.
  • Étienne Le Vayer, frère du précédent, 1529, mari d'Andrée de la Saugère, veuve en 1535, dont les enfants étaient conduits à l'école par un clerc de Ballée, leur précepteur.
  • Claude Le Vayer, épousa en cour de Craon, le , Jeanne de Tessé, fille de Jean de Tessé, seigneur d'Asnières.
  • Olivier Le Vayer, le dernier marié vers 1550 à Catherine de la Chapelle-Rainsouin.
  • Jean Girard, tuteur des deux précédents et mari de Julienne Le Vayer, leur sœur, puis de Madeleine de Baubigné[3], 1572, mort au château de Linières vers 1598. Sa veuve, décédée en 1627 au château de la Claie en Précigné, fut aussi inhumée dans l'église de Ballée.
  • Anselme de Girard, seigneur du Coing, de la Claie, du Plessis-d'Auvers et de la Villette, 1599, marié à Claude de Charnacé, héritier de ce chef du marquis de Charnacé dont il releva le nom. Françoise, sa fille, fait profession au Couvent des Ursulines de Château-Gontier en 1638.
  • Philippe de Girard, mari d'Éléonore du Frêne, dame des Vaux. Il eut acte de représentation de ses titres de noblesse pour lui, son fils et ses frères Jacques et Pierre, 1666, était tuteur des enfants de René de Salles et d'Urbaine Le Roux, et vivait en 1672.
  • Jacques-Philippe de Girard, marquis de Charnacé, mari d'Anne-Marie de Bouillé, mort en 1720.
  • François-René de Farcy, seigneur de Champfleury, acquéreur pour 92.000 ₶ des héritiers du précédent, 1728.
  • Eugène-Emmanuel-Marie de Farcy, époux de Marie-Anne Rousseau de Monfrand, par avancement d'hoirie, , puis par partage du . Il vendit pour 50.000 ₶, par contrat devant René Letort, le , la nue-propriété à Henri-Gaston des Haies, seigneur des Chesnais. Mme la comtesse des Haies entra en jouissance par suite du décès du vendeur, arrivé le . D'après son acte d'acquisition sur Eugène-Emmanuel-Marie de Farcy, Henri-Gaston des Haies pouvait faire démolir les deux ailes du château et disposer à son gré des matériaux, aussi bien que des colonnes de pierres qui étaient dans les dépendances du château, .

Voir aussi

modifier

Article connexe

modifier

Sources partielles

modifier

Liens externes

modifier

  • Ressource relative à l'architectureVoir et modifier les données sur Wikidata :

Notes et références

modifier
  1. Notice no PA00109460, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Château de linieres », sur linieres (consulté le )
  3. Madeleine de Baubigné, seconde femme de Jean Girard, était la nièce de Jeanne de Tessé et son mari était le beau-frère de Claude Le Vayer et avait été son tuteur. On suit dans tous les contrats comment ce Jean Girard arrive à accaparer la seigneurie de Linières et de Ballée. Madeleine de Baubigné, sa seconde femme, se plaint, ou plutôt son mari se plaint pour elle, qu'elle a été lésée dans le partage de la succession de René de Baubigné et de Jeanne de Tessé (Chartrier de Montecler.)