Château du Vivier (Fontenay-Trésigny)

château fort français
(Redirigé depuis Château royal du Vivier)

Le château royal du Vivier-en-Brie, situé sur le territoire de la commune française de Fontenay-Trésigny (Seine-et-Marne), à environ 50 km au sud-est de Paris, entre Meaux et Melun, est un château du XIIIe et XIVe siècle, construit à l’origine à la demande de Charles de Valois, à l’emplacement d’un ancien « hostel ». Il sera ensuite largement agrandi par le roi Charles V. C’est aujourd’hui un domaine privé dans lequel sont organisées des événements et des récèptions.

Château du Vivier
Image illustrative de l’article Château du Vivier (Fontenay-Trésigny)
Féérie nocturne au Château du Vivier
Période ou style Gothique
Type palais
Architecte Raymond du Temple
Début construction XIIIe siècle
Fin construction XIVe siècle
Propriétaire initial Charles de Valois
Destination initiale palais royal
Protection Logo monument historique Classé MH (1996)
Coordonnées 48° 41′ 10″ nord, 2° 50′ 56″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Commune Fontenay-Trésigny
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château du Vivier
Site web http://www.chateauduvivier.com

Les ruines du château, ainsi que les sols correspondant à l'emprise initiale de l’ensemble, incluant les communs, font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 31 octobre 1996.Le domaine est situé dans un site remarquable du ru de Bréon, affluent de l'Yerres, rivière elle-même affluent de la Seine.

Histoire

modifier

Origines hydrauliques et seigneuriales

modifier

Le site du Vivier-en-Brie doit son nom à la présence d’un ancien étang poissonneux, traditionnellement identifié avec l’étang du Grand Moulin, situé à proximité du château. Avant de devenir une résidence seigneuriale puis royale, le lieu semble avoir été marqué par sa fonction hydraulique et piscicole, dans un paysage humide de la Brie occidentale.

Même si la création précise des étangs du Vivier ne peut être datée, il est possible que ceux-ci trouvent leurs premiers aménagements au cours du Xe siècle. Leurs existences s’inscrivent dans une évolution plus large du Moyen Âge central : la transformation progressive des zones humides en espaces productifs, contrôlés par les seigneurs et valorisés pour la pêche, le moulin et l’organisation du domaine. Cette période correspond, dans une grande partie de l’Occident médiéval, à une phase de réorganisation des pouvoirs locaux et des terroirs. Les seigneuries, les établissements religieux et les grands domaines cherchent alors à mieux contrôler les ressources naturelles, notamment l’eau, les bois, les terres cultivables et les zones humides. Dans ce contexte, les étangs et les viviers prennent une importance croissante.

Le poisson occupe une place importante dans l’alimentation médiévale, notamment en raison des nombreux jours maigres imposés par le calendrier religieux. Les viviers représentent donc à la fois une richesse économique, une ressource alimentaire et un signe de maîtrise seigneuriale du territoire.

Le domaine du Vivier dépendait à l’origine de la seigneurie de Tournan-en-Brie. Celle-ci est associée, aux XIe et XIIe siècles, à une lignée seigneuriale locale généralement rattachée aux seigneurs de Vitry. Le plus ancien seigneur de Tournan connu par la tradition historique locale est Guy ou Guillaume, mentionné vers 1088. Son fils Manassé lui aurait succédé, puis son petit-fils Guy de Vitry. En 1147, ce dernier vend la terre de Tournan à Guy de Garlande ; le Vivier, alors dépendance de cette seigneurie, entre ainsi dans le patrimoine des Garlande.

Le domaine royal

modifier

À la fin du XIIIᵉ siècle, le domaine du Vivier-en-Brie entre dans l’orbite de Charles de Valois, frère du roi Philippe IV le Bel. Situé en Brie, à proximité des grands axes reliant Paris, la Champagne, la Picardie et les Flandres, le site présente un intérêt stratégique, économique et résidentiel. Charles de Valois se sert alors de son impunité politique afin de pouvoir racheter cette seigneurie de manière musclé. Pierre de Chambly, chambellan du roi, achète le domaine à la famille de Garlande puis cède le domaine en [1]. Suite à cela, le roi offrira des terres à son chambellan pour le remercier de sa loyauté.

Philippe VI de Valois, 1336

Charles de Valois y fait alors aménager un vaste manoir princier, profitant d’un environnement favorable composé d’étangs, de bois et de terres seigneuriales. Évrard d'Orléans, peintre de la Cour, peint en 1308 les « salles et galeries » du Vivier. Philippe IV le Bel fit plusieurs séjours au château. Son fils, Philippe V fit des séjours au château en 1319 et 1320 et y signe des ordonnances sur l'organisation de la Cour des comptes et le parlement de Paris. En 1316, le pape Jean XXII publie une bulle autorisant la fondation d'une chapelle dédiée à saint Thomas Beckett.

Le site sert alors à la fois de résidence, de lieu de conseil politique et de point d’appui dans le réseau des demeures capétiennes, aux côtés de Fontainebleau, Vincennes, Villers-Cotterêts, Crépy-en-Valois ou encore du palais de la Cité. Après la mort de Charles IV le Bel en 1328, Philippe de Valois, futur Philippe VI, passe par le Vivier avant son couronnement à Reims. À partir de 1333, le domaine devient l’une des résidences royales importantes de la monarchie française, intégrée au réseau des grands lieux de pouvoir et de séjour des rois de France.

Sous Philippe VI de Valois, le Vivier-en-Brie demeure une résidence royale importante. Après son accession au trône en 1328, Philippe VI parcourt le royaume afin d’affirmer son autorité, notamment dans le Nord, en Flandre, puis lors de l’assemblée de Vincennes de 1329. en 1336, le domaine du Vivier est doté d’une seconde chapelle, dédiée à saint Louis, qui vient compléter la chapelle Saint-Thomas-Becket fondée par Charles de Valois. En 1337, les deux chapelles sont placées sur un pied d’égalité.

Le domaine conserve également une fonction politique. Après la trêve de Malestroit conclue en janvier 1343 avec l’Angleterre, Philippe VI séjourne au Vivier en janvier 1344, à l’occasion du mariage de son fils Philippe d’Orléans avec Blanche de France. Il donne alors le domaine à son fils Jean, futur Jean II le Bon, tout en continuant à y séjourner. En 1349 et 1350, Philippe VI y prend aussi des décisions concernant Charles II de Navarre, dans le cadre des alliances entre les Valois et la maison de Navarre.

Jehan II le Bon

À la mort de Philippe VI, le 22 août 1350, Jean II de Valois organise rapidement son couronnement, dans un contexte de rivalité avec Édouard III d’Angleterre. Sacré à Reims le 26 septembre 1350 sous le nom de Jean II le Bon, il cède le domaine du Vivier-en-Brie à son fils Charles, duc de Normandie et futur Charles V. Cette donation s’inscrit dans une pratique destinée à fournir au dauphin des revenus personnels et une résidence propre.

Le jeune Charles manifeste rapidement un intérêt particulier pour le domaine. Avec l’appui de son père, il entreprend de renforcer le rôle religieux du Vivier. Le 17 janvier 1352, il obtient du pape Innocent VI l’autorisation d’élever la chapelle du Vivier au rang de collégiale et d’y fonder un chapitre. Cette fondation, dédiée au salut de l’âme de Philippe VI, de la reine Bonne de Luxembourg, de Jean II et des ancêtres de la dynastie, comprend un chantre, des chanoines, des vicaires et plusieurs clercs. Le roi conserve cependant le contrôle des nominations et des revenus attachés au chapitre.

Le Vivier devient également un lieu important de la politique matrimoniale des Valois. Afin d’apaiser les revendications de Charles II de Navarre, dit Charles le Mauvais, Jean II lui propose en mariage sa fille Jeanne de France. Le mariage est célébré au château du Vivier-en-Brie en février 1352, en présence du roi, du Dauphin Charles et de plusieurs membres de la famille royale. Pour l’occasion, le domaine est réaménagé et décoré de tentures, de joyaux et de vaisselle précieuse provenant notamment du palais du Louvre et du Temple.

En octobre 1353, la collégiale du Vivier est consacrée par Philippe de Vitry, évêque de Meaux, proche du roi Jean II et du dauphin Charles. Le site apparaît alors comme une résidence à la fois politique, religieuse et dynastique, étroitement liée à la formation du futur Charles V.

Les tensions entre Jean II et Charles de Navarre s’aggravent cependant après le mariage. Le non-paiement de la dot promise et l’attribution de terres revendiquées par le roi de Navarre à Charles de la Cerda, favori de Jean II, provoquent une rupture durable. L’assassinat de Charles de la Cerda en janvier 1354, puis l’arrestation de Charles de Navarre en avril 1356, contribuent à déstabiliser le royaume. Après la capture de Jean II par les Anglais à la bataille de Poitiers, le 19 septembre 1356, le roi ne revient plus au Vivier. Il meurt à Londres le 8 avril 1364, laissant à son fils Charles un royaume affaibli, que celui-ci s’emploiera à restaurer sous le nom de Charles V le Sage.

Charles V et les messagers de l'empereur Charles IV

Entre 1356 et 1358, le dauphin Charles est retenu loin du Vivier-en-Brie par la crise politique qui suit la capture de Jean II le Bon par les Anglais. Devenu lieutenant général puis régent du royaume, il doit faire face à l’opposition des états généraux, à l’influence d’Étienne Marcel à Paris et aux ambitions de Charles II de Navarre. Dans ce contexte de guerre civile et de crise financière, le dauphin quitte Paris en 1358 et se rend notamment en Champagne ; il fait halte au Vivier le 8 avril avant de rejoindre Provins.

Après l’assassinat d’Étienne Marcel et la reprise de Paris par le régent en août 1358, la situation reste instable. La chevauchée d’Édouard III en 1359, les actions de Charles de Navarre et la présence des Grandes Compagnies maintiennent le royaume dans une situation difficile. Charles parvient cependant à renforcer son autorité, notamment après la victoire de Cocherel, remportée le 16 mai 1364 par l’armée conduite par Bertrand du Guesclin contre les troupes navarraises et anglaises. Il est sacré roi de France à Reims le 19 mai 1364 sous le nom de Charles V.

Le Vivier-en-Brie occupe une place importante dans la politique religieuse et résidentielle de Charles V. Le roi y séjourne à plusieurs reprises, notamment en août 1367, puis du 21 au 23 mars 1368. Durant ce séjour, il fonde au Vivier une Sainte-Chapelle royale palatine, sur le modèle de la Sainte-Chapelle de Paris, et y fait déposer un fragment de la Vraie Croix faisant de la chapelle une « sainte chapelle »[2].. Le site devient ainsi un lieu de mémoire dynastique et religieuse associé au prestige de la monarchie.

Charles V poursuit ensuite l’organisation du chapitre du Vivier. Le 7 mai 1370, il fonde un nouveau collège pour sa Sainte-Chapelle, composé d’un trésorier, de chanoines, de vicaires et de clercs. Le domaine est également transformé sur le plan architectural. Avec son maître d’œuvre Raymond du Temple, le roi fait aménager le palais, renforcer les tours et développer le complexe résidentiel et religieux. Le Vivier devient alors l’un des lieux d’expérimentation architecturale, annonçant certains développements du château de Vincennes.

Charles V séjourne encore au Vivier à plusieurs reprises, notamment en octobre 1368, en mars 1369, en novembre 1370, en septembre 1374 et une dernière fois en juillet 1376. Son attachement au lieu apparaît également dans son testament, où il prévoit une donation particulière pour l’église du Vivier-en-Brie. Le roi meurt le 16 septembre 1380, laissant le souvenir d’un souverain bâtisseur, très lié au développement religieux et architectural du domaine.

À la mort de Charles V, son fils Charles VI n’a pas encore douze ans. La question de la régence provoque rapidement des tensions entre les princes de la famille royale, notamment les oncles du jeune roi. Malgré ces difficultés, Charles VI est reconnu majeur le 2 octobre 1380 et sacré roi de France le 4 novembre suivant. Avant son couronnement, il passe par le Vivier-en-Brie, où il séjourne du 25 au 26 octobre 1380. Il s’y recueille devant la relique de la Vraie Croix conservée dans la Sainte-Chapelle fondée par son père.

Charles VI, détail d'une miniature des Dialogues de Pierre Salmon

Le roi ordonne que des messes et des offrandes soient célébrées en son nom chaque vendredi. Le domaine reste également réputé pour ses étangs et pour l’élevage des carpes, très appréciées à la table royale. Dès la première année du règne, plusieurs centaines de carpes du Vivier sont livrées au Louvre, ce qui témoigne du rôle alimentaire et économique du domaine.

À la fin des années 1380, le roi tente de gouverner personnellement en rappelant les anciens conseillers de Charles V, surnommés les « Marmousets ». En 1389, Fontenay-en-Brie devient terre royale et des travaux sont entrepris au Vivier. La Sainte-Chapelle, dont les revenus ne suffisent plus à assurer l’entretien, menace alors de tomber en ruine. En 1391, une somme est accordée pour financer des réparations urgentes de l’église, des maisons et des biens qui en dépendent.

Après les premiers épisodes de maladie mentale de Charles VI, à partir de 1392, le roi s’éloigne progressivement de la gestion directe du domaine. Son frère Louis d’Orléans prend alors une place plus importante dans l’administration du Vivier. Entre 1399 et 1402, il fait engager d’importants travaux de restauration et de consolidation des bâtiments, sous la responsabilité de Gilles de Langres, trésorier de la Sainte-Chapelle du Vivier et secrétaire du roi et du duc d’Orléans.

Le début du XVe siècle marque cependant un affaiblissement de la présence royale au Vivier. Charles VI, retenu à Paris par sa maladie et par les crises politiques du royaume, ne revient plus dans cette résidence. En 1413, le capitaine du château, Philippe d’Orgemont, remet la place aux troupes anglaises. Le Vivier apparaît alors comme un site stratégique de l’Île-de-France, convoité dans le contexte des troubles entre Armagnacs et Bourguignons et de la reprise de la guerre avec l’Angleterre. Charles VI conserve toutefois un attachement religieux au lieu : dans son testament de 1408, il prévoit un legs pour l’église Notre-Dame du Vivier-en-Brie, afin qu’un service solennel y soit célébré après sa mort.

Après plusieurs générations de présence royale, le domaine du Vivier-en-Brie perd progressivement son rôle de résidence régulière à partir du XVe siècle. La maladie de Charles VI, puis les troubles de la guerre de Cent Ans, éloignent durablement la cour de l’Île-de-France. À partir de 1418, le futur Charles VII et son entourage se replient au sud de la Loire. Le Vivier, occupé par une garnison anglaise durant une partie du XVe siècle, n’est réintégré au domaine royal qu’à la fin du conflit. Charles VII y effectue un séjour le 12 juin 1456.

François Ier

Sous Louis XI, le domaine n’est plus véritablement une résidence royale. Par une charte du 16 mai 1471, le roi fait don de l’entretien des étangs aux chanoines du Vivier, en échange de prières et de messes pour le salut de son âme. Charles VIII et Louis XII ne semblent pas séjourner au Vivier, la monarchie se tournant alors davantage vers les résidences de la Loire et les formes nouvelles de la Renaissance.

Au XVIe siècle, le Vivier demeure surtout un établissement religieux centré sur sa Sainte-Chapelle et son chapitre. En 1520, François Ier nomme Léon de Donon trésorier de la Sainte-Chapelle du Vivier. Cette charge, devenue influente et lucrative, permet à la famille de Donon de s’implanter durablement dans le domaine. Plusieurs membres de cette famille occupent ensuite des fonctions liées au chapitre, notamment Médéric de Donon, contrôleur des bâtiments du roi, puis Jacques de Donon, trésorier de la Sainte-Chapelle.

La vie du chapitre est cependant marquée par des tensions internes et des litiges. Plusieurs chanoines sont mis en cause pour des abus, des ventes contestées ou des conflits d’autorité. En 1546, François Ier séjourne brièvement au Vivier, mais il y découvre un bâtiment vétuste et peu adapté au séjour royal. Il quitte rapidement les lieux pour le château voisin de Fontenay-en-Brie, signe du déclin résidentiel du site.

Durant les guerres de Religion, le Vivier conserve une importance stratégique et religieuse. En 1567, un inventaire des titres du domaine est dressé afin de préserver les archives du chapitre. Charles IX confirme ensuite les privilèges accordés au chapitre par Charles V. Catherine de Médicis intervient également dans la gestion de la Sainte-Chapelle afin de réformer le chapitre et d’y placer des hommes de confiance.

Henri IV

À la fin du XVIe siècle, les troubles de la Ligue catholique touchent directement le domaine. Médéric de Donon, fidèle à Henri III, est emprisonné à la Bastille par les ligueurs. Par précaution, les reliques et les objets précieux de la Sainte-Chapelle du Vivier sont transférés à Paris, à la Sainte-Chapelle du palais, afin d’être protégés. Après la pacification du royaume par Henri IV, le Vivier est désormais considéré comme un domaine en ruine et cesse d’appartenir au réseau vivant des résidences royales, au profit de demeures plus modernes comme Montceaux-lès-Meaux.

Après l’assassinat d’Henri IV en 1610, Louis XIII confirme dès 1611 les droits et privilèges accordés aux chanoines du Vivier-en-Brie par ses prédécesseurs depuis Charles V. Toutefois, le domaine n’est plus une résidence royale active. Depuis sa mise à l’écart à la fin du XVIe siècle, le château est considéré comme ruiné et les offices religieux prévus par la fondation ne sont plus toujours assurés régulièrement.

Au XVIIe siècle, la Sainte-Chapelle du Vivier et son chapitre connaissent un net déclin. Les chanoines sont peu nombreux à résider sur place et la discipline religieuse paraît s’affaiblir. Des témoignages du temps évoquent un lieu isolé, visité pour son histoire, mais dont les bâtiments et l’organisation ecclésiastique ne correspondent plus au prestige d’une ancienne fondation royale. En 1628, l’avocat et écrivain Sébastien Rouillard visite le Vivier et laisse une description du site, rappelant notamment les anciens viviers et les aménagements liés à la mémoire de Charles VI.

Dans les années 1630 et 1640, plusieurs familles et officiers royaux sont liés au domaine ou à ses dépendances, notamment les familles de Campan et Aubert. Pierre Aubert, secrétaire de la chambre du roi et proche du milieu financier, acquiert en 1640 ce qui est alors appelé le manoir des Donon. Parallèlement, le chapitre du Vivier connaît des difficultés financières. Malgré des revenus théoriquement importants, sa gestion est contestée, et les religieux doivent emprunter de l’argent à plusieurs créanciers.

Louis XIV

Les tensions avec l’autorité épiscopale s’aggravent au milieu du XVIIe siècle. En 1648, Jacques du Toc, trésorier du Vivier, tente d’affirmer l’indépendance du chapitre en utilisant abusivement un document lié au jubilé du pape Innocent X. L’évêque de Meaux, Dominique Séguier, s’oppose alors fermement à cette initiative. Ces conflits traduisent l’affaiblissement de l’institution religieuse du Vivier et la difficulté à maintenir les privilèges hérités du Moyen Âge.

À la fin du XVIIe siècle, le déclin du chapitre devient manifeste. Les chanoines sont accusés de négligence, de mauvaise gestion et d’abus. Le marquis de Breteuil, propriétaire de terres voisines, signale leurs comportements au confesseur de Louis XIV, le père de La Chaise. En 1694, une enquête royale est ordonnée. Le rapport conclut que la Sainte-Chapelle du Vivier se trouve dans un état indigne, au sein d’un château ruiné, isolé au milieu des bois et éloigné de toute communauté capable de bénéficier de son exemple religieux.

Le 2 juillet 1694, Louis XIV décide donc de transférer la Sainte-Chapelle du Vivier à la Sainte-Chapelle du château de Vincennes, également liée à Charles V. Les chanoines et vicaires sont déplacés à Vincennes, avec des pensions destinées à assurer leur installation. Les reliques et le mobilier de la Sainte-Chapelle du Vivier, dont le fragment de la Vraie Croix, sont également transférés. Après cette translation, le site du Vivier est désacralisé et ne conserve plus qu’un service religieux minimal, confié à un prêtre chargé de célébrer des messes pour les rois et reines de France défunts.

Après le transfert du chapitre du Vivier à Vincennes en 1694, le domaine du Vivier-en-Brie ne conserve plus qu’une activité religieuse réduite. Un seul prêtre demeure chargé d’assurer un service minimum dans l’ancienne Sainte-Chapelle, tandis que les bâtiments se dégradent progressivement. Les privilèges issus de la fondation médiévale continuent toutefois à faire l’objet de procès entre la fin du XVIIe siècle et le début du XVIIIe siècle.

Louis XV par Maurice-Quentin de La Tour

Sous Louis XV, le domaine n’est plus une résidence royale. En octobre 1733, le roi attribue une somme au vicaire de Fontenay-Trésigny qui loge au Vivier, mais cette aide ne suffit pas à assurer l’entretien durable du site. En 1734, l’extinction définitive de la Sainte-Chapelle royale du Vivier-en-Brie est prononcée par lettres patentes. Le domaine reste alors administré par les trésoriers de Vincennes, héritiers de la gestion du chapitre transféré.

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, l’entretien du Vivier devient une charge jugée trop lourde. Le 13 mai 1774, les trésoriers de Vincennes signent un bail de vingt-sept ans avec le sieur Hubant, entrepreneur de maçonnerie, qui s’engage à entretenir l’enceinte du château contre une rente annuelle. En 1779, ce bail est transféré à Étienne Lemaître de Courtigny, maître perruquier parisien devenu propriétaire d’un titre de convenance. Le site n’est alors entretenu qu’au minimum.

Les descriptions de la fin du XVIIIe siècle témoignent de l’état de ruine du domaine. En 1785, l’abbé de Champeaux visite le Vivier et décrit les bâtiments comme des masures, rappelant que leur mauvais état avait déjà justifié la translation des chanoines à Vincennes en 1694. Le château est alors davantage perçu comme un vestige historique que comme un lieu encore actif.

Pendant la Révolution française, les anciens biens religieux sont confisqués et vendus comme biens nationaux. Le 30 mai 1791, Étienne Lemaître de Courtigny achète le domaine du Vivier, jusque-là dépendant du chapitre de Vincennes. Il transforme alors le château en exploitation agricole : le manoir devient une étable et l’ancienne Sainte-Chapelle est utilisée comme grange. Certains aménagements médiévaux sont modifiés ou détruits pour adapter les bâtiments à ces nouveaux usages. Les pierres du château sont vendues localement[3].

Au début du XIXe siècle, le domaine est encore en partie debout. En 1804, l’historien Louis Michelin visite le Vivier et décrit notamment l’escalier en colimaçon du donjon de Charles V ainsi qu’une pièce encore aménagée, lambrissée et éclairée par des fenêtres. Dans les années 1810-1820, une partie des murs et de l’enceinte est exploitée comme carrière de matériaux, accélérant la ruine du domaine.

Peu après, un incendie détruit une grande partie des charpentes et des éléments intérieurs du château. Les planchers s’effondrent, les décors disparaissent et les bâtiments entrent dans une phase de démantèlement.

La redécouverte du Vivier au XIXe siècle

modifier
Jean-Baptiste-Nicolas Parquin

Au début du XIXe siècle, le château royal du Vivier-en-Brie est fortement dégradé. Après les destructions, l’incendie et le démantèlement partiel de ses murs, le site risque de disparaître progressivement, ses pierres étant réemployées dans les constructions voisines. C’est dans ce contexte que Jean-Baptiste-Nicolas Parquin, avocat à la cour de Paris, s’intéresse au domaine.

En 1828, Parquin acquiert environ 117 hectares de terres autour du château, comprenant les étangs du Vivier. Il entreprend leur défrichement et leur curage, puis rachète le château en 1830. Il s’installe à proximité des ruines, dans une maison de campagne qu’il fait construire face aux étangs, et commence à protéger le site. Constatant la disparition régulière des pierres, il fait détourner le chemin qui traversait le domaine et fait édifier un mur d’enceinte afin de limiter les intrusions et les prélèvements de matériaux.

Parquin joue un rôle important dans la redécouverte historique du Vivier. Membre de l’Institut historique de Paris, il attire l’attention des érudits, historiens et archéologues sur les ruines. À partir de 1835, il organise des fouilles et des recherches sur le site. Ces travaux permettent de retrouver des fondations, des éléments de l’ancien château, des vestiges de tours, un châtelet, ainsi que du mobilier archéologique comprenant notamment des monnaies, des fibules, des sculptures, des lampes à huile et des poteries.

Dans le même temps, Parquin inscrit le Vivier dans le goût romantique de son époque. Il fait aménager un jardin paysager autour des ruines, met en valeur les étangs, les douves et les vestiges médiévaux, et crée un parcours de visite destiné à frapper l’imagination des visiteurs. Il fait également appel à l’architecte Albert Lenoir, qui réalise des plans du château et de ses ruines.

Le Vivier devient alors un lieu fréquenté par des écrivains, historiens et amateurs d’archéologie. Jacques-Antoine Dulaure lui consacre plusieurs pages dans son ouvrage sur les environs de Paris, tandis qu’Achille Jubinal souligne l’intérêt exceptionnel de la conservation et de l’aménagement des vestiges. La poétesse Anaïs Ségalas, invitée par Parquin, compose un poème inspiré par les ruines et par le squelette découvert dans une tour, devenu un élément marquant de la légende romantique du site.

Jean-Baptiste-Nicolas Parquin meurt le 5 février 1839, à l’âge de 53 ans. Son action marque une étape essentielle dans l’histoire du Vivier : il sauve les ruines d’une destruction totale, organise leur protection, relance leur étude historique et contribue à faire entrer le château dans la mémoire patrimoniale du XIXe siècle.

Le Vivier après Parquin

modifier

Après la mort de Jean-Baptiste-Nicolas Parquin, le domaine du Vivier-en-Brie change rapidement de propriétaire. Le 28 décembre 1839, il est acquis par le comte Édouard von Solms, consul du Wurtemberg à Paris, pour la somme de 300 000 francs. Le Wurtemberg était alors un royaume germanique, intégré par la suite à l’Allemagne contemporaine. Le comte von Solms est notamment le père de Thérèse Bentzon de Solms, future femme de lettres connue pour ses traductions et ses travaux littéraires.

Le comte von Solms ne conserve toutefois le domaine que peu de temps. Durant cette courte période, le Vivier continue d’attirer des visiteurs érudits et des amateurs d’histoire. En 1841, Jean Oudain, curé de Bourron et auteur d’un ouvrage consacré à l’histoire locale, visite les ruines. Il décrit notamment l’état du donjon, dont seul le rez-de-chaussée demeure alors relativement conservé, tandis que les étages supérieurs ont disparu. L’escalier, construit en grès selon les usages de la Brie, subsiste cependant comme un élément remarquable des ruines.

Jean Oudain observe également l’état de la Sainte-Chapelle du Vivier. Dépourvue de voûte et de couverture, elle conserve encore quelques traces de décor peint, notamment des motifs de feuillages et de fleurs. Il décrit aussi ses dimensions, son abside à pans coupés, ses fenêtres ogivales et la présence de la sépulture de Léon de Donon, ancien chanoine et trésorier de la Sainte-Chapelle.

Le 16 août 1840, Édouard von Solms revend le domaine à François Paulin Cornu de La Fontaine de Coincy pour 305 000 francs. Ce nouveau propriétaire laisse peu de traces dans l’histoire du Vivier, bien qu’il ait peut-être contribué à l’agrandissement de la maison édifiée par Parquin. Le domaine est ensuite revendu à Élisa Camerata Baciocchi, cousine de Napoléon III, marquant une nouvelle étape dans l’histoire de la propriété au XIXe siècle.

Le Vivier sous Élisa-Napoléon Baciocchi

modifier

Au milieu du XIXe siècle, le domaine du Vivier-en-Brie entre dans une nouvelle phase de son histoire avec son acquisition par Élisa-Napoléon Baciocchi, nièce de Napoléon Ier et cousine de Napoléon III. Le 6 février 1853, son fils Charles-Félix Camerata-Passionei achète pour elle le domaine auprès de la famille Cornu de La Fontaine de Coincy. La propriété comprend alors un étang, un jardin potager, le logement du jardinier, des moulins, des terres, des prés, des bois et diverses dépendances, pour une superficie d’un peu plus de 52 hectares.

Élisa-Napoléon Baciocchi s’installe dans l’ancienne maison de maître construite par Jean-Baptiste-Nicolas Parquin. Passionnée d’agriculture, d’horticulture et d’expérimentation, elle entreprend de remettre en valeur les terres, les bois, les étangs et les anciens potagers du domaine. Elle confie une partie de ces travaux à son jardinier, M. Grudé, installé dans les communs du château. Sous sa direction, les vergers et les jardins sont restaurés et réorganisés.

Le Vivier devient alors un domaine d’expérimentation agricole et piscicole. Élisa-Napoléon Baciocchi s’intéresse aux progrès de la pisciculture, notamment aux travaux liés à la fécondation artificielle et à l’élevage des poissons. Encouragée par les autorités locales et par les spécialistes de son temps, elle entreprend des essais dans les étangs du Vivier. Ses premiers résultats sont remarqués : elle reçoit une médaille d’argent à Brie-Comte-Robert en juin 1854, tandis que son jardinier est également récompensé pour la taille et la conduite des arbres fruitiers.

Les jardins du Vivier sont alors salués par les sociétés horticoles. En 1854, la Société d’horticulture de Melun-Fontainebleau souligne la qualité des plates-bandes, des cultures maraîchères, des arbres fruitiers et des productions du domaine. Les étangs sont également repeuplés : en 1855, Élisa-Napoléon fait introduire des œufs de saumon du Rhin, des truites fario, des truites des lacs et des ombles chevaliers.

Après le départ d’Élisa-Napoléon Baciocchi pour la Bretagne, le Vivier attire l’attention des milieux patrimoniaux. En 1858, une sous-commission des Monuments historiques est chargée de visiter le château. Elle réunit notamment des personnalités importantes de l’architecture, de l’archéologie et des musées, parmi lesquelles Charles-Auguste Questel, Adrien de Longpérier, Edmond du Sommerard et Léon Vaudoyer.

À partir de 1859, plusieurs interventions de restauration sont confiées à Eugène Millet, élève de Viollet-le-Duc. Des rapports, dessins et travaux de maçonnerie sont alors réalisés afin de consolider et restaurer les ruines. Ces chantiers, poursuivis dans les années suivantes, marquent une étape importante dans la reconnaissance patrimoniale du château royal du Vivier-en-Brie au XIXe siècle.

Le Vivier de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe siècle

modifier

Après la mort d’Élisa-Napoléon Baciocchi en 1869, puis celle de Napoléon III en 1873, le domaine du Vivier-en-Brie revient à l’héritier impérial, encore mineur. En 1874, celui-ci peut disposer de son héritage et vend le domaine à Hippolyte Hilaire de Laillevault, comte de Perthuis. Ce dernier, issu de la petite aristocratie française, s’inscrit dans une démarche de reconstitution patrimoniale et foncière après les pertes subies par sa famille durant la Révolution.

Le nouveau propriétaire s’intéresse à l’histoire du domaine et reprend le lien avec les milieux érudits. En 1874, l’Institut historique de France évoque le Vivier lors d’une séance, rappelant les recherches menées au temps de Jean-Baptiste-Nicolas Parquin et les notices publiées sur le château. En 1875, le domaine reçoit également la visite de Léon Vaudoyer, déjà venu sur place en 1858, accompagné d’un élève de Viollet-le-Duc. Ces visites témoignent de l’intérêt patrimonial persistant pour les ruines du château royal.

À la mort d’Hippolyte de Perthuis en 1877, le domaine passe à son fils Henri de Laillevault, vicomte de Perthuis, conseiller référendaire à la Cour des comptes. Celui-ci marque le Vivier davantage par des usages privés que par une véritable politique de conservation. Il y développe notamment un élevage de poneys shetland dans les ruines, ajoute une maison de gardien à l’entrée du domaine et agrandit l’ancienne maison de maître construite par Parquin en lui adjoignant une aile.

Après la mort d’Henri de Laillevault en 1917, le domaine passe par sa fille Marie-Henriette à la famille de Monicault. Durant la première moitié du XXe siècle, les ruines sont peu entretenues, tandis qu’une maison bourgeoise est construite dans les années 1930. Le Vivier ne semble pas avoir subi de destructions majeures pendant les deux guerres mondiales, bien que quelques graffitis et dommages ponctuels soient signalés, notamment sur la girouette installée au XIXe siècle.

À cette époque, le domaine conserve surtout une fonction résidentielle et agricole. Les abords sont entretenus par l’élevage de moutons noirs, tandis que les étangs continuent de fournir du poisson. Le propriétaire est décrit comme une figure locale bienveillante, participant à des œuvres de charité et distribuant du poisson aux plus pauvres. En 1958, après la mort d’Henri, le château est vendu et divisé en deux parcelles, ouvrant une nouvelle étape dans l’histoire contemporaine du domaine.

Le vicomte de Perthuis et son élevage de shetlands[Note 1].
Le bâtiment de 1930, construit à proximité des ruines, et les moutons[Note 1].
Le vicomte de Perthuis et son élevage de shetlands[Note 1].




La renaissance du Vivier sous Robert Cousin

modifier

En 1958, après la division du domaine du Vivier-en-Brie, la partie comprenant les ruines, les communs et une partie des étangs est acquise par Robert Cousin. Industriel ayant fait fortune dans la cosmétique avec la marque Roja, spécialisée notamment dans la brillantine, il achète une parcelle d’environ sept hectares formant le cœur historique de l’ancien domaine royal.

À son arrivée, le site est fortement dégradé. Les ruines sont envahies par les arbres et le lierre, les communs menacent de s’effondrer, les toitures sont endommagées et les étangs sont en grande partie comblés. Robert Cousin crée alors la société agricole « Château du Vivier les Ruines » et entreprend une vaste campagne de remise en état. Son objectif est de valoriser les ruines, de recreuser les étangs pour la pisciculture et de transformer les communs en lieu d’accueil du public.

Les travaux portent d’abord sur les communs, où les charpentes, les toitures, les poutres et les maçonneries sont reprises. Les sols sont stabilisés afin de permettre l’accueil des visiteurs. Robert Cousin imagine également un salon de thé, qu’il conçoit comme un espace de réception et de rendez-vous. Il fait aménager les abords, terrasser les cours, créer des allées et restaurer certaines parties visibles du château.

Il engage aussi des travaux sur les ruines elles-mêmes. La tour-escalier dite tour des gardes, héritée des restaurations du XIXe siècle, est consolidée, tandis que la cour du château est débroussaillée et réorganisée. Des terrasses, des escaliers et des allées de cailloux blancs sont aménagés afin de donner au site un aspect plus ordonné et accessible.

Dès 1959, le Vivier peut de nouveau accueillir du public. Robert Cousin y développe une activité de restauration, de réceptions et de visites. Il constitue une petite équipe chargée de l’accueil, de la gestion et de l’entretien du domaine. Il rédige également un guide du château, contribuant à diffuser l’histoire du Vivier auprès des visiteurs.

Le domaine sert en outre de décor à plusieurs tournages de films. Parmi eux figurent Le Capitaine Fracasse, tourné en 1961 avec Jean Marais et Louis de Funès, ainsi qu’Adorable Menteuse en 1962. Cette période marque une nouvelle étape dans l’histoire contemporaine du château : après des décennies d’abandon, Robert Cousin redonne au Vivier une fonction culturelle, touristique et événementielle.

Le Vivier à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle

modifier

Après la période de Robert Cousin, le domaine du Vivier-en-Brie change de propriétaire. Le nouveau propriétaire loue rapidement les lieux à Maurice Coret, traiteur établi à Vincennes. Celui-ci transforme les anciens communs du château en discothèque, connue sous le nom d’Amnésia. Cette nouvelle activité marque une rupture avec les usages patrimoniaux et touristiques développés dans les décennies précédentes.

La discothèque attire alors une clientèle importante et reçoit plusieurs personnalités du monde musical. Parmi les figures associées à cette période figure notamment Michel Polnareff, qui séjourne quelque temps à Fontenay-Trésigny. Le Vivier devient ainsi, durant quelques années, un lieu de divertissement nocturne, tout en conservant le cadre romantique de ses ruines et de ses anciens bâtiments.

En avril 1988, un nouveau gérant prend la suite et maintient encore quelque temps l’activité de discothèque. Celle-ci est ensuite abandonnée au profit de l’organisation de mariages et de réceptions. Les anciens espaces exploités par Robert Cousin, notamment le restaurant et les locaux de l’ancienne discothèque, sont alors réorientés vers l’accueil d’événements privés.

Depuis les années 2000, le château royal du Vivier-en-Brie et son parc sont principalement utilisés comme lieu de réceptions, de séminaires et de tournage de films[4],[5],[Note 2] (visites, spectacles…)[7],[8].. Les ruines médiévales, les anciens communs, les étangs et l’environnement boisé offrent un cadre apprécié pour les mariages, les événements privés et les manifestations culturelles.

Depuis 2016, l’association « de France et de Navarre » qui œuvre pour la valorisation du patrimoine, organise des visites de jour et aux chandelles dans les vestiges.

Protection

modifier

Le château est classé au titre des monuments historiques en 1875, mais est déclassé par la suite : il ne figure pas dans l'inventaire publié au Journal officiel du .

Par la suite, les ruines du château, ainsi que les sols correspondant à l'emprise de cet ensemble castral, y compris celles des communs sont classés par arrêté du [7].

Notes et références

modifier
  1. 1 2 3 Photo prise au début des années 1930.
  2. Jérémie Navarro a été gérant de la SARL C D V de juin 2006 à 2008 et non pas propriétaire du domaine comme l'écrit à tort Marie de Mazan sur son blog[6].

Références

modifier
  1. Père Anselme, Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France des Pairs, Grands officiers de la couronne et de la Maison du roi; et des grands barons, tome sixième, Paris, 1730, [lire en ligne].
  2. Louis Archon, Histoire de la Chapelle des rois de France, tome II, p. 284, Paris, 1711 ; selon l'abbé Archon, c'est le dauphin Charles qui y fait créer une sainte chapelle.
  3. « De nombreux acquéreurs se succèdent au Vivier », sur le blog de Marie de Mazan, (consulté le ).
  4. « Invitation au château royal du Vivier », sur le blog de Marie de Mazan, (consulté le ).
  5. « Présentation », sur le site de la SARL C D V (consulté le ).
  6. « Monsieur Navaro, nouveau propriétaire depuis 5 mois du Vivier », sur le blog de Marie de Mazan, (consulté le ).
  7. 1 2 Notice no PA00087348, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. « Présentation de la société C D V », sur le registre du commerce via le site société.com (consulté le ).

Pour approfondir

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier

Documentaire https://m.youtube.com/watch?v=Or9PB_JE_aI

Bibliographie

modifier