Chéronée
Chéronée (en grec ancien : Χαιρώνεια / Khairốneia, moderne : Cherónia) est une cité grecque de Béotie située entre la Phocide et l'Attique, non loin du fleuve Céphise, patrie de Plutarque.
| Noms locaux |
(grc) Χαιρώνεια, (el) Κάπραινα, (el) Χαιρώνεια |
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| Pays | |
|---|---|
| Périphérie | |
| Unité municipale |
district municipal de Chéronée (d) |
| Nome | |
| Communauté démotique |
communauté de Chéronée (d) |
| Municipalité | |
| Altitude |
133 m |
| Coordonnées |
| Population |
421 hab. () |
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| Patrimonialité |
Site archéologique de Grèce (d) |
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| Code postal |
32100 |
|---|---|
| TGN | |
| Indicatif téléphonique |
2261 |
| Site web |
Histoire
modifierAntiquité
modifierChéronée est d'abord connue sous le nom d'Arné[1] ; mentionnée dans le Catalogue des vaisseaux[2], où elle est caractérisée par ses « vignes plantureuses », elle est la patrie de Ménesthios, fils du roi Aréithoos, combattant achéen pendant la guerre de Troie[3], et de Phyloméduse. À l'époque classique, Chéronée se trouve dans la sphère d'influence d'Orchomène, à qui elle paie tribut[4]. Elle devient ensuite un district de Béotie. Au IVe siècle av. J.-C., elle regagne son autonomie au sein du koinon des Béotiens. L'Empire romain la reconnaît ensuite comme une cité libre.
En raison de sa position stratégique, Chéronée est le théâtre de nombreuses batailles. En 447, Athènes prend la cité avant d'être vaincue par Thèbes à Coronée. Le , Philippe II de Macédoine y remporte la victoire sur une coalition de cités grecques comprenant Athènes et Thèbes. Le Lion de Chéronée est érigé peu de temps après en mémoire des hommes du bataillon sacré de Thèbes qui y furent massacrés.
En 245, la Ligue étolienne affronte à Chéronée le koinon des Béotiens. Enfin, en 86 av. J.-C., le Romain Sylla y défait les armées de Mithridate VI, roi du Pont.
Moyen âge
modifierAu Moyen-Âge, Chéronée fit partie du thème de l'Hellade, mais déclina lentement au profit de Livadiá. Le 15 mars 1311, près de Chéronée, au flanc oriental du mont Thourion, autour des actuels villages de Prosilios et Romaïkos, la bataille d'Halmyros oppose le dernier duc d'Athènes, le franc Gautier V de Brienne, aux Catalans qui l'emportèrent. Gautier V fut tué et le duché d'Athènes passa aux mains des Catalans jusqu'en 1380 lorsqu'il fut conquis par les Turcs, qui maintinrent leur domination durant quatre siècles et demi.
Histoire moderne
modifierDeux batailles eurent lieu dans la région de Chéronée pendant la guerre d'indépendance grecque : le 7 juillet 1823, l'armatole Odysséas Androútsos attaqua l'armée ottomane qui, en rétorsion, incendia le monastère de Davlia le 13 juin, et en 1825, les insurgés grecs détruisirent la cavalerie d'Abbas Pacha.
Notes et références
modifier- ↑ Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], IX, 40, 5.
- ↑ Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne], Chant II, 507.
- ↑ Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne], Chant VII, 9.
- ↑ Thucydide, La Guerre du Péloponnèse [détail des éditions] [lire en ligne], Livre IV, 76, 3.
- ↑ Introduction aux Dialogues pythiques de Plutarque par Frédérique Ildefonse, Paris, Flammarion, coll. « GF », 2006.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- Édouard Will, Claude Mossé et Paul Goukowsky, Le Monde grec et l’Orient : Le IVe siècle et l’époque hellénistique, Presses universitaires de France, , 678 p., p. 60 à 64.
- Émile Chambry, Émeline Marquis, Alain Billault et Dominique Goust (trad. Émile Chambry), Lucien de Samosate : Œuvres complètes, Paris, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1248 p. (ISBN 978-2-221-10902-1)
Liens externes
modifier- Site officiel
- Ressource relative aux beaux-arts :