Cigogne orientale

espèce d'oiseaux

Ciconia boyciana

Ciconia boyciana
Description de cette image, également commentée ci-après
Cigogne orientale.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Ciconiiformes
Famille Ciconiidae
Genre Ciconia

Espèce

Ciconia boyciana
Swinhoe, 1873

Statut de conservation UICN

( EN )( EN )
EN C2a(ii) : En danger

Statut CITES

Sur l'annexe  I  de la CITES Annexe I , Rév. du 01/07/1975

La Cigogne orientale (Ciconia boyciana), également appelée Cigogne à bec noir, Cigogne blanche de Corée ou Cigogne blanche du Japon, est une grande espèce d'oiseaux asiatiques appartenant à la famille des Ciconiidae.

Description

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La Cigogne orientale ressemble beaucoup à la Cigogne blanche (Ciconia ciconia), mais est en moyenne plus grande : elle mesure de 110 à 115 cm de long du bout du bec au bout de la queue, pour un poids de 4,5 à 5,5 kg chez les mâles, de 3,7 à 5,0 kg chez les femelles et une envergure de 1,95 à 2,00 m[1],[2]. Elle est également plus pâle, son œil à l'iris blanchâtre est bordé de peau rouge, et son bec est noir et plus massif. Il n'y a pas de dimorphisme sexuel apparent, mais la femelle est légèrement plus petite que le mâle. Les jeunes sont blancs, avec le bec orange.

Répartition et habitat

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Carte de répartition de la Cigogne orientale dans l'est de l'Asie.
  • Présence en période de nidification.
  • Présence en période d'hivernage.

Cette espèce vit dans l'Est de l'Asie. Elle niche dans les bassins de l'Amour et de l'Oussouri, le long de la frontière sino-russe. En hiver elle descend jusqu'à Taïwan et Hong Kong, et en petit nombre en Corée et même au Japon[3]. Plus rarement elle vole jusqu'aux Philippines, dans le nord-est de l'Inde, le Bangladesh et la Birmanie[3].

La migration vers le sud commence en septembre, et les oiseaux reviennent dans les zones de nidification en mars.

Écologie et comportement

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Cigogne orientale ayant capturé une anguille.

Alimentation

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C'est une espèce carnivore, se nourrissant de poissons, de grenouilles, de petits oiseaux et reptiles ainsi que de rongeurs.

Reproduction

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La ponte compte de deux à six œufs.

Dénominations et systématique

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Taxinomie

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Sa dénomination spécifique, boyciana, commémore Robert Henri Boyce (1834-1909), employé de la fonction publique de Shanghai[4]. Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.2, 2026)[5], c'est une espèce monotypique (non subdivisée en sous-espèces).

Phylogénie

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Phylogénie des espèces
actuelles du genre Ciconia[6] :

Les espèces les plus proches de la Cigogne orientale sont la Cigogne blanche, dont elle était autrefois considérée comme une sous-espèce[7], et la Cigogne maguari (Ciconia maguari), d'Amérique du Sud. Ces relations au sein du genre Ciconia sont à la fois appuyées par des similitudes comportementales et par des études biochimique, avec l'analyse des séquences du gène du cytochrome b mitochondrial et par l'hybridation ADN[8].

Menaces et conservation

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La Cigogne orientale est considérée par l'Union internationale pour la conservation de la nature comme « espèce en danger »[9]. BirdLife International estime que la population mondiale compte 1 000 à 2 500 individus adultes, se répartissant sur une aire extrêmement vaste de 474 000 km2, et avec des effectifs déclinant[3].

Notes et références

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  1. (en) James Hancock, James A. Kushan et M. Philip Kahl (ill. Alan Harris et David Quinn), Storks, Ibises and Spoonbills of the World, Academic Press, , 386 p. (ISBN 978-0-12-322730-0).
  2. (en) Mark Brazil, Field Guide to the Birds of East Asia : Eastern China, Taiwan, Korea, Japan and Eastern Russia., Londres, Princeton University Press, coll. « Princeton Field Guides », , 528 p. (ISBN 978-0691139265).
  3. 1 2 3 (en) « Oriental Stork Ciconia boyciana » Accès libre, sur datazone.birdlife.org, Birdlife International (consulté le ).
  4. (en) « boyciana » Accès libre, sur The Key to Scientific Names on birdsoftheworld.org, James A. Jobling (consulté le ).
  5. Congrès ornithologique international, version 15.2, 2026.
  6. Tree of Life Web Project, consulté le .
  7. Handbook of the Birds of the World, vol. 1, 1992, p. 460.
  8. (en) B. Slikas, « Phylogeny of the Avian Family Ciconiidae (Storks) Based on Cytochrome b Sequences and DNA–DNA Hybridization Distances », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 8, no 3, , p. 275-300 (DOI 10.1006/mpev.1997.0431 Accès payant).
  9. UICN, consulté le .

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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