Cimetière de Mons
Le cimetière de Mons (ou cimetière communal de Mons) est un lieu d'inhumation implanté depuis le à Mons sur le versant sud du mont Saint-Lazare. Ce cimetière est en quelque sorte le « Père Lachaise » local où repose un grand nombre de personnalités montoises.
Cimetière communal de Mons
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Il comporte de nombreux monuments. Il abrite également de nombreuses tombes militaires : cimetière militaire du Commonwealth ; tombes de soldats alliés mort à Mons lors de la Première Guerre mondiale et de la Seconde Guerre mondiale, les pelouses d'honneur de soldats et d'anciens combattants belges.
Situation
modifierLe cimetière est implanté sur le versant sud du mont Saint-Lazare. L'entrée principale, au nord-est du cimetière, est située Chemin de la Procession. Une entrée secondaire se situe à la rue du Chêne aux Haies. Le crématorium de Mons se trouve à côté du cimetière dans un bâtiment moderne.
Histoire
modifierLe décret de l'empereur Joseph II du Saint-Empire du , interdit d'ensevelir dans les églises et ordonne la suppression des cimetières dans l'enceinte des villes. Le , le même Joseph II approuve l’emplacement retenu pour la création du premier cimetière de Mons sur le flanc du mont Saint-Lazare qui à l'époque n'était pas encore boisé. Pour des raisons hygiéniques, il supprime ainsi les cimetières des églises paroissiales du centre-ville de Mons et les déplace à l'écart dans un environnement aéré. Le cimetière a au départ une superficie d'1 ha. Le monument funéraire le plus ancien est la chapelle du Bon Dieu de Piété datant de 1788 adossée au mur occidental qui accueille famille Hardenpont[1].
Dès le départ, il est ouvert à toutes les confessions, chrétiens et non-chrétiens, Montois ou autres. Il est surnommé le cimetière des quatre paroisses puisqu’il rassemble au départ les paroisses de Saint-Germain, Saint-Nicolas-en-Havré, Saint-Nicolas-en-Bertaimont et Sainte-Elisabeth. Dans un premier temps, les pratiques funéraires restent similaires aux us des cimetières paroissiaux. Très vite, la volonté de pérenniser les sépultures se met en place ouvrant la voie à une véritable culture du funéraire. La première concession répertoriée (à Théophile Desenfants) dans les registres communaux montois date du . Les familles investissent alors dans des monuments destinés à rappeler les mérites des défunts à travers les symboles et les épitaphes[2].
Le cimetière est agrandi à plusieurs reprises. En 1837, sa superficie est élargie à 5 ha, 43 a vers le haut du site. Á la même époque, le site est entouré d'un mur de clôture et reçoit une entrée de style néo-classique au Chemin de la Procession, qui rappelle celle du cimetière parisien du Père-Lachaise. En 1897, le cimetière est agrandi (à l’arrière de la sépulture d’Antoine Clesse).
Les conflits mondiaux imposent un nouvel agrandissement afin d’accueillir les pelouses d’honneur de militaires. Le , est érigée la « Croix du Sacrifice », cénotaphe élevé par le gouvernement anglais en mémoire des centaines de soldats alliés tombés à Mons au cours de la Première Guerre mondiale et inhumés dans le cimetière militaire[3]. Une vase crypte sert d'ossuaire à des centaines de réfugiés français décédés au cours de l'hiver 1918[4].
Au XIXe siècle, la plantation d'arbres en fait un véritable parc à l'anglaise. Le couvert végétal est principalement composé de hêtre commun et hêtre pourpre, majoritairement de chêne, châtaignier, taxodium, érable pourpre, marronnier, etc. On y trouve également des résineux tels que le pin, le thuya, le cyprès et l'if[1].
En , est érigé à la pelouse d'honneur un mémorial au roi Albert Ier (à proximité du carré militaire belge).
Le classement du cimetière par l'arrêté ministériel de la Région wallonne du consacre la richesse patrimoniale de ses sépultures. Enfin, dans les années 1990, le crématorium et ses pelouses sont annexées au cimetière[2].
En , le cimetière de Mons a été désigné comme plus beau cimetière de Wallonie[5].
- Cimetière de Mons, vue de l'ancien cimetière.
- Mons, sépulture de la famille Lambert de Rouvroit.
- Mons, cénotaphe de Jules Dusart.
- Monument funéraire de la famille Busine - Halbrecque.
- Sépulture de la famille Dutillœul-Henry.
Cimetière militaire
modifierDans la partie supérieure du cimetière, on trouve le cimetière militaire du Commonwealth, les pelouses d'honneur, le carré militaire belge et celui des alliés morts à Mons pendant la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale.
Une Croix du Sacrifice y a été érigée au milieu de la pelouse d'honneur britannique par le gouvernement anglais en mémoire des centaines de soldats alliés tombés à Mons. Une pierre du souvenir (Stone of remembrance) se trouve à proximité immédiate de la Croix du Sacrifice. De même, un mémorial au roi Albert Ier a été dressé à la pelouse d'honneur belge.
En face du mémorial au roi Albert Ier, se trouve la sépulture et le monument inauguré en 1923 à la mémoire de Charles Simonet, héros de guerre fusillé par les Allemands en pour espionnage au service des Britanniques.
- Pelouse d'honneur belge.
- Pelouse d'honneur britannique.
Personnalités
modifier- Famille Duvivier (Joseph-Maximilien Duvivier (1728-1796), médecin-pensionnaire de la ville de Mons, Joseph-Hippolyte Duvivier (1752-1834), prêtre oratorien et écrivain ecclésiastique, Auguste Duvivier (1772-1846), ministre, Vincent Duvivier (1774-1851), lieutenant général, Ignace Louis Duvivier (1777-1853), lieutenant général, inspecteur général de cavalerie: généraux, ministre d'État)
- Jean-François Gendebien (1753-1838) : membre du Congrès national
- Edmond Dupré (1759-1829) : bourgmestre de Mons
- Alexandre Legrand-Gossart (1780-1845) : industriel et homme politique
- Jean-Baptiste Thorn (1783-1841) : gouverneur de la province de Hainaut
- Adolphe Mathieu (1804-1876) : écrivain, journaliste et poète
- Jules Denefve (1814-1877) : violoncelliste, chef d'orchestre et compositeur
- Antoine Clesse (1816-1889) : poète et chansonnier
- Louis Paternostre (1824-1879) : artiste-peintre
- Achille Legrand (1831-1897) : industriel et sénateur
- François-Léopold Cornet (1834-1887) : géologue et ingénieur
- Charles Brunin (1841-1887) : sculpteur
- Fernand Defuisseaux (1848-1912) : industriel et homme politique
- Fulgence Masson (1854-1942) : ministre de la Justice et ministre de la Défense
- Jules Cornet (1865-1929) : géologue
- Victor Maistriau (1870-1961) : ministre de la Justice
- Charles Plisnier (1896-1952) : poète et écrivain
- Marcel Gillis (1897-1972) : artiste peintre, chansonnier, poète
- Alex de Taeye (1898-1952) : pédagogue et compositeur de musique classique
- Jacqueline Brison (1932-2006) : artiste peintre et céramiste expressionniste
- Monument funéraire de la famille Gendebien.
- Sépulture d'Alexandre Legrand-Gossart, échevin de Mons.
- Monument funéraire de Jean-Baptiste Thorn, gouverneur de la province de Hainaut.
- Sépulture d'Antoine Clesse, poète et chansonnier.
- Sépulture de Charles Plisnier, poète et écrivain.
- Sépulture de Marcel Gillis, artiste-peintre.
Références
modifier- 1 2 Christiane Piérard, Angelo Dore et Herbert Meunier, Cimetière ancien de Mons Itinéraires-Découverte, Mons, ASBL Office de Tourisme de la ville de Mons,
- 1 2 « Le cimetière de Mons », sur Mons.be (consulté le )
- ↑ « La Croix du Sacrifice », L'Avenir du Luxembourg, , p. 2 (lire en ligne
) - ↑ « Dans la banlieue de Mons », La Nation Belge, , p. 6 (lire en ligne
) - ↑ Belga, « Le cimetière de Mons désigné plus beau cimetière de Wallonie », Vers l'Avenir, (lire en ligne)
Annexes
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- Thierry Luthers (photogr. Jean-Paul Remiche), Derniers domiciles connus : Guide des tombes de personnalités belges, t. 5 : Province de Hainaut, Éditions Luc Pire, , 192 p. (ISBN 978-2-87542-214-9).
