Cimetière de Namur

Cimetière en Belgique

Le cimetière de Namur (également appelé « cimetière de Belgrade ») est un lieu d'inhumation inauguré le à Saint-Servais (Namur). Ce cimetière est en quelque sorte le « Père Lachaise » namurois où repose un grand nombre de personnalités namuroises. Environ 67 000 Namurois ont été inhumés au cimetière[1].

Cimetière de Namur
Cimetière de Belgrade
Adresse
Chaussée de Waterloo 434Voir et modifier les données sur Wikidata
5002 Namur, province de Namur
 Belgique
Mise en service
Coordonnées
Identifiants
Site web
Carte

Description

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Le cimetière est implanté à Saint-Servais (Namur) à proximité de la limite avec le quartier de Belgrade qui fait comme le quartier de Saint-Servais partie de l'entité de Namur. Il a une superficie de 8,8 ha. L'entrée, encadrée par deux pavillons appartenant au cimetière, se situe sur la chaussée de Waterloo.

Á gauche de l'entrée, un casque grec en fer sur un socle perpétue la mémoire du colonel Alexandre von Zastrow et des soldats prussiens tombés le à Namur à la fin des guerres napoléoniennes. Il s’agit du seul monument commémorant les combats de [2]. À droite, on note également le monument et buste de François-Philippe Cauchy, ingénieur en chef de la ville de Namur au XIXe siècle et expert en minéralogie. Le cimetière comporte par ailleurs de nombreux monuments et mausolées civils de personnalités namuroises.

De larges allées carrossables arborées permettent l'accès aux véhicules[3]. Un bâtiment octogonal donne accès à une crypte qui contient de nombreuses niches enfermant les défunts. Trois galeries en forme de T comptent environ 400 « cases ». La disposition des galeries en sous-sol correspond à celle des monuments en surface. Cette crypte est l'une des seules de Wallonie (avec celle de Wavre). Des inhumations y ont encore lieu[4].

Au fond du cimetière, on trouve de nombreuses tombes militaires et monuments liés aux deux guerres mondiales.

Le cimetière de Namur a obtenu le label « Cimetière Nature » décerné par le Réseau Wallonie Nature. Ce label, créé en 2015, vise à encourager les communes à mettre en œuvre des projets de végétalisation de ses cimetières. Depuis , le Service Nature et Espaces Verts de la Ville de Namur n’y utilise plus de produits phytopharmaceutiques.

Histoire

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Depuis 1786, l'ancien cimetière de Namur se situait au faubourg d'Heuvy dans un terrain en fond de vallée longeant la station de chemin de fer[5]. Il était cependant de taille réduite (moins d'un hectare) et trop proche du centre de Namur[6].

Les autorités communales de Namur choisissent donc de déplacer le cimetière sur un plateau à km du centre-ville dans le faubourg de Saint-Servais. Il est ouvert aux inhumations le et reçoit la bénédiction officielle du clergé namurois le . Il est dessiné par un architecte comme un parc aux allées rectilignes majestueuses bordées d’arbres imposants dans le style des parcs à l'anglaise. Il est entouré d'un mur d'environ 3 mètres de haut. Au départ, 34 du cimetière était réservé aux défunts de culte catholique, le dernier quart étant destiné aux autres confessions[6].

Sa superficie initiale de 4 ha, a été accrue à plusieurs reprises pour atteindre sa superficie actuelle de 8,8 ha : en 1897, dans les années 1920 et dans les années 1960.

En 1882, est ouverte une crypte qui abrite des rangées de niches enfermant les défunts[4].

Au cours de la Première Guerre mondiale, les tués belges et français du siège de Namur en août 1914 sont enterrés dans un carré militaire du cimetière. Le , le cimetière militaire allemand et son monument sont inaugurés par les autorités allemandes d'occupation en présence du général Moritz Von Bissing, gouverneur général de la Belgique, et de Freiherr Van Hirchberg, gouverneur de Namur[7]. Le monument de style néo-classique soutenu par deux colonnes ioniques y a été érigé à la mémoire des soldats allemands tombés sur les champs de bataille. Ce monument disparaîtra après la Seconde Guerre mondiale.

En 1922, une entrée de service est aménagée dans la rue Auguste Leblanc.

Le cimetière de Namur est le lieu de nombreuses commémorations autour des monuments du cimetière militaire et de tombes de personnalités wallonnes. Depuis les années 1950, les monuments et la tombe de François Bovesse sont fleuries annuellement en septembre lors de l’hommage rendu au cours des Fêtes de Wallonie[3].

Cimetière militaire

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Le cimetière militaire se trouve au bout de l'allée centrale. La Croix du Sacrifice a été érigée à son entrée par le gouvernement anglais en mémoire des centaines de soldats alliés tombés à Namur au cours de la Première Guerre mondiale et inhumés dans le cimetière militaire. S'y situent les pelouses d'honneur belge, britannique, italienne, française et soviétique morts pendant la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale. Y reposent notamment 245 militaires britanniques (Gallois, Écossais, Irlandais) et du Commonwealth (Canada, Afrique du Sud, Australie, Canada, Inde et Nouvelle-Zélande). Un registre fait mention des soldats britanniques inhumés et leurs tombes sont entretenues par la Commonwealth War Graves Commission.

Parmi les monuments, on peut mentionner celui aux volontaires namurois des journées de , aux civils fusillés en 1914-1918, aux prisonniers politiques (1940-1945), à la Résistance, aux victimes des bombardements aériens (en particulier d'), et aux morts de 1940-1945. Plusieurs panneaux explicatifs expliquent le déroulement des opérations militaires pendant la Première Guerre mondiale[8] et les bombardements de Namur pendant la Seconde Guerre mondiale dont celui du 18 août 1944.

Personnalités inhumées

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En 2023, la ville de Namur a lancé le projet QR Code-SIHL (sépultures d'importance historique locale) pour valoriser les tombes de personnalités inhumées dans ses cimetières et qui ont marqué l'histoire. À l'aide d'un smartphone, les visiteurs du cimetière de Namur ont la possibilité de scanner les pictogrammes et ainsi ouvrir la page internet sur laquelle sont mentionnés divers renseignements à propos du défunt[9].

Parmi les personnalités inhumées au cimetière de Namur (Belgrade), on peut citer :

Références

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  1. « Namur pelouse d'honneur belge », sur wardeadregister.be (consulté le )
  2. Frédéric Marchesani, « La stèle du commandant von Zastrow | Connaître la Wallonie », sur connaitrelawallonie.wallonie.be, (consulté le )
  3. 1 2 « Cimetière de Belgrade (Namur) », sur Connaître la Wallonie (consulté le )
  4. 1 2 « Namur, la crypte oubliée », Vers l'Avenir, (lire en ligne)
  5. « La bénédiction du nouveau cimetière de Namur », Journal de Bruxelles, , p. 2 (lire en ligne)
  6. 1 2 A. Paul, Histoire de l'épidémie de choléra à Namur en 1866, Bruxelles, Manceaux, (lire en ligne), p. 73-76
  7. Emmanuel Bodart, Namur à l'heure allemande : 1914-1918 ; la vie quotidienne des Namurois sous l'occupation, Namur, Presses universitaires de Namur, (lire en ligne), p. 262
  8. « Cimetières de Namur et Jambes: « Leur sacrifice ne sera pas oublié ! » », sur Namur urbaine, (consulté le )
  9. Nicolas Lejman, « Namur : des codes QR sur 25 sépultures d'importance patrimoniale », sur RTBF, (consulté le )

Annexes

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • C. Istasse, « Souvenir napoléonien : la stèle du colonel prussien Heinrich von Zastrow (combats de Namur, 19-20 juin 1815) », Cahiers de Sambre et Meuse, vol. 86e année, , p. 62-89.
  • Frédéric Marchesani, « Namur, la stèle du commandant von Zastrow », dans Sur les traces de la Wallonie française, Namur, Institut du Patrimoine wallon, , 214-216 p. (ISBN 9782875221513).
  • Annette Becker et Stéphane Tison, Un siècle de sites funéraires de la Grande guerre, Presses universitaires de Paris Nanterre, Nanterre, 2018.
  • Thierry Luthers, Derniers domiciles connus : guide des tombes de personnalités belges, Provinces de Namur et de Luxembourg, tome 3, éd. Luc Pire, 2022.
  • Thierry Luthers, Souvenirs; Souvenirs, éd. Luc Pire, 2022.
  • Annette Becker et Stéphane Tison, Un siècle de sites funéraires de la Grande guerre, Presses universitaires de Paris Nanterre, Nanterre, 2018.

Liens externes

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