Cimetière du Plomeux

cimetière situé dans le Nord, en France

Le cimetière du Plomeux est situé dans le quartier du Plomeux, au bord du canal de Roubaix, à Wasquehal. Mis en service en 1951 pour pallier le manque de place du cimetière du Centre, il est depuis cette date le cimetière principal de Wasquehal. Ce cimetière fait partie des 73 000 cimetières répertoriés dans lesquels reposent des soldats du Commonwealth.

Cimetière du Plomeux
Entrée principale du cimetière du Plomeux.
Localisation
Religion(s)
Tombes
4 860Voir et modifier les données sur Wikidata
Personnes
9 005Voir et modifier les données sur Wikidata
Mise en service
1951
Coordonnées
Identifiants
Site web
CWGC
Find a Grave
Carte
Personnalités enterrées

Situation et accès

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Le cimetière du Plomeux est situé au no 9 avenue du Molinel, dans le quartier du Plomeux à Wasquehal. L'entrée principale se présente sous la forme d'un portail automatique.

Origine du nom

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Le cimetière porte le nom du quartier du Plomeux dont l'origine est inconnue.

Historique

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Le Plomeux

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On trouve vers 1733, le fief du Plomeux (ou Plouieux), qui est situé entre les fiefs du Triestres, du Noir Bonnet, du Laoutre et du Cartelot. Le fief du Plomeux appartient à Charles de Rohan-Soubise, propriétaire de la seigneurie de Wasquehal-la Marque.

Deux siècles plus tard, une partie des terres agricoles du Plomeux appartient à la Filature du Nord et l'autre partie, à la famille de Baynast de Septfontaines, descendante de Charles François Marie Le Prévost de Basserode, ancien maire de Wasquehal qui les tenait de son beau-frère, Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry.

Construction et aménagement

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En 1921, pour pallier le manque de place du cimetière du Centre, la municipalité projette l'acquisition de terrain pour un nouveau cimetière au quartier du Capreau[1].

Vue aérienne du cimetière du Plomeux en 1960.

En , Léon Lejeune, administrateur délégué de la Filature du Nord (actuellement le Lycée Cousteau), située rue Pasteur, expose au maire de Wasquehal, Henri Détailleur, la mauvaise situation de l’usine, de la crainte de devoir la fermer et de congédier son personnel, soit 982 ouvriers et employés. Seule une levée de fonds permettrait de sauver l'usine. À cet effet, la Filature du Nord est disposée à réaliser la vente d’une grande partie de ses terrains qui se situent entre le quartier du Triestes et le quartier du Plomeux. Ces terrains d’une superficie de 6.5 hectares sont cultivés par Omer Dehaudt propriétaire de la Ferme Dehaudt. Le conseil municipal décide donc de l’acquisition de ce terrain, bien situé entre le quartier du Centre et celui du Cartelot, idéal pour prendre la relève du cimetière du Centre, rue de Marcq-en-Barœul, qui devient insuffisant et qui, proche des habitations ne peut être agrandi. Les finances de la ville étant au plus bas, avec une dette supérieure à 6 millions de francs, le ministère de l’intérieur refuse que la ville s’endette de 2 millions supplémentaires pour l’acquisition des terrains. En 1935, commence le projet d'acquisition de terrain en vue de la création d'un nouveau cimetière[1]. En 1936 la société de la Filature du Nord a pu réaliser une partie d’actif par la fermeture de son atelier de tissage et la vente de ses métiers à tisser, réduisant son personnel à 600 ouvriers. De ce fait, elle n'est plus disposer à vendre ses terrains dans pour la création d'un nouveau cimetière. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, la Filature du Nord qui s’est associée à la société Lanital Français, ne désire plus aliéner la propriété. Le 14 décembre 1941, lors de l'installation du nouveau conseil municipale, Émile Lesaffre, ancien adjoint au maire, demande au maire Henri Détailleur[, la création urgente d'un nouveau cimetière[2].

Borne d'allée datant de 1976, au cimetière du Plomeux.

En 1943, la municipalité, pour la création d'un nouveau cimetière, envisage de prendre un terrain au Noir Bonnet, entre la rue des Villas Ouvrières (actuelle rue Émile Delette) et le canal de Roubaix. Mais les études géologiques montreront que le terrain est trop humide, plus bas que les eaux du canal qui parfois s’y déversent. Il faudrait le drainer jusqu’à la rivière, d’où un coût exorbitant. Après-guerre, alors que la mairie de Wasquehal souhaite toujours acquérir les terrains de la Filature du Nord et devant le refus persistant des propriétaires à vendre les terrains tant convoités, est lancée une procédure de déclaration d’utilité publique. Un décret du autorise la construction du nouveau cimetière soit à l'amiable ou par expropriation sur les terrains du Triestres (au niveau de la ferme du Triest) ou du Plomeux. L’acquisition effective des terrains par la municipalité se fait en aout 1949, pour une somme de 4.810.000 francs pour la Filature du Nord, 225.000 francs pour Anital Français et 600.000 francs de dédommagement pour Omer Dehaudt et 8 et 10 millions de francs de frais d’aménagement[3]. Le terrain choisit pour l'emplacement du nouveau cimetière se fait dans le quartier du Plomeux et dans une partie du quartier du Triestres.

La construction du cimetière du Plomeux (sur l'actuelle première partie du cimetière) est faite en 1950 et à la toussaint de cette même année, le futur cimetière est prêt. Le cimetière est mis en service en 1951 et la première inhumation, celle d'Alfred Gardon, apprêteur, eut lieu dès le suivie de celle de Zoé Vanoverbeke, ménagère.

Pavés d'origines de l'avenue du Molinel passant devant le cimetière du Plomeux.

En 1965, un logement de concierge est construit, occupé par le chef-fossoyeur, complété par un ensemble funéraire comprenant une morgue avec sa salle d'autopsie et un caveau d’attente permettant le dépôt des cercueils. Le premier conservateur du cimetière est Marcel Surmont. En 1968, la marie procède à des travaux d'aménagement des allées[4]. Le cimetière s’agrandit en 1975 quand la municipalité rachète les terrains que cultive Gérard Dehaudt, fils d'Omer Dehaudt et qui appartiennent à Jean Georges Louis de Baynast de Septfontaines, c'est-à-dire la deuxième partie du cimetière du Plomeux, et l'actuelle partie de la plaine des jeux jouxtant le cimetière. On trouve ensuite comme conservateur du cimetière, Guy Dupuis en 1976 qui deviendra chef fossoyeur en 1988.

Les paroissiens des églises Saint-Nicolas et Saint-Clément de Wasquehal, font bâtir avec leurs dons, un calvaire dans le cimetière du Plomeux en 1953. Il est placé sur un terrain offert par la commune. Plus tard le calvaire est restauré grâce à un don d'André Gernez.

En 1992, des fouilles commencent sous le parvis de l'église en vue de la construction de l'arrêt de métro Wasquehal - Hôtel de Ville. Les fouilles mettent au jour les fondations de la première église. On y trouve 700 tombes dont quelques tombes du moyen age et la plupart datant du XVIIIe siècle au XIXe siècle et, parmi elles, des tombes d'enfants où on trouve des billes en terre et des médailles en plomb de Saint Guylain[5]. Les restes mortuaires sont mis dans l'ossuaire principale du cimetière du Plomeux.

Un arrêté du 5 octobre 1995, autorise la création de columbariums et un jardin du souvenir où les cendres des défunts peuvent être dispersés. Cet arrêté fait suite à l’application de l'article R 361-14 du code des communes relatif à la création de columbarium et de jardin de souvenir dans les cimetières.

Inhumations et funérailles

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Mis en service en 1951, de nombreux industriels, hommes politiques, militants associatifs et artistes qui ont fait la renommée de la ville y sont inhumés. Durant les premières années d’existence du cimetière, les inhumations se font principalement dans la première partie du cimetière (carrés A, B et D). Lors des premières années certaines familles font exhumer les corps du cimetières du Centre vers le cimetière du Plomeux comme avec Tomasz Cierpisz et Alfons Cierpisz inhumés au cimetière du Centre en 1938 puis inhumés au cimetière du Plomeux[6].

André Lips qui finit 2e du championnat du monde d’accordéon en 1938.

On y trouve des industriels ou familles d’industriels avec Ghislaine Claeyssens, descendante du fondateur de la Distillerie Claeyssens de Wambrechies, Jean Franchomme, directeur de Delespaul-Havez au moment de l’invention du Carambar, Gabrielle Wattinne, présidente-directrice générale de la Blancheporte et Théodore Wibaux, administrateur de la Blancheporte.

D'anciens maires de Wasquehal, hommes politiques et syndicaliste avec Henri Détailleur, Ernest Dujardin, Gaston Heurtematte, Victor Honoré, Gérard Vignoble, Félix Chatteleyn, avocat et sénateur, fils de Félix Chatteleyn et Léon Massa, secrétaire général du parti socialiste wasquehalien, y sont inhumés.

On y trouve des personnalités du sport avec Arthur Buyse, fondateur de l'Union Sportive de Wasquehal, le gymnaste Paul Hantson, le cycliste Marcel Lemay, Lucien Montagne, joueur, entraineur et dirigeant de l'Entente Sportive de Wasquehal, Philippe Piat, secrétaire générale de l'Entente Sportive de Wasquehal puis les frères Rapaille avec André, dirigeant de l'Entente Sportive de Wasquehal et René, entraineur du Capreau Sport Wasquehal.

Marcel Lemay qui finit 8e du tour de Pologne en 1949.

Le monde associative et de l'enseignement sont représentés avec André Ghysels, fondateur du cabaret patoisant, Thierry Gyre, fondateur des pièces jaunes de Wasquehal et Anny Halgand, présidente de l’association de défense des locataires CLCV de Wasquehal et environs puis avec Noël Bacquart et Richard Joniuk, professeurs au lycée Cousteau de Wasquehal et Arthur Deuwille, directeur de l'école privée Saint-Edmond sont inhumés au Plomeux.

Les hommes d'église sont inhumés au cimetière du Plomeux dans le caveau de la paroisse de Wasquehal avec les abbés Paul Duthoit, Marcel Valcke, Arthur Depreester, Jean Delestrez, Sévère Cox, Louis Montaigne, Paul Duquesne, Robert Maes et Jean Cox. Les religieuses de l'ordre des franciscaine de Wasquehal décédées après 1951 sont inhumées dans le caveau de la congrégation des Franciscaines au cimetière du Centre.

Sont aussi inhumés au cimetière du Plomeux, des militaires et résistants avec Désiré Caus, résistant, mort pour la France, Pierre Charret, résistant, militant communiste et syndical et cinéaste amateur, Alfred Dubus, contremaître à l'usine Saint-Gobain et résistant, André Hantson, officier de l'ordre du Mérite, président d'honneur de la Fraternelle des anciens combattants de Wasquehal, combattant des Forces françaises libres et 2e division blindée, croix de guerre 1939-1945 avec citations, Anthime Muylaert, secrétaire à l’État-major de Philippe Pétain durant la Première Guerre mondiale, Paul Netchaeff, capitaine de l'armée impériale russe, Valery Roos, mort lors de la bataille du Haut Vinage et Jean Wastyn, résistant, mort pour la France.

Religion

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Le décret du 23 prairial de l'an XII (1804) de Napoléon Ier fixe les questions relatives à l'organisation des cimetières et des funérailles. Les communes ont l'obligation de créer un cimetière spécialement affecté à chaque culte ou d'affecter à chaque culte une partie du cimetière[7]. La loi du abroge cet article 15 du décret du 23 prairial de l'an XII, ce qui conduit à l'interdiction des carrés confessionnels. Au cimetière du Plomeux, il existe un carré musulman.

Monuments aux morts et mémoriaux

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Le cimetière du Plomeux possède un carré militaire depuis 1966. Érigé pendant le mandat de Victor Honoré, le carré militaire est construit par Gérard Étienne, tailleur de pierre et employé communal. Les concessions militaires du cimetière du Centre sont translatées au Plomeux en 1969. Une stèle commémorant les wasquehaliens morts pour la patrie qui fut érigée sous le mandat de Désiré Delesalle, dans le carré militaire du cimetière du Centre et également déplacée au carré militaire du Plomeux. Le carré militaire du Plomeux est inauguré le par le maire Pierre Herman, entouré du conseil municipal.

Le carré militaire comprend 110 sépultures de militaires et résistants issues de différents conflits depuis 1906. Les principaux conflits sont la Première Guerre mondiale, Seconde Guerre mondiale, guerre d'Indochine et la guerre d'Algérie. En dehors des principaux conflits, on trouve des soldats morts à Adana en Turquie avec Eugène Joseph Lesoen (mort le 10 janvier 1920) et Jean Ghislain Lecrix (mort le 11 juillet 1921), en Syrie avec Alexandre Joseph Bocquet (mort à Alep le 11 novembre 1927) puis au Liban avec René Louis Dupont (mort à Beyrouth le 15 juillet 1921). Un seul militaire étranger y est inhumé, le gallois William Johnson, canonnier du 30e régiment d'artillerie anglaise décédé à Wasquehal le lors de la drôle de guerre. Sa tombe est gérée par la Commonwealth War Graves Commission (CWGC). On compte aussi des sépultures de victimes civiles comme Thérèse Parque et Jean Baert.

Chaque année, la mairie de Wasquehal pose une gerbe devant la stèle du carré militaire en présences du corps de pompiers volontaire de Wasquehal et de la Fraternelle des Anciens Combattants de Wasquehal.

Faune et flore

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Avec ses 4 hectares, le cimetière du Plomeux est aussi un des plus grands espaces verts de la ville.

On y trouve essentiellement des bouleaux, tilleuls, châtaigniers, figuiers, saules pleureurs, érables, forsythias, lauriers-cerise, noisetiers, bambous, liquidambars, cornouillers, weigelias, pivoines, hellébore et saules blancs. Le cimetière compte des massifs fleuris tout au long de l'année. Le cimetière est entouré de haie, structure végétale linéaire qui sont entretenus pour les jardiniers et qui forme une clôture et qui constitue un abri à une faune locale et une flore spécifique formant un biotope particulier. Ces haies retiennent l’eau de pluie, évitant ainsi le lessivage des sols et les inondations dans le cimetière. En 2026, la mairie fait installer une cuve de récupération d'eau à l'arrière de la morgue pour les usagers du cimetière.

La faune du cimetière du Plomeux est composée de quelques d'espèces d'oiseaux, dont des perruches, étourneaux sansonnets, pies, pics verts et des pigeons ramiers. On observe également des mulots, chats, des hérissons, des papillons et des écureuils. Un essaim d'abeilles avait même trouvé refuge dans la toiture de la morgue. La proximité du canal fait que parfois des cygnes, des canards, des tortues aquatiques, des mouettes et des poules d'eau arpentent les allées du cimetière. En 2010, un cochon vietnamien qui s'est échappé de la ferme Dehaudt, s'est introduit dans le cimetière. La municipalité qui soutient les apiculteurs dans leur recherche d'implantation, installe des ruches à Wasquehal et le cimetière fera partie des lieux d'installation. Le cimetière du Plomeux est adjacent au parc Gernez-Rieux où est implantée une mini-forêt qui permet d'offrir une barrière végétale entre les activités du parc et le cimetière.

Fonctionnement du cimetière au XXIe siècle

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Le cimetière dépend du service état civil de la Ville de Wasquehal et le règlement municipale du cimetière date du 28 avril 1967.

La conservation du cimetière assure la gestion des procédures administratives d'inhumation et d'exhumation, la gestion des concessions funéraires, l'accueil du public (familles et visiteurs), la surveillance du site et des opérations funéraires, l'entretien général du cimetière, ainsi que de la valorisation du patrimoine architectural et végétal.

Le cimetière compte environ 4 000 tombes et 550 cases de columbarium.

Pour être enterré au cimetière du Plomeux, il faut soit acquérir une concession funéraire, soit être inhumé dans un caveau de famille existant. L'acquisition d'une concession funéraire, en terrain ou en case de columbarium, n'est possible que pour inhumer un défunt domicilié à Wasquehal et ne peut se faire qu'au moment du décès. Il n'est pas possible de faire un achat ou de réserver un emplacement par anticipation.

Préservation du patrimoine

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Un état parcellaire a été effectué en 2023 avec mise à jour des noms des défunts et recherche des héritiers et une partie des tombes du cimetière du Plomeux sont misent en ligne sur le site Geneanet dans le cadre du projet Sauvons nos tombes.

Personnalités de la ville inhumées au cimetière du Plomeux

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Bibliographie

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  • 1970 : Histoire et Petite Histoire de Wasquehal par Maurice Delbar
  • 2018 : Les Wasquehaliens Morts pour la Patrie 1914-1918 par Éric Roussel, Association Généalo 59-62-02-B (ISBN 9791094623190)

Notes et références

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Liens externes

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