Cityscoot

entreprise française proposant des scooters électriques en libre-service

Cityscoot était une entreprise française proposant des scooters électriques en libre-service en région parisienne, à Milan et à Turin. Cityscoot est à la fois le nom de l'opérateur et de la marque commerciale. Elle est reprise par son rival espagnol Cooltra en 2024[2],[3].

Cityscoot
logo de Cityscoot
illustration de Cityscoot

Création 2014
Dates clés 2016 : lancement initial à Paris
Disparition 2024 : rachat par Cooltra
Fondateurs Bertrand Fleurose
Forme juridique Société par actions simplifiée
Siège social Paris 75017
Drapeau de la France France
Activité Location de courte durée de voitures et de véhicules automobiles légers
Produits Location de scooters
Sociétés sœurs Scoot Up Location, BFS1
Effectif 150[1]
SIREN 800 862 021

Fonds propres 16 559 200 € au 31/12/2018
Dette 4 504 100 € au 31/12/2018 (financière)
Chiffre d'affaires 16 695 400 € au 31/12/2018
(+126%)
Bilan comptable 21 556 500 € au 31/12/2018
Résultat net -5 174 000 € au 31/12/2018

Histoire

modifier

Lita société est lancée à Paris en [4]. Un mois après son lancement, elle lève 15 millions d’euros afin d’augmenter son parc à 1 000 véhicules. En , elle lève 40 millions d’euros[5]. En , elle se lance à Nice, puis en à Milan[6] avec 500 véhicules au démarrage et un objectif d'atteindre 1 000 véhicules avant l'été 2019[7]. En , elle se lance à Rome avec 500 véhicules, et entre dans le Next40[8].

En , Cityscoot annonce un partenariat avec Uber. Les scooters Cityscoot seront intégrés et disponibles sur cette dernière application[9].

En , Cityscoot ouvre son service à Barcelone, à la suite de l'appel d'offres effectué par la municipalité catalane[10]. Le mois suivant, elle cesse son activité à Rome, évoquant une faible reprise d’activité après le confinement[11].

En , la société parvient à faire annuler par la justice administrative l'arrêté de la mairie de Paris qui interdit à une grande partie des véhicules à moteur l'accès à la rue de Rivoli. Cette annulation ne porte que sur les deux-roues électriques[12]. La société opérerait 3 700 scooters électriques en libre service[13].

En , Cityscoot est recapitalisée par RATP Capital Innovation et la Banque des territoires qui deviennent majoritaires au capital. L'actionnaire fondateur, Bertrand Fleurose, devient un actionnaire minoritaire et cède sa place de PDG à Bertrand Altmayer. La stratégie change avec une recherche d'efficacité du parc plutôt qu'une présence tous azimuts. Ainsi le service est fermé à Barcelone (ouvert en ) tandis que la flotte proposée à Paris est réduite de 3 600 à 2 500 scooters[14].

En , l'entreprise est condamnée par la CNIL à une amende de 125 000 €, pour une géolocalisation à outrance, disproportionnée par rapport aux objectifs du service rendu[15].

Le , Cityscoot annonce dans une lettre adressée à ses usagers que le service se retirerait de Nice, du fait que l'entreprise n'ait pas été « retenu comme l’acteur qui opérera à Nice pour proposer des scooters électriques en libre-service ». Le , Cityscoot se retire de la ville de Nice[16].

En , Cityscoot est placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris[17]. En , Cooltra, concurrent espagnol de Cityscoot, reprend Cityscoot et 30 des 168 salariés[3].

Références

modifier
  1. Jean-Yves Guérin, « Reprise de Cityscoot : son ex-patron et un concurrent sur les rangs », sur lefigaro.fr, (consulté le )
  2. « Du Next40 à son rachat à la casse : la descente aux enfers de Cityscoot », Les Echos, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  3. 1 2 « Scooters électriques en libre-service : l’Espagnol Cooltra reprend son concurrent Français Cityscoot », sur lefigaro.fr, (consulté le )
  4. « Cityscoot "essaye de s’implanter dans un maximum de villes près de Paris" », sur europe1.fr, (consulté le )
  5. Julien Dupont-Calbo, « Cityscoot lève 40 millions pour se déployer hors de Paris », sur www.lesechos.fr, (consulté le ).
  6. « Présentation de Cityscoot », sur avere-france.org (consulté le )
  7. « Le loueur français de scooter électrique Cityscoot roule désormais aussi à Milan », sur econostrum.info, (version du sur archive.org)
  8. (it) « Cityscoot a Roma, nuovo servizio di sharing elettrico », sur moto.it, (consulté le )
  9. Jean-Gabriel Bontinck, « Avec Uber, déplacez-vous aussi en Cityscoot », sur leparisien.fr, (consulté le )
  10. Pascal Samama, « Cityscoot poursuit sa conquête de l'Europe avec Barcelone », sur bfmtv.com, (consulté le ).
  11. (it) « Cityscoot lascia Roma: "Ci concentriamo su città dove la domanda è più dinamica" », sur RomaToday (consulté le ).
  12. Benoît Hasse, « Paris : les scooters électriques de nouveau autorisés à circuler rue de Rivoli », sur leparisien.fr,
  13. « «Nous contribuons à réduire la place de la voiture» : Cityscoot, grand oublié de la mobilité à Paris ? », sur leparisien.fr, (consulté le )
  14. Nabil Bourassi, « La RATP et la Banque des Territoires sauvent Cityscoot » Accès libre, La Tribune, (consulté le )
  15. « Amende infligée à la société de scooters Cityscoot pour avoir géolocalisé ses clients à outrance » Accès libre, Le Figaro, (consulté le )
  16. https://www.nicematin.com/vie-locale/le-service-cityscoot-prend-fin-ce-vendredi-a-nice-dernier-jour-pour-en-profiter-837919
  17. « Location de scooters: Cityscoot en redressement judiciaire avec poursuite de l'activité », sur bfmtv.com, (consulté le )

Voir aussi

modifier