Clarisse Griffon du Bellay
Clarisse Griffon du Bellay, née en 1981, est une sculptrice et écrivaine française.
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Famille et formation
modifierElle est issue d'une famille de la noblesse française anoblie en 1567[1].
Après l'obtention d'une maîtrise lettres modernes à l'Université Paris-Nanterre en 2003, elle se forme à la sculpture en taille directe aux Ateliers Beaux-Arts de la Ville de Paris de 2006 et 2009[2].
Sculptrice
modifierElle expose depuis 2010, son travail en France et en Europe[réf. souhaitée]. Elle reçoit en 2010 le prix Georges Coulon de l'Institut de France[3].
Elle est pendant un an artiste résidente à la Casa de Velázquez à Madrid en 2013-2014 [4].
Elle a exposé une série de sculptures intitulée Carcasses dans le parcours d'art contemporain Carne à Paris et à la Halle Roublot de Fontenay-sous-Bois pour le salon Artcité.
Elle déclare lors d'un interview sur France inter ; « Mon travail se centre sur la chair, la matière vivante, entre bois et organismes animaux ou humains, les liens inextricables entre la vie et la mort, les dynamiques charnelles, nutritives, ainsi que la reproduction, la condition humaine et la notion de famille et d'héritage souvent douloureux, parfois avec une note d'espérance et de lumière à travers la puissance vitale. La profondeur des thématiques issues de l'histoire que porte mon sang s'imbrique avec la description d'expériences universelles »[5].
Autrice
modifierElle est l'autrice du roman Ressacs, publié en 2024 et inspiré de l'histoire de son arrière-arrière-grand-père, un des 15 rescapés de la frégate la Méduse, naufragée le [6].
Son ancêtre annotera le livre officiel pour donner sa propre version et corriger les faits décrits[7]. Les notes de son aïeul n'étaient pas sorties du cercle intime. Clarisse Griffon du Bellay y mêle sa voix à propos des dimensions les plus éprouvantes d'une survie aux confins de la condition humaine[8].
Elle indique que son roman « explore les thèmes de la mémoire, de la chair et de la survie, notamment à travers la manière dont le cannibalisme de survie a permis à sa famille et à elle-même d'exister »[9],[10].
Œuvres majeures
modifierRécompenses
modifierArticle connexe
modifierNotes et références
modifier- ↑ Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Éditions Robert Laffont, 2007, page 97.
- ↑ « Clarisse Griffon du Bellay à Nemours », sur Pays de Nemours (consulté le )
- ↑ « Casa de Velázquez - Publication », sur www.casadevelazquez.org (consulté le )
- ↑ « 2013-2014 - Artistes - En résidence - Création Artistique | Casa de Velázquez », sur www.casadevelazquez.org (consulté le )
- ↑ « Clarisse Griffon Du Bellay, l'héritage cannibale : un podcast à écouter en ligne », sur France Inter, (consulté le )
- ↑ « Joseph Jean Baptiste, mon ancêtre rescapé du radeau de “la Méduse” et cannibale », sur Le Nouvel Obs, (consulté le )
- ↑ « Ressacs – Clarisse Griffon du Bellay (111 pages) », sur La Plume Démasquée, (consulté le )
- ↑ Stéphane Pajot, « Son ancêtre avait mangé de l'homme : un manuscrit inédit sur la tragédie du Radeau de la Méduse », Ouest-France - Presse Océan, (lire en ligne
) - ↑ « Dans « Ressacs », Clarisse Griffon du Bellay raconte l’histoire de son ancêtre, rescapé de La Méduse », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le )
- ↑ « L'art et le tabou : épisode 4 du podcast Clarisse Griffon Du Bellay, l'héritage cannibale », sur France Inter, (consulté le )
- ↑ Gilles Fumey, « Cannibalisme : les spectres du radeau de la Méduse », sur Géographies en mouvement, (consulté le )
- ↑ « Exposition personnelle - Clarisse Griffon du Bellay : Les Chevaux du Temps », sur Le Journal Des Arts (consulté le )
- ↑ « Seinee-et-Marne. Avec sa nouvelle exposition-événement, ce château-musée fait l'apologie de l'eau », sur actu.fr, (consulté le )
- ↑ Courrier de l'Ouest, « Saumur. ArtCheval : le prix du public attribué à Clarisse Griffon Du Bellay », Ouest-France, (lire en ligne)
- 1 2 « Clarisse Griffon du Bellay », sur Galerie Marie Vitoux (consulté le )
