Claude-Marie Perret
Claude-Marie Perret, né le à Ormes (département de Saône-et-Loire)[1], mort le à Paris (7e arrondissement)[2], est un entrepreneur de travaux publics français.
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| Nom de naissance |
Claude Marie Pairet |
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Auguste Perret Gustave Perret Claude Perret (d) |
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Biographie
modifierNé Claude-Marie Pairet, son père, Jean-Baptiste Pairet, époux d'Anne Meugnier, est manœuvre. Il effectue à quatorze ans son apprentissage auprès d'un tailleur de pierre[3].
En 1867, Claude-Marie Perret effectue son service militaire au sein du 10e régiment d'infanterie[4]. En 1869, libéré du service grâce au tirage d'un « bon numéro », il épouse à Paris (16e arrondissement)[5], Pauline Lorimey ; née en 1852 à Passy, elle est la fille d'un couple de marchands de vins. De leur union naissent cinq enfants, dont les célèbres architectes Auguste (1874-1954) et Gustave Perret (1876-1952) ainsi que l'entrepreneur Claude Perret (1880-1960).
Trois ans après avoir été libéré du service militaire grâce au tirage d'un bon numéro[5], Claude Perret est incorporé dans la Garde nationale lors de la Guerre franco-allemande de 1870. Il reste dans son bataillon après l'armistice[6].
Peu de temps après le soulèvement du 18 mars 1871, Perret est élu lieutenant de la 4e compagnie du 1er bataillon de fédérés[6]. Il se bat ainsi dans les rangs des communards. Suspecté d'avoir participé à l'incendie du Palais-Royal[6] et déjà condamné pour outrage à agents le , il est condamné à mort par contumace[7] en 1873[8].
Réfugié en Belgique, où naissent ses trois fils, il gagne sa vie comme contremaître dans le bâtiment puis comme patron d'une entreprise de travaux publics. Il travaille notamment sur le chantier du jardin d'hiver du château de Laeken et prend part à l'édification du Pouhon Pierre le Grand à Spa, à celle du palais de justice de Charleroi, à celle du Grand hôtel central de Bruxelles ainsi qu'à celle de l'hospice des vieillards d'Anvers[9].
De retour à Paris après l'amnistie des communards, il participe à la construction des bâtiments de plusieurs rues et quartiers de la capitale, tels que ceux de la rue Saint-Philippe-du-Roule, du groupe Faubourg Poissonnière, de la rue de Dunkerque et de la rue de Rocroy, du pâté de maisons à l'angle du boulevard du Montparnasse et de l'avenue du Maine ainsi que les hôtels de la place d'Iéna. On lui doit aussi la construction de l'hôtel particulier néo-Renaissance de M. Menier sur l'avenue Kléber[9].
En 1885, il remporte une médaille d'or à l'Exposition du travail, pour laquelle il a édifié un cottage parisien. À la même époque, il construit le casino et les villas de Bagnoles-de-l'Orne[9].
À l'occasion de l'exposition universelle de 1889, qui commémore le centenaire de la révolution française, Perret bâtit, à l'angle du boulevard Delessert et de la rue Chardin, une réplique de la Tour du Temple où Louis XVI et sa famille avaient été incarcérés[9].
Âgé de 58 ans, Claude Perret meurt à la clinique du no 19 de la rue Oudinot le [10]. Il est inhumé le au cimetière du Montparnasse (27e division)[11].
Notes et références
modifier- ↑ Archives départementales de Saône-et-Loire, « État civil d'Ormes, registre des naissances de 1843 à 1847, vue 24 / 37, 5 E 332/6 »
, sur https://www.archives71.fr (consulté le ) - ↑ Archives de Paris, « État civil du 7e arrondissement, registre des décès du 24 juillet au 21 septembre 1905, vue 1 / 31, 7D 126 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ Paris illustré, « La Tour du Temple. 20 janvier 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Archives départementales de Saône-et-Loire, « Registres matricules militaires, bureau de Chalon-sur-Saône, classe 1867, 1 R RM »
, sur https://www.archives71.fr (consulté le ) - 1 2 Archives de Paris, « État civil du 16e arrondissement, registre des mariages du 13 février au 17 avril 1869, vue 2 / 31, V4E 1966 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - 1 2 3 Chincholle, p. 285.
- ↑ Ceux qui reviennent : dossiers des amnistiés, Paris, 1880, p. 66 (consultable en ligne sur Gallica).
- ↑ Notice biographique du Maitron (consultée le 25 septembre 2022).
- 1 2 3 4 « La Tour du Temple », Paris illustré, 24 août 1889, p. 618 (consultable en ligne sur Gallica).
- ↑ Archives de Paris, état civil du 7e arrondissement, registre des décès de 1905, acte no 1118 (vue 1 sur 31).
- ↑ Archives de Paris, registres journaliers d'inhumations, cimetière du Montparnasse, 27 juillet 1905, no 1820 (vue 12 sur 31).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Charles Chincholle, « C. Perret », dans Les Survivants de la Commune, Paris, Boulanger, 1885, p. 285-286 (consultable en ligne sur Gallica).
Liens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :
- Documents relatifs à Claude-Marie Perret dans la base Archiwebture de la Cité de l'architecture et du patrimoine (consultés le ).
- Fiche généalogique par Philippe Frachet sur le site Geneanet (consulté le ).