Cleistocactus guentheri
Cleistocactus guentheri est une espèce de cactus colonnaires originaire de Bolivie[2]. Longtemps rattachée au genre Espostoa sous le nom d'Espostoa guentheri, elle a été placée à part dans le genre Vatricania avant d'être transférée dans le genre Cleistocactus en 2023[3]. Son rattachement reste discuté selon les sources.
- Cephalocereus guentheri Kupper, 1931 (basionyme)
- Cereus guentheri (Kupper) Werderm., 1931, nom. illeg.
- Vatricania guentheri (Kupper) Backeb., 1951
- Espostoa guentheri (Kupper) Buxb., 1959, nom. illeg.
- Espostoa guentheri (Kupper) Buxb. ex Eggli, 2005
- Echinopsis guentheri (Kupper) Anceschi & Magli, 2013
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NT : Quasi menacé
Statut CITES
Description
modifierCleistocactus guentheri est un cactus colonnaire arbustif pouvant atteindre 2 m de haut, aux tiges vert pâle d'un diamètre allant jusqu'à 15 cm, ramifiées à partir de la base. Chaque tige porte environ 27 côtes et des aréoles jaunâtres, munies d'une vingtaine d'épines[4].
La floraison se fait depuis un céphalium latéral, formé de poils laineux brun-rougeâtre qui descendent du sommet des rameaux. Les fleurs, jaunâtres à blanchâtres, s'ouvrent au début de l'été[4].
Distribution et habitat
modifierTaxonomie
modifierHistorique
modifierL'espèce a d'abord été décrite en 1931 par Walter Kupper sous le nom de Cephalocereus guentheri[2]. L'épithète, écrite à l'origine « güntheri », est orthographiée guentheri selon les règles actuelles de nomenclature.
En 1950, Curt Backeberg crée pour elle le genre monotypique Vatricania[5], en l'honneur de Louis Félix Vatrican (1904-2007), ingénieur monégasque et directeur du Jardin exotique de Monaco[6]. La combinaison Vatricania guentheri est publiée en 1951[7].
En 1959, Franz Buxbaum la transfère dans Espostoa, puis Urs Eggli publie en 2005 la forme valide Espostoa guentheri (Kupper) Buxb. ex Eggli[8]. Enfin, Cleistocactus guentheri (Kupper) N.P.Taylor est publié en 2023 dans l'article de Romeiro-Brito et al. consacré aux relations phylogénétiques de la tribu des Cereeae[3].
Statut selon les sources et discussions
modifierLes sources de référence ne s'accordent pas. Le genre Espostoa est, selon POWO, andin (Équateur et Pérou), ce qui exclut cette espèce bolivienne[9]. Les études phylogénomiques récentes placent l'espèce dans le groupe de Cleistocactus, qui réunit des cactus colonnaires du versant oriental des Andes, centrés sur les basses terres boliviennes[10]. Elles divergent toutefois sur le rang à donner à Vatricania :
- Romeiro-Brito et al. (2023) proposent d'élargir Cleistocactus pour y inclure Vatricania, Samaipaticereus et Yungasocereus, d'où la combinaison Cleistocactus guentheri[3]. Cette position est suivie par Caryophyllales.org et World Flora Online[11],[12], qui acceptent donc ce nom, avec Vatricania guentheri et les noms d'Espostoa en synonymes[11],[12],[7].
- De Vos et al. (2025) jugent cette fusion prématurée, en raison des incertitudes sur la topologie du clade, et maintiennent les genres séparés en attendant un échantillonnage plus complet[10]. En se basant sur ce choix, Plants of the World Online adopte également une position plus conservatrice et préservent Vatricania guentheri[2] en nom valide. Il considère Cleistocactus guentheri comme synonyme et n'inclut pas l'espèce dans Cleistocactus[2],[13].
Une origine hybride de cette plante a par ailleurs été proposée en raison de ses particularités morphologiques, notamment son céphalium[14].
Notes et références
modifier- ↑ The Plant List (2013). Version 1.1. Published on the Internet; http://www.theplantlist.org/, consulté le .
- 1 2 3 4 5 6 (en) « Vatricania guentheri (Kupper) Backeb. », sur Plants of the World Online (Kew) (consulté le ).
- 1 2 3 (en) M. Romeiro-Brito, N. P. Taylor, D. C. Zappi, M. C. Telhe, F. F. Franco et E. M. Moraes, « Unravelling phylogenetic relationships of the tribe Cereeae using target enrichment sequencing », Annals of Botany, vol. 132, no 5, , p. 989-1006 (DOI 10.1093/aob/mcad153).
- 1 2 (en) « Espostoa guentheri », sur Desert-Tropicals (consulté le ).
- ↑ (en) Curt Backeberg, « Nova genera et subgenera », Cactus and Succulent Journal (Los Angeles), vol. 22, no 5, , p. 153-154.
- ↑ (de) Lotte Burkhardt, Verzeichnis eponymischer Pflanzennamen – Erweiterte Edition, Botanischer Garten und Botanisches Museum Berlin, (DOI 10.3372/epolist2018).
- 1 2 (en) « Vatricania guentheri (Kupper) Backeb. », sur World Flora Online (consulté le ).
- ↑ (en) « Espostoa guentheri (Kupper) Buxb. ex Eggli », sur Plants of the World Online (Kew) (consulté le ).
- ↑ (en) « Espostoa Britton & Rose », sur Plants of the World Online (Kew) (consulté le ).
- 1 2 (en) Jurriaan M. de Vos, Urs Eggli, Reto Nyffeler, Isabel Larridon, Catherine McGinnie, Niroshini Epitawalage, Olivier Maurin, Félix Forest et William J. Baker, « Phylogenomics and classification of Cactaceae based on hundreds of nuclear genes », Plant Systematics and Evolution, vol. 311, no 5, , p. 28 (DOI 10.1007/s00606-025-01948-z).
- 1 2 (en) « Cleistocactus guentheri (Kupper) N.P.Taylor », sur Caryophyllales.org – Cactaceae (consulté le ).
- 1 2 (en) « Cleistocactus guentheri (Kupper) N.P.Taylor », sur World Flora Online (consulté le ).
- ↑ (en) « Cleistocactus Lem. », sur Plants of the World Online (Kew) (consulté le ).
- ↑ (en) Root Gorelick, « Espostoa (Vatricania) guentheri have unusual cephalia or pseudocephalia », Haseltonia, vol. 26, , p. 58-67.