Cleopatra Records

label d'enregistrement

Cleopatra Records est un label discographique indépendant américain fondé en 1992 par l'entrepreneur Brian Perera. Initialement associé au rock gothique, au death rock et à la musique industrielle, il développe progressivement un catalogue couvrant de nombreux genres, parmi lesquels le punk rock, le hard rock, la musique électronique, le rock psychédélique, le rock progressif, le blues, le reggae et la musique country. Le label se distingue également par ses rééditions d'enregistrements anciens, ses compilations et l'exploitation de catalogues d'artistes[1].

Cleopatra Records
Fondation 1992
Fondateur Brian Perera
Statut Label discographique indépendant
Distributeur The Orchard
Genre Rock gothique, death rock, musique industrielle, musique électronique, hard rock, heavy metal, punk rock, post-punk, rock psychédélique, rock progressif, blues, reggae, musique country, hip-hop
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Siège Austin, Texas, avec des bureaux à Hollywood, Los Angeles, Californie
Site web cleorecs.com

Au cours des années 1990, Cleopatra Records se fait connaître auprès des amateurs de musiques alternatives grâce à des publications de groupes gothiques et industriels, tout en rééditant des œuvres de formations plus anciennes. Le label élargit ensuite son activité à travers plusieurs sous-labels, notamment Hypnotic Records, Deadline Music et Purple Pyramid Records[1].

Histoire

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Fondation et premiers succès

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Cleopatra Records est fondé en 1992 par Brian Perera, alors impliqué dans la commercialisation de produits dérivés de groupes de musique. Selon une interview publiée par Billboard en 2022, il finance les débuts de l'entreprise grâce aux revenus tirés de cette activité et travaille initialement avec son épouse, Yvonne Perera[1].

Le catalogue initial s'appuie notamment sur des licences et des rééditions. Parmi les premières publications figure On Parole de Motörhead, un album enregistré avant la sortie du premier album officiel du groupe et demeuré longtemps inédit sous sa forme initialement prévue. Cleopatra publie également des rééditions d'enregistrements de Kraftwerk et s'intéresse à des artistes associés au rock psychédélique et au space rock[1].

Cette stratégie permet au label de proposer aux distributeurs et aux magasins des références déjà connues des amateurs de musique, tout en développant progressivement son propre catalogue. Les éditions limitées et les présentations soignées de certains disques contribuent également à leur attrait auprès des collectionneurs[1].

Rock gothique et musique industrielle

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Cleopatra Records acquiert une visibilité particulière dans les scènes du rock gothique et de la musique industrielle au cours des années 1990. Le label publie des œuvres d'artistes établis ou émergents de ces courants et participe à la circulation de productions alternatives sur le marché américain[1].

Parmi les artistes associés à son catalogue figurent Christian Death, groupe important de la scène death rock américaine, ainsi que Switchblade Symphony, Leæther Strip, Nosferatu, The Electric Hellfire Club, Razed in Black, X Marks the Pedwalk, Spahn Ranch et Genitorturers. Le label travaille également avec Download (en), projet électronique auquel participent des musiciens associés à Skinny Puppy[1].

Cette orientation s'inscrit dans le développement international des scènes gothiques et industrielles à une époque où les labels indépendants, les disquaires spécialisés et les compilations jouent un rôle important dans la diffusion de ces musiques. Cleopatra contribue à mettre en circulation des productions de groupes aux esthétiques parfois difficiles à intégrer aux circuits commerciaux généralistes.

Le catalogue ne se limite toutefois pas aux artistes de la scène gothique. Le label publie également des œuvres ou des rééditions d'artistes associés à la new wave, dont Gary Numan, Missing Persons et Information Society[2].

Développement du space rock et du rock psychédélique

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Parallèlement à ses activités dans les scènes gothique et industrielle, Cleopatra s'intéresse au space rock, au krautrock et au rock psychédélique. Le label publie ou réédite des œuvres d'artistes associés à ces traditions et contribue à leur redécouverte auprès du public américain des années 1990[1].

Cette orientation est notamment prolongée par Purple Pyramid Records, un sous-label consacré au rock progressif, au rock psychédélique et à des productions expérimentales. Parmi les artistes liés à ces activités figurent des musiciens issus de formations telles que Hawkwind, ainsi que des artistes comme Nik Turner, Helios Creed et Chrome[3].

Le développement de ce catalogue illustre une stratégie récurrente de l'entreprise : associer la publication de nouveaux enregistrements à la réédition d'œuvres anciennes, notamment lorsque celles-ci bénéficient d'un public de collectionneurs.

Création de sous-labels et diversification

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À partir du milieu des années 1990, Cleopatra développe plusieurs structures éditoriales destinées à distinguer les différents segments de son catalogue.

  • Hypnotic Records se consacre principalement à la musique électronique, notamment aux productions associées à la techno, à la trance et aux courants électroniques expérimentaux.
  • Deadline Music se concentre notamment sur le hard rock et le glam metal, avec des publications d'artistes établis dans ces genres.
  • Purple Pyramid Records s'oriente vers le rock progressif, le rock psychédélique et les musiques expérimentales.
  • X-Ray Records développe un catalogue consacré notamment au hip-hop.
  • Cleopatra Blues accueille des publications de blues et d'artistes apparentés.

Le lancement d'Hypnotic Records en 1996 et de Deadline Music en 1998 correspond à la volonté du fondateur de développer des marchés distincts tout en conservant une structure indépendante[1].

La diversification se poursuit au cours des décennies suivantes. Le catalogue s'étend au reggae, au punk rock, au heavy metal, à la musique country et à d'autres genres populaires. Le label travaille notamment avec des artistes de hard rock tels que Quiet Riot, Warrant, Cinderella, White Lion et L.A. Guns[2].

Compilations et rééditions

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Cleopatra Records développe une part importante de son activité autour des rééditions, des compilations thématiques et de la valorisation de catalogues existants. Cette politique concerne aussi bien des artistes de musiques alternatives que des musiciens issus du rock classique, du blues ou de la musique populaire.

Le label publie notamment des compilations dans lesquelles des groupes gothiques, industriels ou électroniques reprennent des chansons d'artistes plus connus. Ce procédé permet de rapprocher différentes scènes musicales et de proposer des interprétations nouvelles d'œuvres déjà diffusées auprès d'un public plus large[4].

La politique de rééditions s'étend également aux catalogues de musiciens tels que Melanie, Todd Rundgren, Judy Collins, William Shatner et Ministry. Cleopatra acquiert par ailleurs des catalogues ou des droits d'exploitation liés à d'autres labels indépendants, dont New Red Archives et Kung Fu Records[1][3].

Adaptation à la distribution numérique

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Comme d'autres labels indépendants, Cleopatra doit adapter ses activités à la transformation du marché du disque au tournant des années 2000. La progression des échanges de fichiers numériques, notamment pendant les années Napster, fragilise les circuits traditionnels de vente de CD et les relations avec certains distributeurs physiques.

D'après Brian Perera, interrogé par Billboard en 2022, l'entreprise commence alors à exploiter plus systématiquement son catalogue sous forme numérique. Elle fait numériser des enregistrements dont elle possède ou contrôle les droits nécessaires, puis commercialise des téléchargements avant l'essor du streaming musical. Cette évolution conduit le label à accorder une place croissante aux droits numériques dans ses contrats et à la gestion de ses catalogues sur les plateformes en ligne[1].

Cleopatra conserve parallèlement une activité dans les formats physiques, notamment le CD et le vinyle. Le développement des éditions de collection et le regain d'intérêt pour ces supports contribuent à maintenir une activité commerciale complémentaire de la distribution numérique[1].

Situation contemporaine

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Au cours des années 2010 et 2020, Cleopatra poursuit son expansion au-delà des scènes gothique et industrielle qui ont contribué à sa notoriété initiale. Son catalogue comprend des artistes de générations et de genres très différents, ainsi que des projets de réédition et de conservation d'archives musicales.

En 2022, Billboard décrit une entreprise qui emploie alors quatorze personnes et dont l'activité s'étend notamment au punk, au hip-hop, à la country et au rock progressif. L'article souligne le rôle de Brian Perera dans la constitution du catalogue et dans le choix de licences et de rééditions susceptibles de trouver un public spécialisé[1].

Le label indique aujourd'hui être basé à Hollywood et avoir établi son siège à Austin, tout en conservant une présence en Californie[3]. Il poursuit ses activités d'édition musicale et de distribution, avec un catalogue qui couvre un large éventail de styles.

Artistes et groupes associés

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Parmi les artistes publiés, réédités ou associés au catalogue de Cleopatra Records et de ses différentes structures figurent notamment :

Cette liste rassemble des artistes associés à des périodes, des labels et des modalités de publication différentes ; elle ne signifie pas nécessairement que tous disposent actuellement d'un contrat avec Cleopatra Records.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 (en) Bryan Reesman, « Building an Empire of Eclecticism », Billboard, 27 août 2022, p. 46-47.
  2. 1 2 (en) Brett Callwood, « Brian Perera: The Goth Lord », LA Weekly, 17 décembre 2019.
  3. 1 2 3 (en) « About Us », site officiel de Cleopatra Records, consulté le 17 octobre 2026.
  4. ↑ (en) John B., « Cleopatra Records », Rebel Noise, 20 janvier 2014.

Liens externes

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