Clovis-Abel Pignat
Clovis-Abel Pignat, surnommé Tschombine Pategnon[1] né le à Vouvry et mort le à Monthey, est un anarcho-syndicaliste suisse.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité |
| Mouvements |
|---|
Biographie
modifierAprès un apprentissage dans une verrerie, il travaille dans divers métiers du bâtiment.
Syndicaliste
modifier

Il collabore à La Voix du Peuple et au Réveil anarchiste.
Il lance, en 1914, un journal syndicaliste bilingue français-italien, Le Falot - Il Fanale qu'il anime jusqu'en 1919[2].
Secrétaire romand de la Fédération des ouvriers du bois et du bâtiment (FOBB) de 1921 à 1946, il fonde le journal L’Action ouvrière qui devint, en 1922, L’ouvrier du bois et du bâtiment, organe de la FOBB[2].
Syndicaliste libertaire[3], partisan de l’indépendance syndicale, il entre souvent en conflit avec les communistes.
Il est l’organisateur de plusieurs grandes grèves en Suisse romande, notamment à Genève en 1928, à Sion en 1931 et à Dixence en 1935[2].
En 1926, il est condamné par le tribunal d’Aigle (Vaud) à 10 jours de prison et 200 francs d’amende pour avoir malmené le préfet du district[2].
Antimilitariste
modifierIl est emprisonné, trois mois, en 1906 comme objecteur de conscience.
En 1916, il est à nouveau emprisonné pour antimilitarisme.
En 1918, avec d’autres libertaires, il signe un appel aux autorités soviétiques afin qu'elles donnent la nationalité russe aux déserteurs italiens réfugiés en Suisse[2].
Pendant les années 1920, il soutient la résistance italienne antifasciste avec l'aide de son camarade Lucien Tronchet[3] qui écrira sa biographie quelques années plus tard.
Libertaire
modifierSelon Domenico Tarizzo, dans L'anarchie : histoire des mouvements libertaires dans le monde : « Dans l'existence de Pignat [...] on décèle les caractéristiques d'une tendance libertaire suisse de notre siècle, qui, à partir des positions anarchistes du début, évolue peu à peu vers des formes d'intervention sociale se situant de plus en plus à l'intérieur du syndicalisme, et où la tension anarcho-syndicaliste originelle se perd au profit d'une vision réformiste, qui garde cependant quelque chose de l'action directe et de l'autonomie de la base. Il s'agit d'un « second souffle » du syndicalisme où les idées anciennes restent une référence (souvent rhétorique) et où prédomine un empirisme tourné vers les réalisations immédiates, liées aux équilibres internes du système. »[4]
Bibliographie
modifier- Lucien Tronchet, Clovis Pignat, une vocation syndicale internationaliste, Éditions du Grand-Pont, [5].
- Léon Imhoff, « Clovis Pignat », Annales valaisannes, vol. 1, , p. 217-218
- Domenico Tarizzo, L'anarchie : histoire des mouvements libertaires dans le monde, Seghers, 1978, pages 270-271.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :
Notices
modifier- Alain Clavien, « Pignat, Clovis-Abel » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- Dictionnaire international des militants anarchistes : notice biographique.
- Dictionnaire des anarchistes, « Le Maitron » : notice biographique.
- Chantier biographique des anarchistes en Suisse : notice biographique.
- L'Éphéméride anarchiste : notice biographique.
Références
modifier- ↑ (en) « 1950 -- Clovis-Abel Pignat (alias "Tschombine Pategnon") dies »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur Our Daily Bleed... (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 Dictionnaire international des militants anarchistes : notice biographique.
- 1 2 « L'Éphéméride anarchiste : Clovis Pignat », sur ephemanar.net.
- ↑ Domenico Tarizzo, L'anarchie : histoire des mouvements libertaires dans le monde, Seghers, 1978, page 271.
- ↑ BNF : notice.