Club Camille Desmoulins
Le Club Camille Desmoulins est un groupe de réflexion politique d'orientation antiparlementaire et technocratique fondé en 1925 par Pierre Dominique. Ce groupe ne doit pas être confondu avec le Club Camille Desmoulins fondé en 1994 par Dominique Jamet.
Formé dans le courant du mois de [1], le Club Camille Desmoulins est alors un groupe évoluant dans la mouvance des « jeunes radicaux ». Inspirés par l'antiparlementarisme et des volontés de réforme de l'Etat par des solutions technocratiques, le Club publie, le , un « Appel aux républicains », dans lequel il proposait la dissolution immédiate du Parlement, la formation d'un Comité de Salut public et la convocation d'« Etats généraux »[2].
En outre, le programme du Club comportait pas moins de quatre propositions : « 1. Dissolution immédiate du Parlement ; 2. Remise du pouvoir entre les mains d'un groupe restreint d'hommes prenant toutes les initiatives, assumant toutes les responsabilités et fonctionnant en comité de salut public ; 3. Organisation de ministère d'affaires, le ministre étant un technicien aux ordres du comité de salut public ; 4. La convocation dans le plus bref délai des Etats généraux »[3].
Le groupe fut assimilé au fascisme, notamment au Faisceau de Georges Valois, en raison de ses propositions autoritaires.
Membres
modifier- Pierre Dominique (président)[1]
- Pierre Bonardi (vice-président)
- Rahaël Ferrotin (vice-président)
- Jean Godsky (secrétaire général)
- A. Gremilly (secrétaire général adjoint)
- Georges Tyes (secrétaire général adjoint)
- Sallaberry (trésorier)
- A. Lambalieu (trésorier généraux adjoint)
- J. Calamy (trésorier généraux adjoint)
- Eugène Tozza (archiviste)
- Emile Fourmond (contrôleur)
Notes et références
modifier- 1 2 « Le club Camille Desmoulins », La Lanterne, (lire en ligne)
- ↑ Jean-René Maillot, Jean Luchaire et la revue Notre temps (1927-1940), Centre Régional Universitaire Lorrain d'Histoire, 2012-2013 (lire en ligne)
- ↑ Emile Buré, « Le club Camille Desmoulins », L'Avenir, (lire en ligne)
Bibliographie
modifier- Jean-René Maillot, Jean Luchaire et la revue Notre temps (1927-1940), Centre Régional Universitaire Lorrain d'Histoire, 2012-2013.
- Olivier Dard, Le rendez-vous manqué des relèves des années trente, Presses universitaires de France, 2002.
- Georges Valois, Le fascisme, Ars Magna, 2018.
