Club Dial est un club français de vente par correspondance spécialisé dans la commercialisation de produits culturels, notamment de phonogrammes. Créé en 1970 sous le nom de Diffusion internationale d'arts et de loisirs (DIAL), il fonctionne sur le principe de l'adhésion à un club et de l'achat régulier de produits proposés à ses membres.

Club Dial
Ancien nom Diffusion internationale d'arts et de loisirs (DIAL)
Création 1970
Actionnaires Platinum Equity (à partir de 2004)
Produits Phonogrammes, vidéogrammes, jeux vidéo
Société mère PolyGram, puis Universal Music Group

Histoire

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Création et développement

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Club Dial est créé en 1970. À l'origine, son activité consiste notamment à écouler des disques invendus des grandes maisons de disques, avant que son catalogue ne s'élargisse aux nouveautés[1].

Le club fait partie des sociétés auxquelles s'applique un protocole conclu en 1975 entre le Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP) et la Société pour l'administration du droit de reproduction mécanique des auteurs, compositeurs et éditeurs (SDRM), concernant les clubs phonographiques. En 1976, trois clubs sont concernés par ce dispositif : la Guilde du Disque, le Club français, filiale de CBS, et Club Dial, filiale du groupe PolyGram. Les deux premiers cessent ensuite leurs activités, faisant de Club Dial, à partir de 1984, le seul club phonographique bénéficiant de ce dispositif[2].

Le club dans les années 1980

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Club Dial pratique la vente par correspondance de disques, de cassettes et de disques compacts et ne dispose alors d'aucune boutique ou point de distribution[2].

En décembre 1986, le club compte environ 420 000 adhérents. Ceux-ci sont recrutés notamment par des encarts dans la presse et par parrainage. L'offre de bienvenue comprend alors cinq disques 33 tours pour 69 francs, en contrepartie d'un engagement d'achat de trois disques au « prix club » sur une période de deux ans[2].

Le fonctionnement du club repose également sur l'envoi de quinze magazines par an. Les adhérents peuvent y trouver notamment une sélection « variété » ou « classique ». La sélection mensuelle est envoyée automatiquement lorsque l'adhérent n'a pas exprimé son refus ou demandé un autre choix, selon le système de l'« option négative »[2]. Une particularité consistait à l'envoi d'un disque souple promotionnel[3].

Pour l'année 1986, le chiffre d'affaires hors taxes de Club Dial s'élève à 153,481 millions de francs et le nombre de phonogrammes distribués à 3 682 168[2].

Le Conseil de la concurrence replace cette activité dans un marché où les clubs représentent 4 % de la distribution des phonogrammes en 1984, contre 31 % pour les disquaires, 19 % pour les magasins Fnac et 29 % pour les grandes surfaces[2].

Les années 1990 et 2000

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L'activité de Club Dial évolue avec les supports audiovisuels. Au début des années 2000, DIAL commercialise des CD, DVD, VHS et jeux vidéo[4].

En 2002, le Club Dial, qui compte 1,4 million d'adhérents en France[5], lance une nouvelle enseigne, Music and Film, d'abord sous la forme d'un catalogue papier puis, à la fin de l'année, avec le site musicandfilm.fr. Cette nouvelle marque vise notamment une clientèle plus jeune et habituée à la vente à distance sur Internet[1][6].

Le fonctionnement de Music and Film est conçu comme une simplification de celui de Club Dial. Alors que Club Dial conserve le système de l'« option négative », Music and Film ne prévoit pas l'envoi automatique d'une sélection mensuelle et propose une obligation d'achat trimestrielle[1].

En 2003, DIAL réalise un chiffre d'affaires de 97 millions d'euros en France. L'entreprise exerce alors ses activités sous les marques Club Dial, Musicandfilm.fr et Universal Collections[4].

Rachat par Platinum Equity

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En novembre 2004, le fonds d'investissement américain Platinum Equity acquiert DIAL auprès de Universal Music Group. L'opération porte sur DIAL et sur Universal Group Direct, son équivalent britannique[4].

DIAL est alors décrite comme une société spécialisée dans la vente par club de produits de divertissement préenregistrés, notamment des VHS, DVD, CD et jeux vidéo. L'opération entraîne le contrôle exclusif de DIAL par Platinum Equity[4].

Évolution du modèle

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Au début des années 2000, Club Dial doit faire face à la baisse du nombre de ses membres ainsi qu'à la concurrence de la distribution traditionnelle et d'Internet[1]. La création de Music and Film constitue une tentative de renouvellement du modèle du club et de rajeunissement de sa clientèle.

En 2005, François Bourdouil, directeur marketing de DIAL, indique que l'entreprise a cessé de recruter de nouveaux membres pour Club Dial afin de concentrer ses efforts sur Music and Film, tout en conservant Club Dial pour sa clientèle existante[1].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 « « Nous souhaitons rajeunir le Club Dial grâce à Music and Film » », Action VAD, (lire en ligne)
  2. 1 2 3 4 5 6 « Décision n° 89-D-24 du 4 juillet 1989 », Conseil de la concurrence, (lire en ligne)
  3. « Jean-Loup Lafont Et Françoise Rivière – Jean-Loup Lafont Et Françoise Rivière Vous Parlent Du Club Dial », sur Discogs (consulté le )
  4. 1 2 3 4 « Lettre du ministre d'État, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie du 12 novembre 2004 aux conseils du Fonds d'investissement Platinum Equity LLC relative à une concentration dans le secteur de la vente par club de produits de divertissements préenregistrés », Bulletin officiel de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, (lire en ligne)
  5. Nathalie Perrier, « Le club Dial ne livre plus aux « adresses à risques » », sur Le Parisien,
  6. « Club Dial s'offre un lifting avec MusicandFilm.fr », sur Les Échos,

Voir aussi

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