En mathématiques, la cohomologie cyclique d'une ℂ-algèbre A (non nécessairement commutative), que l'on note HC∗(A), est la cohomologie du complexe (Cλn,b) où

  • Cλn est l'espace des formes n + 1-linéaires ϕ qui vérifient la condition de cyclicité :
    ϕ(a0,a1,⋯,an)=(−1)nϕ(a1,⋯,an,a0)
  • l'opérateur b:Cλn→Cλn+1 est l'opérateur de cobord de Hochschild qui est donné par :
    (bϕ)(a0,⋯,an,an+1)=∑j=0n(−1)jϕ(a0,⋯,ajaj+1,⋯,an+1)+(−1)n+1ϕ(an+1a0,⋯,an).

Cas des petits degrés

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Un 0-cocycle n'est donc rien d'autre qu'une trace. En effet, la condition de cyclicité est automatiquement vérifiée et une forme linéaire sur A est un cocycle si et seulement si

(bϕ)(a0,a1)=ϕ(a0a1)−ϕ(a1a0)=0

En conséquence, la cohomologie de Hochschild et la cohomologie cyclique sont égales en degré 0.

Appariements

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Les cocycles cycliques ont la propriété de s'apparier avec les éléments de K-théorie. Plus précisément, il existe une application qui, partant d'un cocycle cyclique et d'un élément de K-théorie de même parité, leur associe un nombre complexe. Cette application est

  • bien définie (le nombre complexe ne dépend que des classes en cohomologie cyclique et K-théorie, et non des représentants choisis)
  • linéaire en le cocycle
  • et additive en l'élément de K-théorie.

Enfin, cet appariement est donné par une formule tout à fait explicite et calculable.

Références

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