Le Colbert est un croiseur lourd français de la classe Suffren, mis en service en 1931 puis sabordé à Toulon le 27 novembre 1942. C'est le sixième bâtiment à porter le nom de "Colbert".

Colbert
illustration de Colbert (1928)
Le Colbert.

Type Croiseur lourd
Classe Suffren
Histoire
A servi dans  Marine nationale
Quille posée
Lancement
Armé
Statut Sabordé à Toulon le
Équipage
Équipage 752 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 194 m[1]
Maître-bau 20 m
Tirant d'eau 7,3 m
Déplacement 10 000 tonnes
À pleine charge 12 780 tonnes
Propulsion 3 hélices quadripales
3 turbines Rateau-Bretagne
8 chaudières Guyot du Temple
Puissance 90 000 ch
Vitesse 31 nœuds (57,4 km/h)
Caractéristiques militaires
Blindage Coque: 60 mm
Pont: 25 mm
Tourelles: 30 mm
Armement 4 × 2 canons de 203 mm
4 × 2 canons de 90 mm AA
4 × 2 canons de 37 mm AA
4 × 2 mit. AA de 13,2 mm
2 × 3 TLT de 550 mm
Rayon d'action 5.000 nautiques à 15 noeuds
Aéronefs 3 hydravions (FBA 17 puis CAMS 37)
Pavillon France

Caractéristiques techniques

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Vue aérienne du Colbert avec deux hydravions sur le pont.

Le Colbert est un croiseur lourd du type Washington de 10 000 tonnes. Sa longueur est de 194,20 mètres, large de 19,40 mètres et son tirant d'eau est de 7,30 mètres. Il file 31 nœuds (57 km/h). Sa puissance est de 90.000cv et sa distance franchissable est de 5.000 nautiques à 15 nœuds. Son artillerie principale est constituée de 4 tourelles doubles de 203mm . Son artillerie secondaire est antiaérienne. Elle se compose de 4 tourelles doubles de 90mm, 2 affuts doubles de 37mm. 2 mitrailleuses doubles de 13,2mm. Il est équipé de 2 plateformes triples de tubes lance-torpilles de 550mm. Il embarque 3 hydravions "Loire 130" et est équipé de 2 catapultes pour hydravions. En 1942, il est l'un des premiers bâtiments à posséder des moyens de détection électromagnétique.

Histoire

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Le Colbert, croiseur lourd du projet 10 000 tw (tonnes Washington), fut l'un des bâtiments de guerre français les moins connus[2]. Lui et ses sister-ships, les croiseurs lourds de la classe Suffren, les Suffren, Foch et Dupleix représentaient la renaissance de la Marine française durant l'entre-deux-guerres.

Le Colbert est basé à Toulon. Il transporte le président français Gaston Doumergue vers le Maroc en [3].

En , le Colbert a été équipé d'un système de détection radioélectrique LMT (ainsi que le Richelieu). C'est le premier radar embarqué opérationnel français.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut tout comme les autres unités de sa classe, l'une des premières cibles potentielles de l'Allemagne, qui avait pour projet, malgré l'accord, de neutraliser la flotte française[4]. Pour éviter d'être pris par les Allemands après leur invasion de la zone libre, il est sabordé avec une grande partie de la flotte française le à Toulon.

Notes et références

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  1. Flottes de combat 1940-1942, p. 19.
  2. Le Masson 1944, p. 8-9.
  3. Le Masson 1944, p. 18-19.
  4. « Croiseurs Classe Suffren », sur www.secondeguerre.net (consulté le )

Bibliographie

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Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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