Colette Heilbronner
Colette Heilbronner, née Colette Suzanne Paulette Lévy le dans le 16e arrondissement de Paris et morte exécutée par la Gestapo le dans la cité des Fleurs dans le 17e arrondissement de Paris, est une résistante française[1].
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Colette Suzanne Paulette Lévy |
| Pseudonyme |
Claudine |
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| Grade militaire |
Aspirant (à partir de ) |
| Conflit | |
| Distinctions |
Fille de Prosper Lévy, commerçant, et d'Alice Franck, sans profession, Colette Lévy épouse le 12 septembre 1935 à Paris 16e Henri Jacques Louis Heilbronner, né le 28 mars 1905 à Montluçon (Allier), fils de Léopold et Myrhia Heimann.
Héroïsme dans la Résistance
modifierEngagée dans la Résistance, elle participe activement au service des faux-papiers du Mouvement de Libération Nationale sous l’identité de Gabrielle Marie Gaillard et le pseudonyme de "Claudine" (Certificat signé de Jacques Baumel secrétaire général du MLN en date du 6 février 1945). Elle appartenait au groupe formé par Pierre Kahn-Farelle, alias « Plutus » , trésorier général du MLN (1906-2000).
Colette Heilbronner est abattue le 18 mai 1944 par la police allemande lors d’une perquisition dans les locaux du service des faux-papiers du MLN, 25 cité des Fleurs à Paris dans le 17e arrondissement.
Sa dépouille est alors transportée par les Allemands à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, puis inhumée au cimetière de Pantin, section 29bis, 20e tombe. (Alors « carré des Allemands »), aujourd’hui carré militaire division 6.
Elle fut homologuée au grade d’aspirant FFI à compter du 1er mai 1944 et obtint la mention Mort pour la France le 17 avril 1950.
Le 18 mai 1944, lors de la perquisition au 25 cité des Fleurs, furent arrêtés Jean Hernes, Ginette Salomon, Fernand Lévy, Léon Vemfeld (pseudo Ludovic), Charles Ravard et François Vernet, morts en déportation, et Jean Meyer, « tué au champ d’honneur » selon le texte de la plaque commémorative apposée sur la grille du 25 cité des Fleurs (Léon Vemfeld y est prénommé « Ludovic », les auteurs de la plaque ayant substitué son pseudonyme à son prénom, une erreur qu’il conviendrait de rectifier). Le même jour, la Sipo-SD arrêta Pierre Kahn-Farelle, lequel survécut à sa déportation[2].
Son mari Jacques sera déporté à Buchenwald.
Elle laisse en mourant son fils Roland, âgé de seulement quatre ans[3].
Distinctions
modifierHommages
modifier- Il existe une allée Colette-Heilbronner à Paris[5].
- Colette Heilbronner est distinguée Morte pour la France (1950)[1].

Références
modifier- 1 2 « HEILBRONNER Colette, Suzanne, Paulette née LÉVY - Maitron », sur maitron.fr (consulté le ).
- ↑ « HEILBRONNER Colette, Suzanne, Paulette née LÉVY. Pseudonyme : Claudine – Maitron » (consulté le )
- ↑ « Exposé des motifs ».
- ↑ Ordre de la Libération, « Médaille de la Résistance française avec rosette - fiche Colette HEILBRONNER » (consulté le )
- ↑ « Allée Colette-Heilbronner », sur www.parisrues.com (consulté le ).
Liens externes
modifier- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 16 P 370294, GR 28 P 11 98, detail_fiche.php?ref=3080797&debut=0)
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