Colis
Un colis est un paquet emballé et portant les nom et adresse du destinataire de façon à être acheminé par les services de la poste ou par un service de livraison expresse (transport routier) à son destinataire.

Dans le domaine du nucléaire, un colis est un emballage possédant un contenu radioactif. Il peut être conçu pour le transport de matières radioactives ou le stockage de déchets nucléaires.
Histoire
modifierLe mot est mentionné en 1723 comme étant en usage dans le négoce ; il viendrait de l'italien colli, pluriel de collo, signifiant « cou », charge portée sur le cou[1].
Aux États-Unis, l'envoi de colis postaux de plus de quatre livres (environ 1,8 kg) et jusqu'à cinquante livres (environ 23 kg) a été possible à partir de 1913. La réglementation ne précisant pas la nature des colis autorisés, quelques Américains en ont profité pour faire voyager leurs bébés ou jeunes enfants par colis postal à un coût nettement plus faible qu'un billet de train. Cette pratique, surnommée baby mail (« courrier de bébé »), a été interdite en 1915[2].
Colis postaux militaires
modifierPremière Guerre mondiale
modifier- France
Les colis sont envoyés par les familles, les marraines ou les organisations caritatives comme la SSBM.
Avant le déclenchement du conflit, les « paquets-poste » sont du ressort de la Poste elle-même[3]. Cela concerne les colis de moins de 1 kilo[3]. Les « colis postaux », c'est-à-dire ceux de poids plus importants, sont du ressort des compagnies de chemin de fer[3]. En , la Poste adresse, chaque jour, 40 000 paquets par jour[3]. Un an plus tard, ce sera 150 000 par jour[3].
En , est installé le Bureau Central des Colis Postaux Militaires (BCCPM)[note 1],[3]. Les paquets-poste sont, pour leur part, du ressort du Bureau Central de la Poste Militaire (BCPM)[note 2],[3].
La loi du accorde l'envoi vers le front d'un paquet par mois à titre gratuit[note 3],[4]. A la fin de l'année, une autre loi accorde, temporairement, la gratuité pour les envois de colis au front. En , le BCCPM s'occupe désormais de tous les colis[5]. Et tous les paquets adressés aux soldats dans la zone des combats le sont désormais à titre gratuit[5].
À partir de ce même mois de , les soldats reçoivent le droit d'envoyer gratuitement vers l'arrière un colis de moins d'un kilo en juin et en septembre[5].
- Autres belligérants

Seconde Guerre mondiale
modifierColis aux prisonniers de guerre
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ À Paris, gare de Reuilly.
- ↑ À Paris-Poissonnière.
- ↑ Mais pour les seules familles de 4 enfants bénéficiant des allocations militaires.
Références
modifier- ↑ Informations lexicographiques et étymologiques de « colis » dans le Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
- ↑ Aurélie Demesse, « Quand des enfants étaient envoyés à plus de 1.000 kilomètres sous forme de colis par la poste », sur La Libre Belgique, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 Comité pour l'Histoire de la Poste (CHP), Dossier documentaire : « Données et dimensions postales de la Première Guerre mondiale », septembre 2016, page 4.
- ↑ Dossier documentaire du CHP, sus-cité, page 7.
- 1 2 3 Dossier documentaire du CHP, sus-cité, page 8.
- ↑ Saint-Bastien 2018, p. 135.
- ↑ Saint-Bastien 2018, p. 142.
Bibliographie
modifier- Ouvrages généraux
- Ouvrages spécialisés
- Sébastien Farré, « Colis de guerre, secours alimentaires et organisations humanitaires (1914-1947) », Rennes, 2014, Presses Universitaires de Rennes, 284 pages, (ISBN 978-2753534193).
- Jean-François Saint-Bastien, « Lettres et colis pendant la Grande Guerre, organisation postale et enjeux », 2018, Tours, Éditions Sutton, 207 pages, (ISBN 978-2813811738).