Connectivite
Les connectivites ou collagénoses (CTD, pour l'anglais connective tissue disease) sont un groupe de maladies internes qui ont en commun une atteinte diffuse, inflammatoire et chronique, du tissu conjonctif.
| Symptômes | Inflammation |
|---|
| Médicament | Étanercept, macitentan, ambrisentan et bosentan monohydraté (d) |
|---|---|
| Spécialité | Rhumatologie |
| CIM-10 | M30-M36 |
|---|---|
| MedlinePlus | 001223 |
| MeSH | D003240 |
Autres terminologies plus ou moins obsolètes ou ambiguës
modifier- Affection disséminée du tissu conjonctif
- Collagénoses
- Maladies de système
- Maladies auto-immunes (notion qui ne recoupe pas parfaitement la même nosologie)
- Périartérite noueuse et affections apparentées
- Périartérite noueuse M30.0
- Syndrome de Churg-Strauss M30.1
- Maladie de Kawasaki M 30.3
- Autres vasculopathies nécrosantes
- Syndrome de Goodpasture M31.0
- Microangiopathie thrombotique (Purpura thrombopénique thrombotique) M31.1
- Granulomatose de Wegener. M31.3
- Artérite de Takayasu (Syndrome de la crosse aortique) M31.4
- Maladie de Horton Artérite à cellules géantes M31.5
- Lupus érythémateux disséminé M32.....
- Dermatopolymyosite M33.....
- Sclérodermie systémique M34....
- Syndrome de Goujerot-Sjögren M35.0
- Maladie de Behçet M35 2
- Pseudo polyarthrite rhizomélique M35.3
- Syndrome de Shulman M35.6
Autres connectivites classées ailleurs
modifierD'autres affections, non classées par la CIM-10 dans le groupe des Affections disséminées du tissu conjonctif sont considérées tout de même comme des connectivites ou maladies apparentées.
- Syndrome de Raynaud I73.0
- Syndrome des antiphospholipides D89.8
- Syndrome de Sharp M35.1
- Purpura rhumatoïde D69.0
- Cryoglobulinémies D89.1
- Polychondrite récidivante M94.1
- Syndrome de Cogan M30.8
- Polyarthrite rhumatoïde M05....
- Maladie de Still M08.2 ou M06.1
- Rhumatisme articulaire aigu I00
- Sarcoïdose D86....
Connectivites, intestin et digestion
modifierL'appareil intestinal est souvent atteint lors des connectivites et vascularites, notamment en cas de sclérodermie systémique (ScS) où le tableau de pseudo-obstruction intestinal, fréquent, peut être compliqué par une pullulation microbienne de l'intestin grêle et d'un syndrome de malabsorption pouvant conduire à une dénutrition sévère et une cachexie, avec parfois une ischémie, un infarctus et les perforations digestives. Des hémorragies (par ulcérations des muqueuses ou par ruptures d'anévrisme sont également possible[1].
Souvent le tableau clinique est peu spécifique et les explorations digestives offrent peu d’éléments pronostiques.
Le traitement est difficile, basé sur des immunosuppresseurs et nécessitant parfois une intervention chirurgicale[1].
Notes et références
modifier- 1 2 Jérôme Avouac, « Intestin des connectivites et vascularites », Revue du Rhumatisme Monographies, vol. 83, no 4, , p. 249–255 (DOI 10.1016/j.monrhu.2016.03.008, lire en ligne, consulté le )
