Collonge-la-Madeleine
Collonge-la-Madeleine est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Collonge-la-Madeleine | |||||
La mairie. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Autun | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Grand Autunois Morvan | ||||
| Maire Mandat |
Maurice Chamoy 2020-2026 |
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| Code postal | 71360 | ||||
| Code commune | 71140 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Collongeois[1],[2] | ||||
| Population municipale |
38 hab. (2023 |
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| Densité | 7,2 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 56′ 28″ nord, 4° 31′ 22″ est | ||||
| Altitude | Min. 360 m Max. 457 m |
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| Superficie | 5,29 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Autun-1 | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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L'une de ses particularités est de figurer parmi les dix communes les moins peuplées de Saône-et-Loire[3]. En effet, cinquante habitants y étaient recensés au (chiffre officialisé par l'INSEE au ), ce qui classe cette commune au 4e rang des communes les moins peuplées de Saône-et-Loire, derrière Chérizet (20 habitants), Grevilly (30 habitants) et Montceaux-Ragny (31 habitants).
Géographie
modifierSituation et description
modifierLa commune est située à mi-chemin entre Autun, Beaune, Chalon-sur-Saône et Le Creusot. Elle est également proche de Couches. Elle est rattachée à la communauté de communes du Grand Autunois Morvan.
Communes limitrophes
modifier| Morlet | Saisy | |||
| N | ||||
| O Collonge-la-Madeleine E | ||||
| S | ||||
| Tintry | Saint-Martin-de-Commune | Saint-Gervais-sur-Couches |
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 862 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Maurice-lès-Couches à 9 km à vol d'oiseau[10], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 803,5 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,7 °C, atteinte le [Note 1].
Hydrographie
modifierUrbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (75,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (67,4 %), forêts (24,5 %), terres arables (8,2 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
modifierHistoire
modifierAvant la Révolution française, Collonge-la-Madeleine était, pour le culte, une annexe de Saisy. Devenue chapelle vicariale avec desservant en 1847, Morlet lui ayant été adjoint par ordonnance épiscopale du , Collonge fut érigée en succursale en 1855.
Collonge-la-Madeleine est le lieu probable d'une bataille au Moyen Âge.
Politique et administration
modifierPopulation et société
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[19].
En 2023, la commune comptait 38 habitants[Note 2], en évolution de −19,15 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
modifierLa commune relève de l'Académie de Dijon.
Médias
modifierCulte
modifierCollonge-la-Madeleine et son église Saint Barthélémy relèvent de la paroisse Notre-Dame-de-la-Drée, elle-même rattachée au diocèse d'Autun qui regroupe quatorze villages et dont le siège est installé à Épinac.
Économie
modifier- Agriculture et pâturage.
- Élevage de porcins et bovins (race charolaise).
- Petits commerces.
- Centre de vacances et de classes de découverte.
Culture locale et patrimoine
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Lieux et monuments
modifierParmi les principaux lieux et monuments de Collonge-la-Madeleine figurent notamment :
- l'église Saint-Barthélémy, édifice roman dont le chœur est à deux travées et qui dispose d'un chevet plat[22], le tout dominé d'un clocher coiffé en bâtière[23] abritant deux cloches (l'une de 1730 et l'autre, beaucoup plus ancienne, fondue en 1560, pesant 230 kg et sonnant en si bémol)[24] ;
- le château d'Alibourg, en ruine ;
- un lavoir et ancien moulin à eau ;
- un four à pain en pierre et en bois ;
- le centre du CPIE (Centre permanent d'initiatives pour l'environnement) « Pays de l'Autunois » (qui accueille des jeunes durant l'été et organise des stages d'archéologie, d'accrobranche, de pêche, de photographie, d'équitation, etc.).
Personnalités liées à la commune
modifierPour approfondir
modifierBibliographie
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Collonge-la-Madeleine sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifierCartes
modifier- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ Lex Jacquelot, Le Langage populaire de Mâcon et des environs, Slatkine Reprints, Genève, 1978, p. 54
- ↑ habitants.fr
- ↑ « Voyage à la découverte de nos communes », article de Fernand Nicolas paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 100 de mars 1995, pages 20 à 27.
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Collonge-la-Madeleine et Saint-Maurice-lès-Couches », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « St-Maurice-lès-Couches_sapc », sur la commune de Saint-Maurice-lès-Couches - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « St-Maurice-lès-Couches_sapc », sur la commune de Saint-Maurice-lès-Couches - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Collonge-la-Madeleine ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Brochure de présentation de l'église Saint-Barthélémy de Collonge-la-Madeleine éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71).
- ↑ « Clochers en bâtière », article de Fernand Nicolas paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 132 de décembre 2002 (pages 2 à 5).
- ↑ « Fêlé de cloches ! Entretien avec le père Christophe Lagrange, correspondant de la Société française de campanologie pour la Saône-et-Loire », article de Frédéric Lafarge paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 190 de juin 2017, pages 17 à 21.
