Collégiale Saint-Quiriace de Provins
La collégiale Saint-Quiriace de Provins est une église du XIIe siècle faisant partie du patrimoine historique de la ville de Provins (France).
| Collégiale Saint-Quiriace de Provins | |||
Vue depuis la tour César | |||
| Présentation | |||
|---|---|---|---|
| Culte | Catholicisme | ||
| Dédicataire | Saint Quiriace | ||
| Type | Collégiale | ||
| Début de la construction | XIIe siècle | ||
| Style dominant | Architecture gothique | ||
| Protection | |||
| Site web | Pôle catholique de Provins | ||
| Géographie | |||
| Pays | |||
| Région | Île-de-France | ||
| Département | Seine-et-Marne | ||
| Ville | Provins | ||
| Coordonnées | 48° 33′ 39″ nord, 3° 17′ 30″ est | ||
| Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
Géolocalisation sur la carte : France
| |||
| modifier |
|||
Elle est dédiée à saint Quiriace ou Cyriaque de Jérusalem, intimement lié aux évènements de l'Invention de la Vraie Croix par sainte Hélène.
Elle présente la particularité de ne jamais avoir été achevée, la réalisation de l’église dans les proportions données au départ étant trop coûteuse. Elle est située non loin de la tour César.
Jeanne d'Arc et le Roi Charles VII ont entendu la Messe le 3 Aout 1429 ; une plaque qui commémore cette évènement a été installé en 1929.

Une construction monumentale inachevée
modifierUne première basilique avait été fondée par le Comte Eudes II de Blois entre les années 1022 et 1032. Il est fait référence à la collégiale une première fois dans le texte « Le privilège de Richer » écrit en 1062.
Un siècle plus tard, la collégiale est devenue trop petite pour accueillir la communauté de chanoines présents. Henri Ier comte de Champagne, dit Henri le Libéral, décide de faire reconstruire la collégiale sur des bases plus grandes afin de pouvoir réunir en son chœur une centaine d’ecclésiastiques vers les années 1160.
La mort d’Henri Ier comte de Champagne en 1181 laisse la collégiale inachevée. Le chœur est toutefois abrité, ce qui permet aux offices de s’y dérouler. La nef est prévue pour avoir une longueur de huit travées, mais seulement deux sont finalement construites. Les difficultés financières du royaume sous le roi Philippe le Bel font que la construction reste dans cet état. Au XVIe siècle, on se résout à clore définitivement la nef par une façade percée de deux ouvertures.
La croix érigée à l’autre extrémité du parvis de la collégiale indique l’endroit où aurait dû se situer l’entrée de l’édifice si les dimensions d’origine avaient été respectées.
Les travaux ultérieurs
modifierEn 1625, la stabilité de la nef est compromise par les ouvertures pratiquées sur la façade. Elles sont murées et restent dans cet état jusqu’à nos jours.
Le bâtiment connaît un incendie de sa partie haute en 1662. Le haut de la nef est restauré dans les deux années qui suivent. La croisée d’ogives est remplacée par une coupole à tambour sur pendentif. Cette coupole est restaurée successivement en 1773, 1836 et dans les années 1950 pour réparer les dégâts dus à la Seconde Guerre mondiale.
Saint-Quiriace fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[1].
Galerie
modifier- Vue extérieure depuis le parvis.
- Chevet, bras nord du transept.
- Collégiale Saint-Quiriace de nuit.
- Chaire et ancienne grille de chœur.
- Martyre de saint Quiriace, détail d'un vitrail de la collégiale.
- Statue de Marie d'Orléans présente dans la sacristie
Œuvres Artistique et cinéma
modifierLe collégiale saint Quiriace de Provins, en décor d’arrière-plan, a fait l'objet d'un tournage pour la série Draculi & Gandolfi de Guillaume Sanjorge[2].
Notes et références
modifier- 1 2 Notice no PA00087203, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Église collégiale Saint-Quiriace de Provins », sur CENTURY 21 (consulté le ) : « La Collégiale Saint Quiriace de Provins, fut un décor d’arrière-plan et a fait l’objet d’un tournage pour la série « Draculi et Gandolfi » de Guillaume Sanjorge. »
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Amédée Aufauvre et Charles Fichot, Les monuments de Seine-et-Marne : description historique et archéologique et reproduction des édifices religieux, militaires et civils du département : Saint Quiriace : église collégiale et royale, Paris, , 407 p. (lire en ligne), p. 106-113
- Alexandra Gajewski, « Le transept et la nef de la collégiale Saint-Quiriace de Provins », Bulletin monumental, vol. 164, no 3, , p. 261-270 (ISSN 2275-5039, DOI https://doi.org/10.3406/bulmo.2006.1891)
- Arnaud Timbert, « Le déambulatoire de la collégiale Saint-Quiriace de Provins », Bulletin monumental, vol. 162, no 3, , p. 163-173 (ISSN 2275-5039, DOI https://doi.org/10.3406/bulmo.2004.1520)
- Arnaud Timbert, « Le chevet de la collégiale Saint-Quiriace de Provins : l'œuvre d'Henri Ier Le Libéral », Bulletin monumental, vol. 164, no 3, , p. 243-260 (ISSN 2275-5039, DOI https://doi.org/10.3406/bulmo.2006.1890)
- Anne Vuillemard, « Les polychromies architecturales de la collégiale Saint-Quiriace de Provins », Bulletin monumental, vol. 164, no 3, , p. 271-280 (ISSN 2275-5039, DOI https://doi.org/10.3406/bulmo.2006.1892)
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la religion :
- Ressource relative à l'architecture :
- « Histoire de la collégiale Saint-Quiriace de Provins sous les comtes de Champagne de la maison de Blois (1019-1284) », Michel Veissière, Annuaires de l'École pratique des hautes études, 1958-67 pp. 124-126, Persée
- Collégiale Saint-Quiriace de Provins - Vitraux de La légende de saint Quiriace
- « Le transept et la nef de la collégiale Saint-Quiriace de Provins », Alexandra Gajewski, Bulletin Monumental, année 2006 164-3 pp. 261-270, Persée
