Combat de Choisy-le-Roi

bataille de la guerre franco-prussienne de 1870

Le combat de Choisy-le-Roi a lieu le lors du siège de Paris, épisode de la guerre franco-allemande. Les troupes françaises sous les ordres du général Vinoy mènent un assaut dont le but est de soutenir la diversion lancée devant Créteil, afin de faciliter l'attaque lancée sur Champigny.

Combat de Choisy-le-Roi
Description de cette image, également commentée ci-après
Combat de Choisy-le-Roi, Chevilly, L'Hay et Thiais. - Aspect de la Maison-Blanche, désignée pour ambulance.
Informations générales
Date 30 novembre 1870
Lieu Choisy-le-Roi
Issue Avancée française sans conséquences
Belligérants
Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse Drapeau de la France France
Commandants
Général Vinoy
Amiral Pothuau
Général Blaise

Guerre franco-prussienne
Siège de Paris

Batailles

Coordonnées 48° 45′ 59″ nord, 2° 24′ 28″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Combat de Choisy-le-Roi
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Combat de Choisy-le-Roi
Géolocalisation sur la carte : Val-de-Marne
(Voir situation sur carte : Val-de-Marne)
Combat de Choisy-le-Roi

Contexte

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Carte positionnant Créteil, Montmesly, la ferme de l'Hôpital où sont positionnées les troupes de la division Susbielle.

Ce combat prend la suite des combats de la Gare-aux-Bœufs et de l'Haÿ, qui ont lieu la veille, et qui avaient pour but de soulager l'attaque de Champigny. Celle-ci ayant été reportée à cause d'une crue subite de la Marne, les troupes françaises impliquées dans les combats se sont retirées, et les avancées faites rendues aux Prussiens.

Le 30, alors que l'attaque sur Champigny est organisée, les troupes de la division Susbielle se portent en avant de Créteil, enlèvent les hauteurs de Montmesly et fortifient leurs positions.

Les Prussiens mettent alors immédiatement en batterie une artillerie fournie à proximité de la ferme de l'Hôpital, en avant de Villeneuve-Saint-Georges. Celle-ci ne cesse de bombarder les positions que l'armée prussienne vient de perdre. Des colonnes d'infanterie aux effectifs importants tentent également de reprendre le terrain perdu. En face, les canons du fort d'Ivry ainsi que ceux des canonnières et des batteries de Vitry défendent la gauche de Montmesly, afin d'entraver le mouvement de ces colonnes.

Ces événements se passent sur le flanc gauche des forces de la 3e armée de Paris, que la Seine sépare des combats. Constatant la faiblesse des positions défensives françaises, et apercevant des renforts prussiens qui remontent par la route de Choisy-le-Roi, menaçant par cette manœuvre le flanc droit du général Susbielle, le général Vinoy prend le parti d'agir et donne l'ordre à ses troupes d'attaquer les colonnes prussiennes, afin d'obliger ces renforts à battre en retraite.

Ordre est alors donné à la division de l'amiral Pothuau de se diriger vers la Gare-aux-Bœufs, qu'elle a prise puis abandonnée la veille, et à la brigade du général Blaise d'attaquer Thiais. Le général Vinoy se rend en personne sur le pont de chemin de fer de Vitry pour superviser la manœuvre et commander les opérations.

À 12h55, le général Maud'huy fait partir de la redoute du Moulin-Saquet la brigade Blaise pour la positionner sur Choisy-le-Roi.

À 13h10, les observateurs du fort d'Ivry indiquent que la division Susbielle quitte Montmesly, et qu'une forte colonne prusienne arrive entre la Seine et Montmesly, dans l'intention de tourner la droite des Français. Le crépitement incessant des armes à feu laisse à penser que la retraite des troupes du général Susbielle tourne à la débandade. Tout laisse donc penser au général Vinoy qu'un débordement du flanc gauche prussien devient donc urgent.

La bataille

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Les canonnières reçoivent l'ordre de se porter dans le secteur et d'ouvrir le feu, pendant que les pièces d'artillerie des redoutes de Vitry concentrent la leur sur la Gare-aux-Bœufs et Choisy-le-Roi. Des colonnes composées de troupes d'infanterie de marine se dirigent sur la Gare-aux-Bœufs, pendant qu'une batterie d'artillerie de campagne quittant la redoute de Vitry s'avance au galop vers Choisy, et qu'une colonne de mobiles se porte sur la route de Vitry.

À la tête de ses troupes, l'amiral Pothuau, à cheval et l'épée à la main, s'empare de la Gare-aux-Bœufs que les forces prussiennes quittent précipitamment pour se jeter en désordre dans Choisy-le-Roi, permettant aux troupes françaises de réoccuper la gare abandonnée la veille. L'infanterie de marine continue sur sa lancée à la poursuite des fuyards soutenue par l'artillerie de campagne, l'artillerie des forts, des redoutes et par les canonnières et les wagons blindés.

Ce mouvement vigoureux oblige la colonne prussienne à arrêter les combats du côté de Montmesly, permettant à la division Susbielle de se dégager.

Plus haut, les gardes mobiles qui se sont avancés sur la route de Vitry, parviennent jusqu'à une maison servant d'avant-poste aux prussiens ; à l'extrême droite la brigade Blaise opère sur Thiais. Mais bientôt les ouvrages défensifs prussiens de Thiais, garnis de canons, dirigent un feu nourri sur la brigade Blaise qui se trouve placée en avant de Vitry ; celle-ci arrête son mouvement et se prépare à rebrousser chemin.

Du côté de Choisy-le-Roi, l'infanterie de marine aborde la ville et atteint même les premières maisons. Les maisons et le cimetière sont crénelés et garnis de tirailleurs prussiens, qui ne cessent de tirer sur les Français ; ceux-ci perdent beaucoup de monde sans résultat bien satisfaisant. C'est à ce moment-là que le capitaine de frégate Eugène Marie Desprez est tué par une balle, en pleine poitrine, tirée d'une maison. Le général Vinoy préfère alors donner l'ordre de retraite qui s'effectue régulièrement.

Les Français conservent toutefois la gare-aux-Bœufs, vaste bâtiment où l'amiral Pothuau pense pouvoir loger 400 à 500 hommes. Cependant le commandant en chef estimant que ce nouveau poste formait une sorte de saillant avancé qui serait toujours exposé aux coups de main et surprises des Prussiens, il ordonne à l'amiral Pothuau de regagner la ligne de grand-gardes, malgré ses protestations, jusqu'à la tombée de la nuit.

À 8 heures du soir, l'évacuation de la gare-aux-Bœufs commence sans que les Prussiens ne s'en aperçoivent. Vers minuit, ceux-ci mettent le feu à des fougasses qu'ils avaient disposées à l'avance, et dont la formidable explosion aurait certainement produit une épouvantable catastrophe si la gare avait été encore occupée. Le bâtiment disparut tout entier sous l'action destructrice de la poudre, ne laissant que des murs calcinés et des poutres noircies.

Notes et références

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Voir aussi

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