Commandement de la défense antiaérienne des Forces canadiennes

commandement de l'Aviation royale canadienne de 1951 à 1975

Le Commandement de la défense antiaérienne des Forces canadiennes (Canadian Forces Air Defence Command en anglais) était un commandement (en) au sein de l'Aviation royale canadienne, de 1951 à 1975, responsable de la défense antiaérienne. Il fut d'abord créé en tant que « Groupe de défense antiaérienne No 1 » (« No 1 Air Defence Group » en anglais) en 1948 avant de devenir le Commandement de la défense antiaérienne en 1951. En 1975, le commandement fut à nouveau réduit au statut de groupe. En 1997, celui-ci fut intégré à la 1re Division aérienne du Canada.

Commandement de la défense antiaérienne des Forces canadiennes
Création 1951
Dissolution 1975
Pays Drapeau du Canada Canada
Allégeance Forces armées canadiennes
Type Commandement (en)
Rôle Défense antiaérienne
Fait partie de Aviation royale canadienne

Histoire

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Initialement, les plans d'après-guerre voulaient que la défense antiaérienne soit la responsabilité uniquement d'escadrons auxiliaires de réserve. Cependant, avec la montée du « rideau de fer » et les tensions augmentant en Europe, cette responsabilité a été attribuée principalement à des escadrons réguliers. En , le Groupe de défense antiaérienne No 1 a été créé à Ottawa en Ontario. En , le quartier général du groupe déménagea à la station de l'Aviation royale canadienne Saint-Hubert (en) au Québec. En , le Groupe de défense antiaérienne No 1 devint le Commandement de la défense antiaérienne. En 1955, ce dernier atteint l'apogée de son effectif avec neuf escadrons réguliers et 10 escadrons auxiliaires sous son commandement.

Par la suite, puisque les capacités des équipements augmentaient et que la menace des bombardiers soviétiques diminuait, les besoins en effectifs furent réduits. Ainsi, les neuf escadrons furent réduits à cinq dans un premier temps, puis, à trois dans un deuxième temps. De plus, la responsabilité de défense antiaérienne fut retirée aux escadrons auxiliaires. À la même époque, les réseaux de stations radar des lignes Pinetree, Mid-Canada et DEW, principalement opérées par l'Aviation royale canadienne, furent construits pour faire face à la menace nucléaire soviétique.

Le , le commandant-en-chef du service interarmées américain Continental Air Defense Command (en) plaça les défenses américaines dans une région géographique appelée « Canadian Northeast Area », c'est-à-dire la « Région canadienne du nord-est » sous le contrôle opérationnel du Commandement de la défense antiaérienne canadien. En , ce dernier rejoignit le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD), nouvellement créé.

En , le quartier général du Commandement de la défense antiaérienne déménagea à la base des Forces canaidennes (BFC) North Bay en Ontario.

En 1968, au moment de l'unification des Forces canadiennes, le Commandement de la défense antiaérienne comprenait les escadrons suivants :

En 1974, la station de l'Aviation royale canadienne St. Margarets (en) au Nouveau-Brunswick devint le site d'une unité de suivi des satellites.

En , le Commandement de la défense antiaérienne des Forces canadiennes fut réduit au statut de groupe et placé sous le commandement du Commandement aérien des Forces canadiennes. En 1984, le Groupe de défense antiaérienne devint le Groupe des jets (Fighter Group en anglais). En 1987, il fusionna avec la Région canadienne du NORAD afin de créer un commandement de défense antiaérienne unifié pour le Canada. En 1997, le Groupe des jets/Région canadienne du NORAD fut intégré à la 1re Division aérienne du Canada, nouvellement créée.

Notes et références

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Annexes

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • (en) A History of the Air Defence of Canada, 1948-1997, Commander Fighter Group, (ISBN 978-0-9681973-0-1).
  • (en) Lawrence « Larry » Milberry, Sixty Years : The RCAF and Air Command 1924–1984, Toronto, Canav Books, (ISBN 0-07-549484-1).