Commanderie de Saint-Antoine de Goloni
La commanderie de Saint-Antoine de Goloni est une ancienne commanderie de l'ordre hospitalier de Saint-Antoine, située sur la commune de Bats, dans le département français des Landes[1].
Saint-Antoine de Goloni
| Type | |
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| Destination initiale |
Lieu de culte Accueil de pèlerins Hôpital |
| Destination actuelle |
Exploitation agricole |
| Style | |
| Construction |
vers le XIIe siècle |
| Propriétaire |
propriété privée |
| Pays | |
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| Région | |
| Département | |
| Commune |
| Coordonnées |
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Présentation
modifierUne bâtisse massive de ferme dotée d'un contrefort et d'une fenêtre ogivale est le dernier vestige de l'ancienne commanderie de Saint-Antoine de Goloni, dépendant de abbaye de Saint-Antoine en Isère. La commanderie, vouée à Antoine le Grand (considéré comme le père du monachisme chrétien), comprend à l'origine un couvent, un hôpital et une église[2]. Elle est située dans la région de Tursan, au lieu-dit Goloni, à l'extrémité du chemin Saint-Antoine, dans une exploitation agricole, ce qui a favorisé sa conservation[1].
Historique
modifierMoyen Âge
modifierAu Moyen Âge, Goloni est une seigneurie de Bats et la paroisse de Bats et Samadet[2].
La fondation de la commanderie de Saint-Antoine de Goloni daterait du XIIe siècle mais elle n'est citée qu'à partir de 1224[1]. Siège de la commanderie générale de Gascogne, elle fédère au moins douze établissements secondaires dont la majeure partie a de nos jours disparu : commanderies secondaires, prieurés, églises commanditaires (Saint-Pierre de Terrebane à Bats, Saint-Pierre de Grenade, etc.), hôpitaux (Gamarde, Tartas, Urgons, hôpital de Balazin à Sarraziet)[3]. Son action s'oriente largement vers l'accueil et le soin des pèlerins de Compostelle sur la via Podiensis. Son premier hôpital, celui d'Urgons, est cité sous le nom d'« hôpital antonin » dans Le Guide du Pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle (Livre V du Codex Calixtinus). Apothicaires et médecins sont réputés pour traiter les malades de l'ergotisme (également connu au Moyen Âge sous les noms de « feu de saint Antoine » ou « mal des ardents »)[1].
Le choix du site de Goloni à proximité du Gabas traduit l'attention des Antonins d'être proches d'un cours d'eau, afin d'aménager un vivier et un moulin à eau pour la production de farine et d'huile. La ferme du lieu-dit Goloni comporte également le « vignoble antonin » et le quartier Porqueroun évoque la présence d'un élevage porcin[n 1]. La chapelle de la commanderie a de nos jours disparu[1].
Le , Jean de Chanauld, commandeur de l'hôpital de Saint-Antoine de Goloni, et la comtesse Jeanne d'Artois, nièce du roi Louis IX, fondent par paréage la bastide de Grenade[4].
Epoque moderne
modifierAux XVe et XVIe siècles, le commandeur de Saint-Antoine de Goloni et les seigneurs de Castelnau-Tursan se disputent la propriété des fiefs de Goloni[2].
Durant les guerres de Religion[n 2], la commanderie de Saint-Antoine de Goloni est pillée, incendiée et deux prêtres sont assassinés[3].
En 1620, la terre de Goloni relève de la baronnie de Bats, passée dans la seconde moitié du XVIIe siècle d'Antoine de Poyanne à Louis de Barry. Les commandeurs de Saint-Antoine de Goloni restent réputés seigneurs naturels et immémoriaux de Goloni. La commanderie passe aux mains des chevaliers de l'Ordre de Malte à la fin du XVIIIe siècle[2].
Galerie
modifier- Fenêtre de style gothique de l'ancienne commanderie.
- Saint-Antoine de Goloni dans son environnement, vu de la commune de Samadet.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Au Moyen Âge, l'Ordre hospitalier de Saint-Antoine avait le droit de laisser ses porcs errer dans les rues avec une clochette, ce qui valut au saint d'avoir pour attribut un porc et une clochette.
- ↑ Voir les guerres de Religion dans les Landes.
Références
modifier- 1 2 3 4 5 « Https : //www.les-amis-des-antonins.com », sur les amis des antonins, .
- 1 2 3 4 Philippe Soussieux, Dictionnaire historique des Landes, Herm, Etudes landaises, , 826 p. (ISBN 978-2-9500625-5-0, présentation en ligne), p329 - p659
- 1 2 Serge Pacaud, Vieilles pierres des Landes : ruines et vestiges du Moyen Âge, Tours, Éditions Alan Sutton, , 151 p. (ISBN 978-2813819772), p. 91-93
- ↑ Grenade, suivez les coutumes, panneau de présentation réalisé par la Ville de Grenade-sur-l'Adour, le conseil départemental des Landes et la région Nouvelle-Aquitaine, consulté sur site le 26 décembre 2024
Voir aussi
modifierLien externe
modifier- [vidéo] Saint-Antoine de Goloni, « Saint-Antoine de Goloni », sur YouTube,
