Commission des dix-huit
La Commission des dix-huit (Commissione dei diciotto), ou Commissione dei Soloni, est une commission d'experts instituée par le Parti national fasciste (PNF), en 1924-1925, avec pour mission d'étudier et de proposer une série de réformes constitutionnelles, notamment sur les rapports entre pouvoir exécutif et législatif, dans le cadre de la transformation de l'État libéral en État fasciste.

Histoire
modifierLa commission des Quinze, instituée le 4 septembre 1924 par Mussolini sur désignation du directoire du parti, fut inaugurée par Giovanni Gentile à la date symbolique du 28 octobre 1924[1].
La caractéristique de ce cercle d'« experts » était d'être composé de fascistes ou de sympathisants du fascisme, tous issus de traditions politiques hétérogènes qui avaient confluées dans le fascisme, du syndicalisme révolutionnaire puis national d'Angelo Oliviero Olivetti et Agostino Lanzillo au nationalisme de Enrico Corradini et Alfredo Rocco[1].
La tâche assignée par Mussolini avait été, prudemment, celle de renouveler, non de subvertir la Charte constitutionnelle[1].
La commission des Quinze est remplacée quelques mois plus tard par une commission élargie (des Dix-Huit ou des « Solons »), nommée le 31 janvier 1925, et présidée encore par Gentile[1]. Le décret indiquait la tâche de « développer et perfectionner avec de prudentes normes complémentaires les institutions juridiques concernant les rapports fondamentaux entre l'État et toutes les forces qu'il doit contenir et garantir »[1].
Membres
modifierListe à quinze
modifierListe à quinze[2] :
- Giovanni Gentile (président)
- Enrico Corradini (vice-président)
- Emanuele Greppi
- Matteo Mazziotti
- Nicolò Melodia
- Gioacchino Volpe
- Fulvio Suvich
- Edmondo Rossoni
- Pier Silverio Leicht
- Agostino Lanzillo
- Francesco Ercole
- Santi Romano
- Alfredo Rocco
- Silvio Longhi
- Angelo Oliviero Olivetti
Liste à dix-huit
modifier- Gino Arias
- Domenico Barone
- Francesco Coppola
- Corrado Gini
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 Gianpasquale Santomassimo, La terza via fascista. Il mito del corporativismo, Roma, Carocci, (lire en ligne), p. 50-51
- ↑ Annamaria Amato Amato, « Dallo Stato liberale allo Stato fascista: la progressiva trasformazione della rappresentanza politica tra antiparlamentarismo e corporativismo », Cienca Nueva. Revista de Historia y Politica, (lire en ligne)
Bibliographie
modifier- Alfredo Rocco: dalla crisi del parlamentarismo alla costruzione dello Stato nuovo, Carocci editore, 2010.
- Annamaria Amato Amato, Dallo Stato liberale allo Stato fascista: la progressiva trasformazione della rappresentanza politica tra antiparlamentarismo e corporativismo, Cienca Nueva. Revista de Historia y Politica, 2018.
- Giovanni Pavanelli, Giulia Bianchi, The Italian economists as legislators and policymakers during the Fascist regime, 2026.
- Gianpasquale Santomassimo, La terza via fascista. Il mito del corporativismo, Roma, Carocci, 2006.
