Complexe endoréique d'Espera

Le complexe endoréique d'Espera est une aire protégée de type réserve naturelle, créée en 1989 dans la province de Cadix (Andalousie, Espagne)[1],[2].

Complexe endoréique d'Espera
Lagune salée de la Zorrilla.
Géographie
Pays
Région
Province
Coordonnées
Ville proche
Superficie
5,19 km2
Partie de
Réseau Natura 2000, Natura 2000 en Espagne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Administration
Type
Catégorie UICN
IV
WDPA
Création
Patrimonialité
Administration
Carte

Description

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L'espace naturel, d'une superficie d'environ 514 ha, est situé sur le territoire de la commune de Espera.

Ces trois lagunes (Laguna de Hondilla, Laguna Salada de la Zorrilla et Laguna Dulce de la Zorrilla) ont été protégées en 1987 par une loi du Parlement andalou en tant que réserves zoologiques intégrales, qui a également institué une zone de protection périphérique. Le plan directeur des réserves naturelles des lagunes de Cadix, publié en 1991, a modifié le statut de réserve zoologique intégrale en celui de réserve naturelle et a regroupé ces trois lagunes et la zone de protection périphérique sous l'appellation de complexe endoréique d'Espera[3].

Habitat

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Sa valeur écologique réside dans le fait qu'elle constitue un point vital pour la conservation des oiseaux lacustres indigènes (fouettes, canards, aigrettes, hérons, rapaces...), mettant en évidence des espèces menacées[4].

La Société espagnole d'ornithologie collabore activement à son entretien.

Protection

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La réglementation législative protège l'espace naturel, ou une partie de celui-ci, en le catégorisant dans le réseau Natura 2000 comme :

Lagune de Hondilla

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Laguna Hondilla vue du mirador.

La plus petite des lagunes d'Espera ne couvre qu'une superficie de 2,9 m. Son périmètre est presque circulaire, mesurant 170 × 140 m. Malgré son nom, c'est aussi la moins profonde des trois, avec une profondeur d'environ 1 m.

Il s’agit d’une lagune oligotrophe (c’est-à-dire pauvre en nutriments), ce qui la différencie des autres lagunes de Cadix et permet le développement d’une flore très particulière.

La végétation submergée est dominée par le potamot pectiné (Stuckenia pectinata), la Potamogétonacée (Zannichellia obtusifolia (es)) et des espèces d'algue verte (Chara). Deux espèces flottantes sont également présentes exclusivement dans cette lagune : l'urtriculaire australe (Utricularia australis, et la petite hépatique flottante (Ricciocarpos (en)), que l’on trouve habituellement parmi la végétation émergente, principalement le Scirpe lacustre (Schoenoplectus acutus), qui entoure toute la lagune. Dans sa zone intérieure, uniquement aux points les plus profonds, on observe des touffes de massette (Typha domingensis). Sur la rive opposée à la route et à droite, le roseau commun (Phragmites australis) pousse bien au-dessus du Scirpe lacustre. Le roseau commun coexiste avec la Scirpe maritime (Scirpus maritimus) dans ces zones. Au-dessus de ces plantes se développe une variété de plantes terrestres nitrophiles.

Le reste du périmètre n’a pas encore été colonisé par le roseau commun et la le scirpe maritime, quelques touffues de véronique mouron-d'eau (Veronica anagallis-aquatica) apparaissant derrière la ceinture de Scirpe lacustre (Schoenoplectus acutus).

Lagune Salada de la Zorrilla

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Lagune Salada de la Zorrilla.

C'est la plus grande des lagunes d'Espera, avec une superficie d'environ 23 ha. Relativement profonde, elle conserve un niveau d'eau assez stable, même si elle peut s'assécher complètement lors des années les plus sèches. Sa forme a été modifiée par la construction de plusieurs barrages artificiels qui la traversent à son point le plus étroit. Comme son nom l'indique, elle présente la plus forte concentration en sel de toutes les lagunes d'Espera.

Parmi les macrophytes submergées figurent Chara aspera, Ruppia drepanensis (en), Zannichellia obtusifolia (en) et Stuckenia pectinata. La plupart de ses berges sont couvertes de roseaux et, dans une moindre mesure, de tamaris, qui recouvre entièrement les digues susmentionnées et se répand également dans les environs de la lagune. Dans les zones plus élevées, le roseau commmun se mêlent à la Scirpe maritime, et des touffes de jonc piquant (Juncus acutus) et de scirpe-jonc (Scirpoides holoschoenus) sont disséminées.

Lagune Dulce de la Zorrilla

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Lagune Dulce de la Zorrilla.

Située au sud des deux lagunes précédentes, celle-ci est la plus profonde du complexe et, de ce fait, celle qui bénéficie de la plus grande stabilité hydrique, conservant l'eau même lors des sécheresses les plus sévères. Cette stabilité a permis à une plante vivace, le cératophylle immergé (Ceratophyllum demersum), de coloniser la quasi-totalité de son fond. À ses côtés, les algues vertes Chara connivens et Chara aspera prospèrent. On y trouve également, immergées, les omniprésentes Zannichelia obtusifolia (en) et Stuckenia pectinata, et, dans les zones moins profondes, Ranunculus peltatus. La véronique mouron-d'eau (Veronica anagallis-aquatica) est également présente.

La végétation émergente est dominée par le Roseau commun, qui forme une bande assez large tout autour du périmètre. Les massettes n'occupent qu'une petite zone près du chemin d'accès. Elles s'étendent jusqu'au bord de l'eau. Le tamaris est très rare ; seuls quelques spécimens ont été trouvés sur la rive gauche.

Notes et références

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  1. ↑ (es) « Complejo Endorreico de Espera », sur andalucia.org.
  2. ↑ (es) « Reserva Natural - Complejo Endorreico de Espera », sur juntadeandalucia.es.
  3. ↑ (es) « Complejo endorreico de Espera », sur andalucia.com.
  4. ↑ (es) « Complejo Endorreico de Espera », sur turismo.chiclana.es.
  5. ↑ (en) « Complejo Endorreico de Espera (ES0000026 - SPA/SCI) », sur natura2000.eea.europa.eu.
  6. ↑ (en) « Reserva Natural Complejo Endorreico de Espera », sur rsis.ramsar.org.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • I. Sánchez García, C. Martínez Ortega y P. García Murillo, Guía de las Plantas acuáticas de las Reservas Naturales de las lagunas de Cádiz, Patronato de las Reservas Naturales de las Lagunas de Cádiz (ISBN 84-606-0959-6), 1992.

Articles connexes

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Liens externes

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