Conférence de Lausanne (1932)

conférence sur les réparations dues par l'Allemagne suite au Traité de Versailles

La Conférence de Lausanne s'est tenue entre le et le à Lausanne. Elle réunit des représentants de France, du Royaume-Uni, d'Italie, et d'Allemagne pour régler le problème des réparations de guerre dues par l'Allemagne à la suite de la Première Guerre mondiale par le Traité de Versailles.

Joseph Goebbels à un rassemblement critiquant les conclusions de la conférence de Lausanne

L'Allemagne étant dans l'incapacité de payer les 132 milliards de Reichsmarks dus[1], soit l'équivalent de 42 000 tonnes d'or, la conférence prononce un moratoire de trois ans. Le montant suivant est fixé à 5 milliards de marks (en sus des 20 milliards de marks-or déjà effectués).

Lors de la conférence de Lausanne, on prévoit pour toutes les réparations un forfait général de trois milliards de marks-or à verser à la Banque des règlements internationaux.

La conférence est une conséquence du moratoire Hoover. Elle est préparée par le comité Wiggin. Les allemands demandent la révision de l'article 231 du traité de Versailles, c'est refusé. Le 2 juillet, la Belgique, la France, l'Italie et le Royaume-Uni veulent retarder l'application du traité, les américains n'en veulent pas. Ce gentlemen's agreement n'est pas l'abrogation mais suspend l'exécution de l'obligation jusqu'à son remplacement par une conférence diplomatique qui n'a pas lieu. Les pays alliés utilisent cette formule ambigu pour éviter de se prononcer sur des questions politiques immédiates et de choquer l'opinion publique[2].

À la fin de 1932, le règlement des dettes consécutives à la guerre de 1914-1918 semble terminé. À partir de , on ne parle plus des réparations dues au titre de la Première Guerre mondiale.

Notes et références

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  1. ↑ Histoire du XXe siècle (1900-1945), tome 1, Serge Berstein, Pierre Milza, 1996.
  2. ↑ Pierre d'Argent, Les réparations de guerre en droit international public. La responsabilité internationale des États à l'épreuve de la guerre, Paris, Bruxelles, Bruylant, L. G. D. J., coll. « Faculté de droit de l'Université de Louvain » (no XXXVI), , p. 101-102