Confession d'une pécheresse

film sorti en 1950

Confession d'une pécheresse (titre original : Die Sünderin) est un film ouest-allemand réalisé par Willi Forst, sorti en 1951.

Confession d'une pécheresse
Titre original Die Sünderin
Réalisation Willi Forst
Scénario Gerhard Menzel
Willi Forst
Georg Marischka
Musique Theo Mackeben
Acteurs principaux Hildegard Knef
Gustav Fröhlich
Änne Bruck (de)
Wera Frydtberg (de)
Robert Meyn
Sociétés de production Deutsche Styria-Film GmbH (Munich)
Junge Film-Union Rolf Meyer (Hambourg)
Pays de production Drapeau de l'Allemagne de l'Ouest Allemagne de l'Ouest
Genre Film dramatique
Film romantique
Durée 100 minutes
Sortie 1951

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Synopsis

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Marina est une prostituée dont la vie est assez difficile. Son beau-père est arrêté par la Gestapo, sa mère trompe son mari et elle-même tombe sous le charme de son demi-frère. Par la suite elle assiste à l'assassinat de sa meilleure amie. Elle tombe alors amoureuse d'un peintre qui, malheureusement, est gravement malade : il a une tumeur au cerveau. Pour financer les frais de l'opération, Marina se voit contrainte de reprendre son ancien « travail ». Les deux amoureux partent alors pour l'Italie, où ils trouvent de quoi se divertir et se détendre. Finalement l'opération a lieu mais n'apportera pas de guérison définitive. Ils retournent en Autriche et passent quelques jours à Vienne. Marine aidera ensuite son ami, devenu aveugle, à mourir à l'aide de somnifères, car ses souffrances sont telles qu'il ne peut plus les supporter. Après cela, elle se suicide à son tour.

Fiche technique

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Distribution

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À noter

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  • Le film permit à l'actrice Hildegard Knef de se faire connaître en Allemagne en raison du scandale qu'il suscita.
  • Outre l'apparition nue d'Hildegard Knef, les commentaires off de l'héroïne qui ponctuent l'intrigue et dans lesquels elle décrit ses actes (prostitution, euthanasie, suicide) sans autocritique ont beaucoup fait pour le scandale qui a entouré le film à sa sortie, dans une Allemagne en quête de sa respectabilité et de redressement moral au sortir de la guerre.
  • Après la sortie du film, Hildegard Knef a dû faire face à une vague d'insultes, ainsi qu'elle l'indique dans son autobiographie : "On ne m'appelait plus que la pêcheresses, et les lettres d'insultes, de menaces de mort et de délires sexuels détaillés étaient devenues une lecture quotidienne. (...) Dès que j'apparaissais quelque part, j'entendais brailler La Pécheresse ! (...) J'étais mise en accusation, soudain rendue responsable de tout ce qu'impliquait la notion de Pécheresse[1].

Références

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  1. ↑ Hildegard Knef, À cheval donné..., Éditions Robert Laffont, 1972, pp. 284-285

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Kirsten Burghardt, Werk, Skandal, Exempel. Tabudurchbrechung durch fiktionale Modelle. Willi Forsts « Die Sünderin » in Diskurs film / library, vol.11., Diskurs-Film-Verlag Schaudig und Ledig, Munich, 1996, (ISBN 3-92637-261-3) (également thèse à l'Université de Munich, 1994/1995).
  • Jürgen Kniep, Keine Jugendfreigabe!« Filmzensur in Westdeutschland 1949–1990.' In: Moderne Zeit. Band 21, Wallstein, Göttingen, 2010 • (ISBN 978-3-83530-638-7).
  • Sybille Steinbacher, Wie der Sex nach Deutschland kam. Der Kampf um Sittlichkeit und Anstand in der frühen Bundesrepublik, Siedler, Munich, 2011 • (ISBN 978-3-88680-977-6)
  • Stefan Volk, Skandalfilme. Cineastische Aufreger gestern und heute Schüren Verlag, Marburg, 2011 • (ISBN 978-3-89472-562-4)
  • Michael Humberg: Vom Erwachsenenverbot zur Jugendfreigabe. Die Filmbewertungen der FSK als Gradmesser des kulturellen Wertewandels',' Telos Verlag, Münster, 2013 • (ISBN 978-3-93306-042-6)

Liens externes

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