Confiserie Sérardy

confiserie à Moulins (Allier), inscrite aux Monuments historiques

La confiserie Sérardy est un magasin de commerce situé au 11 rue de Paris à Moulins, dans le département français de l'Allier (région Auvergne-Rhône-Alpes). C'est une institution de la ville depuis 1886. Bernard Sérardy, qui a succédé à son père Émile en 1898, fait redécorer la boutique en 1907 et y crée sa spécialité de chocolat, les « palets d'or ». Les décors d'origine sont conservés, ce qui vaut au magasin une inscription au titre des monuments historiques depuis [1],[2].

Confiserie Sérardy
Présentation
Destination initiale
Confiserie
Destination actuelle
Confiserie
Construction
XVIIIe
Patrimonialité
Site web
Localisation
Pays
France
Région
Département
Commune
Coordonnées
Carte

Histoire

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Palet d'or.

Émile Sérardy a fondé son commerce à l'endroit de la fabrique de sirop et de limonade Gaillard en 1835[3].

Son fils, Bernard Sérardy, se forme dans de nombreuses chocolateries, dont Weiss à Saint-Étienne, comme compagnon du Tour de France[4]. De retour à Moulins en 1898 après un compagnonnage, il reprend la confiserie familiale et crée le palet d'or un chocolat rond et plat fourré, sous une coque fine de chocolat amer, une ganache à la crème fraîche parfumée au café. Des brisures de feuilles d'or parsèment le dessus d'où le nom.

On dit que le tsar Nicolas II, de passage à Vichy lors de sa visite officielle en France en 1901, se serait vu offrir des palets d'or et qu'il aurait été véritablement conquis. Bernard Sérardy fait réaménager sa boutique en 1907 par l'architecte moulinois Joseph Baury, en confiant à Louis Galfione la réalisation du plafond peint et à Pietro Favret la mosaïque du sol.

Bernard Sérardy est tué au combat en 1916, au cours de la Première Guerre mondiale, et sa veuve vend alors la chocolaterie. La boutique est reprise par Charles Carré, qui développe la commercialisation de la spécialité jusqu'aux rayons du Bon Marché à Paris. Cependant, un chocolatier de Saint-Germain-en-Laye va déposer en 1923 le brevet des palets d'or alors que Bernard Sérardy n'avait pas pris la précaution de le faire. Le spolieur ira jusqu'à porter l'affaire devant le tribunal pour faire interdire aux Carré la possibilité de commercialiser la spécialité maison. Après une bataille juridique de quelques années, le brevet est retiré et les palets d'or de Moulins obtiennent du tribunal le droit d'afficher la mention : "BERNARD SERARDY CREATEUR".

Les Carré vendent la boutique aux Bellat-Ramond qui la gardent jusqu'en 1977, année de reprise par Bernard Jarriges, maître chocolatier. Aujourd'hui, le propriétaire a changé mais l'établissement est resté le même.

Quant au palet d'or, il est tombé dans le domaine public : tous les chocolatiers peuvent en fabriquer et en vendre sous cette appellation[5].

Notes et références

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Voir aussi

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