Conflit Iran-Israël de 2024 à 2026
Le conflit Iran-Israël de 2024-2026 est une série d'escalades militaires entre Israël et l'Iran, la première intervenant en et la deuxième de juillet à . La troisième, en date du , se transforme en guerre ouverte entre les deux pays. La quatrième a lieu à partir du lors du bombardement de l'Iran par les forces israéliennes dans l'opération Lion rugissant et américaines dans l'opération Fureur épique ; elle est la plus forte intervention militaire et mène à la mort de l'ayatollah Khamenei.
| Date |
Première phase : 1er – 19 avril 2024 (18 jours) Deuxième phase : 31 juillet – 26 octobre 2024 (2 mois et 25 jours) Troisième phase : 13 – 24 juin 2025 (12 jours) Quatrième phase : 28 février 2026 – en cours[1] |
|---|---|
| Lieu | Moyen-Orient, péninsule Arabique, Chypre, Turquie et le Sri Lanka |
| Casus belli | Bombardement israélien du consulat iranien à Damas |
| Issue |
en cours
|
Soutenu par :
Axe de la résistance : |
Soutien en renseignement : |
Défense territoriale : |
Hezbollah 850 morts Kataeb Hezbollah 101 morts et 212 blessés (depuis le 28 février 2026) |
Batailles
Guerre Iran-Israël des Douze Jours : Lion dressé (6-2025) • Promesse Honnête 3 (6-2025) • Marteau de minuit (6-2025) • Annonce de la Victoire (6-2025) • Guerre d'Iran
Le , Israël bombarde une annexe du consulat iranien à Damas, en Syrie, tuant plusieurs hauts responsables iraniens[5]. L’Iran riposte avec des frappes en Israël appelées opération Promesse honnête le [6]. Israël mène ensuite des frappes de représailles limitées en Iran le [7].
Le , à la suite notamment de l'assassinat du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et de l'invasion du Liban, l'Iran tire près de 200 missiles contre Israël.
Le , Israël bombarde massivement l'Iran, ces « frappes préventives » selon Tel-Aviv, visant le programme nucléaire iranien, les infrastructures énergétiques du pays, des usines de missiles balistiques, des points précis de la capitale Téhéran ainsi que des hauts-gradés des gardiens de la révolution islamique et des forces armées iraniennes. En riposte, l'Iran procède à des bombardements contre Israël. Les deux pays procèdent par la suite à des attaques répétées de drones et de missiles, visant des cibles militaires comme civiles.
Le , lors d'une opération militaire conjointe, les États-Unis et Israël bombardent plusieurs villes importantes en Iran. Peu auparavant le président Donald Trump avait alerté sur une possible reprise du programme nucléaire iranien. Rapidement, l'Iran répond par plusieurs envois de missiles sur des bases militaires américaines en Arabie saoudite, à Oman, au Koweït, en Irak, en Syrie, en Israël, à Chypre en Jordanie, au Qatar et aux Émirats arabes unis. Ali Khamenei meurt le et un conseil provisoire garde le contrôle du pays. Le , Oman est également visé par des frappes iraniennes. Le 2 mars, l'organisation islamiste Hezbollah au Liban attaque Israël, qui réplique, le lendemain, l'État hébreu pénètre par voie terrestre dans le sud du Liban.
La spirale d'opérations militaires d'intensité croissante entre 2024 et 2026, consécutive à l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, a bouleversé les rapports de force géopolitiques au Moyen-Orient. En conséquence, début 2026, les principales composantes de l'« Axe de la résistance » édifié par l'Iran sont soit très affaiblies (Hamas et Hezbollah) soit éliminées (régime Assad en Syrie). Israël adopte une posture stratégique offensive tout azimut qui réinstalle sa domination militaire mais éloigne les perspectives de règlement pacifique du conflit israélo-palestinien et de rapprochement avec les États arabes du Golfe. Il s'engage dans un conflit direct avec l'Iran qui répond, au moins pour une grande part, à son refus que l'Iran puisse se doter de l'arme nucléaire dont il le menace depuis 1979 en vue de son éradication du globe.
Ces épisodes militaires successifs contribuent au recul de l'ordre international (en) fondé sur des règles au profit des seuls rapports de puissance et démontrent, s'il en est besoin, la vulnérabilité du commerce maritime et partant de l'économie globalisée aux risques géopolitiques dans la région.
Contexte
modifierEn 1979, la république islamique est proclamée. Alors que l'Iran du Shah et Israël étaient alliés, les deux pays deviennent d'irréductibles ennemis. Dès sa prise du pouvoir en Iran, l'ayatollah Khomeini désigne Israël comme le « petit Satan », une « tumeur cancéreuse » qu'il faut « rayer de la carte »[8]. Les gouvernants suivants de la République islamique d'Iran appellent également à la destruction de l'État d'Israël.
Durant les dix premières années du régime islamique, l'hostilité entre les deux États est plus idéologique que concrète. La guerre contre l'Irak accapare l'Iran qui commence toutefois à s'ériger en soutien de la cause palestinienne et en leader de la résistance à Israël. L'Iran favorise la création de l'organisation chiite Hezbollah et soutient d'autres mouvements dont les organisations islamistes Hamas et Djihad islamique palestinien[9]. En Iran comme en Israël, ériger l'autre pays comme le principal ennemi est mobilisateur. Au début des années 1990, le Hezbollah monte en puissance et, surtout, Israël commence à s'inquiéter du programme nucléaire iranien, d'autant que le guide suprême Ali Khamenei répète dès sa prise de pouvoir en 1989 que la « promesse divine d’éliminer l’entité sioniste » se réalisera[10]. Les deux pays s'engagent dans un conflit par procuration qui conduit à des affrontements périodiques entre Israël et les composantes de l'Axe de la résistance présentes à ses frontières, y compris ses supplétifs au Liban comme le Hezbollah et dans la bande de Gaza comme le Hamas[11].
La guerre d'Irak menée en 2003 par les États-Unis élimine le régime baasiste de Saddam Hussein, principal ennemi de l'Iran, et persuade Téhéran que se doter de l'arme nucléaire est nécessaire pour assurer la survie du régime[12]. Dès lors s'engagent d'importants efforts diplomatiques pour mettre sous contrôle le programme nucléaire iranien[13],[14]. Entre 2007 et 2014, les preuves s'accumulent, collectées notamment par l'AIEA, que l'Iran avance dans l'enrichissement de l'uranium au-delà des besoins d'un programme nucléaire civil. Des sanctions contre l'Iran sont votées par le Conseil de sécurité de l'ONU. Benjamin Netanyahou déclare en 2012 que la poursuite de l'enrichissement au-delà des besoins du centre de recherche nucléaire de Téhéran constitue une ligne rouge. Le conflit entre Israël et l'Iran se durcit à la fin des années 2000 avec l'assassinat de scientifiques iraniens impliqués dans le programme de développement nucléaire de leur pays et de militaires iraniens déployés en Syrie ou au Liban. L'Iran ne riposte pas aux assassinats de ses scientifiques et officiers, craignant alors une guerre avec Israël et les États-Unis[15].
Un accord sur le nucléaire iranien, le JCPoA, est finalement trouvé en 2015. Bien que cet accord soit respecté par toutes les parties, Donald Trump le dénonce en 2018 et les États-Unis réimposent des sanctions contre l'Iran qui reprend ses activités d'enrichissement de l'uranium pour son programme nucléaire. Les négociations menées avec l'Iran depuis le début des années 2020, notamment à l'initiative des Européens, n'aboutissent pas. Israël affirme publiquement se préparer à conduire des opérations en Iran contre les installations nucléaires du pays[14].
Dès les années 1990, Benyamin Netanyahou définit l’Iran comme la principale menace existentielle pour l’Etat d’Israël. Il identifie trois risques principaux : le programme nucléaire militaire, les missiles balistiques et le financement des « proxies », les alliés du régime au Liban, à Gaza, en Irak et au Yémen, constitutifs de l'Axe de la Résistance. Depuis l'attaque du 7 octobre 2023 lancée par le Hamas sur le territoire israélien, Israël passe d'une posture défensive à une stratégie offensive. Netanyahou déclare en : « Nous avons dépassé les frontières de l’Etat pour atteindre les capitales ennemies – presque toutes. Nous avons opéré dans un rayon sans précédent, à une distance extrême, afin de repousser les menaces existentielles »[16].
En s'engageant en avril 2024 dans une confrontation directe ouverte, l'Iran et Israël franchissent une ligne rouge qui ne l'avait pas été en 45 ans d'hostilité[17].
Chronologie
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Première crise après le début de la guerre à Gaza (avril 2024)
modifierDécembre 2023-janvier 2024
modifierLe conflit entre l'Iran et Israël connaît une première escalade entre et . Le , le général Razi Moussavi, des Gardiens de la révolution islamique, est tué en Syrie dans une attaque israélienne ; le , une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth tue Saleh al-Arouri, n° 2 du Hamas et fomentateur de plusieurs attentats islamistes[18] ; le , les attentats de Kerman, dans le sud-est de l'Iran, lors d'une commémoration du quatrième anniversaire de la mort du général iranien Qassem Soleimani, font plusieurs centaines de morts et blessés. L'Iran les attribue à Israël bien que les attentats soient revendiqués par l'organisation État islamique. Dans la nuit du 15 au , un tir de missiles frappe Erbil au Kurdistan irakien, faisant quatre morts, dont l'homme d'affaires Peshraw Dizayi, son épouse et sa fille, et six blessés, tous civils : cette action est revendiquée par les Gardiens de la révolution iranienne qui disent avoir visé une base du Mossad, ce que les autorités irakiennes démentent[19],[20],[21]. L'Irak dépose une plainte contre l'Iran auprès du Conseil de sécurité des Nations unies[22].
Bombardement israélien contre l'ambassade iranienne
modifierLe , un bombardement israélien frappe l'ambassade iranienne à Damas, en Syrie. L'attaque tue seize personnes ; l’Observatoire syrien des droits de l'homme fait état de onze morts dont huit Iraniens, deux Syriens et un Libanais, tous des militaires. Mohammad Reza Zahedi, le commandant de la force iranienne Al-Qods, est tué dans ce bombardement[23].
Arraisonnement du MSC Aries (13 avril)
modifierLe , l’Iran prend le contrôle du porte-conteneurs MSC Aries appartenant à Gortal Shipping et loué à Mediterranean Shipping Company (MSC). Gortal Shipping est affilié à Zodiac Maritime, a indiqué la société, détenue en partie par l'homme d'affaires israélien Eyal Ofer[24]. Le navire a été arraisonné par des commandos iraniens dans le détroit d'Ormuz, dans les eaux internationales au large des Émirats arabes unis. Il a ensuite été emmené en Iran[25]. À la suite de l’incident, Israël appelle l’Union européenne à sanctionner le Corps des gardiens de la révolution islamique.
Frappes iraniennes contre Israël (13 avril – 14 avril)
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En réponse au bombardement de son consulat en Syrie, l'Iran déclenche dans la nuit du 13 au l'opération Promesse honnête avec une salve de trois cents drones et missiles sur Israël. Les Houthis lancent également quelques drones contre Israël[26]. La plupart sont interceptés par la défense antiaérienne israélienne, avec l'aide des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni et de la Jordanie[27]. L'attaque endommage toutefois les bases aériennes de Nevatim et de Ramon[28]. Afin d'éviter toute escalade, la riposte a été annoncée plusieurs heures avant son déclenchement, la diplomatie iranienne ayant prévenu les États-Unis et, par conséquent, Israël. L'opération n'a pas visé de centres urbains ou économiques. Les Iraniens signifiaient ainsi qu'ils ne souhaitaient pas faire de victimes civiles, et que « l'affaire [était] close »[15].
Frappes israéliennes contre l'Iran
modifierDans la matinée du , Israël attaque trois cibles à l'intérieur ou à proximité de l'aéroport international d'Ispahan, dont une base militaire. L’Iran affirme que sa défense aérienne a abattu tous les projectiles israéliens et que les explosions provenaient de la défense aérienne, mais les images satellite montrent une batterie de défense aérienne détruite et un système radar endommagé[29]. Israël ne fait aucun commentaire ni revendique la responsabilité d'une quelconque attaque. Dans le sud de la Syrie, les bases de l’armée arabe syrienne sont visées et des dégâts matériels sont constatés[30]. Des explosions et des avions de combat sont également entendus en Irak[7], et des débris d'un missile israélien sont découverts dans le centre de l'Irak, ce qui suggère qu'Israël a tiré à partir de là[31].
Deuxième phase (juillet-octobre 2024)
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Assassinat d'Ismaël Haniyeh
modifierLe dirigeant du Hamas et ex-Premier ministre palestinien Ismaël Haniyeh est assassiné le à Téhéran, où il se trouvait pour assister à l'investiture du nouveau président iranien Massoud Pezechkian, alors qu'il vivait habituellement au Qatar. Un agent de sécurité iranien est également tué dans l'attaque.
Assassinats d'Hassan Nasrallah et d'Abbas Nilforoushan
modifierDes raids aériens détruisent le quartier général du Hezbollah à Beyrouth le . Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, le haut dirigeant des gardiens de la révolution Abbas Nilforoushan ainsi que d'autres membres du Hezbollah et plusieurs centaines de civils habitant des immeubles résidentiels situés aux alentours, sont tués.
Nouvelles frappes iraniennes contre Israël
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En réaction aux bombardements massifs visant le Liban depuis le et au début d'une offensive terrestre, l'Iran tire en près de deux cents missiles balistiques en direction d’Israël. Les frappes sont plus importantes que celles d' et visent des installations militaires dont la base de Glilot, où se trouve le siège du Mossad et de l’unité 8200. La défense antiaérienne israélienne et les navires de guerre américains et français interceptent la plus grande partie de ces missiles. Les États-Unis renforcent leur présence militaire dans la région afin de soutenir Israël qui prévoit une riposte contre l'Iran[32].
Frappes israéliennes et américaines en Syrie
modifierLe , un bombardement israélien sur un immeuble de Damas qui serait notamment fréquenté par des Gardiens iraniens de la Révolution fait dix morts parmi lesquels au moins cinq civils selon une ONG syrienne. Le gouvernement syrien annonce que sept civils ont été tués[33].
Le , quatre combattants pro-iraniens sont tués dans des frappes israéliennes à l'est d'Alep dans le nord de la Syrie[34].
Le , neuf personnes sont tuées dans une frappe israélienne au sud de Damas, parmi lesquelles un commandant du Hezbollah, une femme et trois enfants[35].
Les 11 et , l'armée américaine mène plusieurs raids dans l'est de la Syrie contre des milices soutenues par l'Iran, tuant au moins cinq combattants[36].
Le , quinze militaires et combattants syriens sont blessés dans un raid aérien israélien près de la frontière libanaise. Des ponts et des routes sont mis hors d'usage par cette attaque[37].
Le , au moins vingt personnes, dont des combattants palestiniens et pro-iraniens ainsi que des civils, sont tuées dans des raids israéliens visant des immeubles résidentiels à Damas et dans sa banlieue[38].
Le , l'armée israélienne bombarde à nouveau Damas[39].
Le , des bombardements sur la ville de Palmyre, au centre de la Syrie, font au moins 36 morts et plus de 50 blessés[40].
Depuis 2011, Israël a conduit des centaines de raids en Syrie, contre l'armée syrienne et les groupes proches de l'Iran[33] ; ces raids ont visé notamment des dépôts d'armes, des bases militaires, d'autres positions stratégiques syriennes et le Hezbollah[41],[42].
Nouvelles frappes israéliennes contre l'Iran
modifierLe , Israël attaque l'Iran en riposte aux 200 missiles iraniens du . Les attaques font cinq morts iraniens. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent une série de missiles interceptés au-dessus de Téhéran. L'armée israélienne affirme que l'attaque impliquait cent avions de combat.
Les États-Unis annoncent en novembre renforcer leur puissance militaire au Moyen-Orient en y envoyant des bombardiers, des avions de combat, des appareils de ravitaillement et des navires de défense antiaérienne en guise d'avertissement à l'Iran[43].
Troisième phase : guerre des douze jours entre Israël et l'Iran
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Dans la nuit du au , l'United States Air Force organise des bombardements de trois sites du programme nucléaire iranien : Fordo, Natanz et Ispahan. Par la suite dans une allocution télévisée, le président Donald Trump affirme que les États-Unis ont « complètement et totalement détruit » ces sites nucléaires[44].
Le , les médias d'État irakiens rapportent des attaques de drones sur la base militaire irakienne de Taji sans faire de victimes. Des frappes de drones sont également recensées sur le complexe de la base américaine Victory, près de l'aéroport international de Bagdad et la base militaire de Balad. Un nombre inconnu de missiles sont également tirés sur la base militaire d'Al Oudeid américaine au Qatar, après quoi des explosions sont entendues à Doha[45]
Le , dans les heures précédant ce que le président Donald Trump présente comme un accord de cessez-le-feu, l'Iran lance une vingtaine de missiles sur Israël. Quatre personnes sont tuées dans la ville de Beersheba et 22 autres blessées, tandis que plusieurs bâtiments sont endommagés. Un responsable israélien déclare plus tard que deux autres missiles ont été lancés par l'Iran après le début du cessez-le-feu, tous deux interceptés. L'Iran nie cependant toute violation du cessez-le-feu.
Quatrième phase : guerre israélo-américaine contre l'Iran
modifierLes négociations entre l'Iran et les Etats Unis sont interrompues par l'attaque des Etats Unis et d' Israël contre l'Iran.
Un nouvel épisode du conflit débute avec les frappes israélo-américaines sur l'Iran. Cette opération militaire conjointe américano-israélienne est lancée le contre l'Iran. Du côté israélien, l'opération est nommée opération Lion rugissant (Operation Roaring Lion)[46], et du côté américain, elle est nommée opération Fureur épique (en anglais Operation Epic Fury). L'Iran réplique le même jour avec l’opération Promesse honnête 4[47].
Casus belli
modifierLe casus belli invoqué par les États Unis est la répression de l'Iran contre les manifestations antigouvernementales à l'échelle nationale dans un contexte de crise économique de l'Iran. Donald Trump parle également de la problématique de l'uranium enrichi par l'Iran.
Violation du droit international
modifierL’opéra militaire de 2026 menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran se doit d'être qualifiée armée en référence à l'article 51 de la Charte des Nations unies car ces états ne peuvent argumenter la légitime défense n'ayant pas été directement agressés militairement, et les opérations préventives ne sont pas reconnues comme légitimes (la riposte à une simple menace restant la prérogative du Conseil de sécurité en référence au chapitre 7 de la Charte)[48],[49].
En , l'Iran a mené des frappes contre Israël dans le cadre d'une escalade régionale, tandis que des discussions évoquées par Donald Trump concernant d'éventuels pourparlers restaient incertaines[50].
Le Mémorandum d'Islamabad
modifierLe 14 juin, l'Iran déclare que le projet d'accord américain prévoyait que Téhéran s'engage à ne pas produire ni acquérir d'armes nucléaires, et que les États-Unis autoriseraient Téhéran à diluer son stock d'uranium hautement enrichi en Iran. Le même jour, Donald Trump et l'Iran ont annoncé avoir conclu un accord, le Mémorandum d'Islamabad (en), pour mettre fin à la guerre et rouvrir le détroit d'Ormuz. Trump a également déclaré avoir autorisé la levée du blocus naval américain. L'accord devait être signé le 19 juin en Suisse. Trump a également affirmé que, faute d'accord nucléaire, il pourrait reprendre les frappes militaires contre l'Iran.
La signature de ce Mémorandum d'Islamabad (en) est effectuée par Donald Trump le à Versailles.
Notes et références
modifier- ↑ (en) « Iran says US violated peace deal as both sides attack », sur Le Monde,
- ↑ La Russie aurait fourni à l'Iran des renseignements susceptibles de l'aider à frapper des forces militaires américaines fr.euronews.com/2026/03/07/ https://fr.euronews.com/2026/03/07/la-russie-aurait-fourni-a-liran-des-renseignements-susceptibles-de-laider-a-frapper-des-fo
- ↑ La Chine, soutien du régime iranien et principal acheteur de son pétrole, exprime sa colère après les attaques américaines et israéliennes lemonde.fr-/2026/03/02/ https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/02/frappes-contre-l-iran-un-camouflet-pour-la-chine-soutien-du-regime-et-principal-acheteur-de-son-petrole_6669261_3210.html, Bateau de surveillance, renseignement... La Chine aide-t-elle l'Iran face à la menace d'intervention militaire américaine? Le 24 Fév. 2026 à 13h39 information.tv5monde.com https://information.tv5monde.com/international/bateau-de-surveillance-renseignement-la-chine-aide-t-elle-liran-face-la-menace-dintervention-militaire-americaine-2810869
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- ↑ (en) Lucas Lilieholm, « US warship shoots down attack drones over the Red Sea », sur CNN Politics, (consulté le ).
- 1 2 (en) « Israel strikes Iran, defense officials confirm », sur The Jerusalem Post, (consulté le ).
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- ↑ (en) Natan Sachs, « Iran’s revolution, 40 years on: Israel’s reverse periphery doctrine », sur Brookings,
- ↑ « Iran’s Khamenei tells visiting Hamas chief that Israel ‘will one day be eliminated’ », sur The Times of Israel,
- ↑ (en) Dr Renad Mansour, Hayder Al-Shakeri et Dr Haid Haid, « The shape-shifting ‘axis of resistance’ », sur Chatham House,
- ↑ Alain Frachon, « « Les deux piliers de la théocratie iranienne, le nucléaire et les gardiens de la révolution, trouvent leur origine dans la guerre Iran-Irak des années 1980 » », Le Monde, (lire en ligne
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- ↑ Le Monde avec l'AFP, « Syrie : une série de « frappes israéliennes » sur des sites militaires tuent au moins 18 personnes, selon Damas », sur Le Monde,
- ↑ « Des avions de combat américains F-15 sont arrivés au Moyen-Orient », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le ).
- ↑ Donald Trump : « Les installations d’enrichissement nucléaire de l’Iran ont été complètement et totalement détruites »
- ↑ (en) Mills, Hafezi, Cornwell et Cornwell, « Explosions heard over Qatar capital Doha after Iran threat to retaliate for US strikes », Reuters, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Frappes sur Téhéran puis Jérusalem, explosions dans les pays du Golfe... Ce que l'on sait des nouveaux affrontements entre Israël, les Etats-Unis et l'Iran », sur Franceinfo, (consulté le )
- ↑ Le Maroc condamne l’attaque iranienne contre des pays arabes, APA News, 28 février 2026
- ↑ Olivier Corten, « La nouvelle guerre contre l’Iran viole-t-elle le droit international ? »
, sur Le Club des Juristes, (consulté le ) - ↑ Philomé Robert entretien avec Thierry Coville, chercheur à l'Iris, « Objectifs flous, dommages collatéraux... L'attaque de l'Iran "piétine le droit international" »
, sur France24.com, (consulté le ) - ↑ Agence France-Presse, « Trump a proposé un plan de paix à l’Iran, selon des médias », sur Radio-Canada, (consulté le )