Connie Frazer

poétesse australienne

Constance Winifred Frazer () est une poétesse et écrivaine féministe révolutionnaire australienne.

Connie Frazer
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Biographie
Naissance

Coventry, Warwickshire, Royaume-Uni
Décès
(à 76 ans)
Adelaide, Australie
Nom de naissance
Constance Winifred Frazer
Nationalités
britannique (jusqu'au )
australienne
britanniqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités

Biographie

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Elle est née à Coventry, en Angleterre, en 1925, dans une famille ouvrière. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a travaillé comme postière dans la section féminine de l'armée britannique[1]. Après son mariage, elle a vécu pendant dix ans avec son mari Bill dans un cottage sur la côte est de l'Écosse, avant d'émigrer en 1957 à Whyalla, en Australie-Méridionale avec lui[2], puis de divorcer[1].

Militantisme

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Connie Frazer était une militante active du Mouvement de libération des femmes[3]. Elle a également participé à fonder le Centre de libération des femmes du quartier de Bloor Court, à Adélaide[4], notamment le service de consultation psychologique rattaché au centre. Dans le cadre de son travail et de son militantisme, Connie Frazer a contribué à la création du premier refuge pour femmes à Adélaide et de celui de Christies Beach, dans la banlieue sud de la ville. Elle était une membre active du Tuesday Afternoon Group, un collectif de femmes intéressées par les questions féminines[5].

Elle s'est engagée dans le mouvement pacifiste pendant la guerre du Vietnam, inquiète de voir son fils concerné par la conscription[2]. Elle a également fondé l'association Women Against Nuclear Energy (WANE) en 1980[6].

Poésie

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Les premiers poèmes de Connie Frazer étaient composés de couplets courts et humoristiques destinés à son fils[1]. Peu après son arrivée en Australie dans les années 1950, des essais nucléaires britanniques secrets étaient menés à Maralinga, sur un site d'environ 3 300 km2. Inquiète des essais de bombes atomiques menés dans son État d'adoption, Connie Frazer a commencé à exprimer sa réaction en vers. Se découvrant capable de produire une poésie sérieuse sur le thème de la guerre nucléaire, elle a utilisé l'écriture comme exutoire. Les poèmes politiques qu'elle a écrits à cette époque diffèrent par leur contenu et leur ton de sa poésie antérieure, née de son quotidien de femme au foyer et centrée sur des thèmes domestiques[7].

Connie Frazer était étroitement lié au groupe Friendly Street Poets, basé à Adélaide en Australie-Méridionale, la plus ancienne communauté de lecture de poésie en scène ouverte d'Australie. Friendly Street Poets a été lancé le 11 novembre 1975 sous la forme de lectures de poésie bimensuelles, organisées par Andrew Taylor, Richard Tipping et Ian Reid[8],[9]. Les poèmes de Connie Frazer ont été publiés dans 23 des 26 anthologies de Friendly Street Poets jusqu'en 2001[10], ainsi que dans des revues, des journaux et des magazines.

Connie Frazer a lu ses poèmes sur les ondes d'ABC Radio et de Radio Adelaide, et a également diffusé des poèmes dans le cadre de l'émission Women Poets in Adelaide en 1978. Elle a participé à un spectacle de poésie organisé par Tantrum Press à l'hôtel de ville d'Unley en 1987 et intitulé The Company of Women . Deux de ses poèmes, Mirrors et Death of a goddess, ont été mis en scène au Flinders University Drama Centre en 1996 dans le cadre d'une pièce intitulée Mirrors : a performance anthology of SA women's poetry.

Connie Frazer était une donatrice fondatrice et contributrice du journal alternatif Green Left Weekly[5] et elle était une membre active du Parti socialiste démocratique d'Australie[4].

Elle a publié deux recueils de poésie avec le groupe Friendly Street Poets : Other Ways of Looking (1988) et Earthdweller[11], et a coédité le recueil Friendly Street Poetry reader no. 13 avec Barry Westburg en 1989. Un texte lu à propos de sa vie, enregistré par elle et intitulé Ugly as a Boxer's Glove, a été édité par Marg McHugh.

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Connie Frazer » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 (en) « Constance Frazer », AustLit: Discover Australian Stories, (consulté le )
  2. 1 2 (en) « Frazer, Connie, (feminist) (1925-2002) - People and organisations », Trove (consulté le )
  3. (en) « Women's Liberation Movement (Adelaide, S.A.). (1969-1989) - People and organisations », Trove (consulté le )
  4. 1 2 (en) Sjoberg et McGill, « Connie Frazer: Poet, feminist, revolutionary », Green Left, (consulté le )
  5. 1 2 (en) « Two decades of Tuesday Afternoon Group », Green Left Weekly, (lire en ligne, consulté le )
  6. (en-US) Williams, « Connie Frazer », Women In Peace, (consulté le )
  7. (en) « Guide to the Papers of Constance Frazer | Academy Library | UNSW Canberra », University of New South Wales (consulté le )
  8. Forte, « Revisiting Friendly Street », Between Borders: Notes from Felicia, (consulté le )
  9. Catt, « Positively Friendly Street », Famous Reporter # 29 (consulté le )
  10. Betty Collins, Friendly Street Poetry Reader: Index of Poets, 1975-2007, Friendly Streets Poets,
  11. (en) « Guide to the Papers of Constance Frazer | Academy Library | UNSW Canberra », University of New South Wales (consulté le )

Liens externes

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