Convention de Bamako

La convention de Bamako, entrée en vigueur le , adoptée sous l'égide de l'Organisation de l'unité africaine interdit l'importation en Afrique de déchets dangereux et radioactifs en provenance de Parties non contractantes, elle soumet les mouvements au sein du continent africain à un système proche des procédures de la convention de Bâle.

Convention de Bamako
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  • États parties
  • États signataires n'ayant pas ratifié
Convention de Bamako sur l'interdiction d'importer en Afrique des déchets dangereux et sur le contrôle des mouvements transfrontières et la gestion des déchets dangereux produits en Afrique
Type de traité traité de l'Union africaine
Signature 30 janvier 1991
Lieu de signature Bamako, Drapeau du Mali Mali
Entrée en vigueur 22 avril 1998
Condition 90e jour suivant le dépôt du 10e instrument de ratification
Signataires 35
Parties 27
Dépositaire Secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine
Langues français, anglais, portugais, arabe

La convention de Bamako a été faite après le cas de Koko, lorsque l’entreprise Chain of Saint Antuan, en 1988, a fait importer 10 000 barils de déchets toxiques au Nigeria sous la forme de matériaux de construction. Avant que ces derniers soient sur le terrain dans la commune de Koko, ce qui aurait causé des brûlures à plusieurs travailleurs et au moins sept naissances prématurées en juillet[1],[2].

Ayant mené à l’arrestation de prétendues dizaines de responsables du Congo, du Nigeria et de Guinée pour des collaborations d’imports de déchets dangereux avec des entreprises européennes[3].

Convention

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La convention de Bamako, de son nom complet : «Convention de Bamako sur l'interdiction d'importer en Afrique des déchets dangereux et sur le contrôle des mouvements transfrontières et la gestion des déchets dangereux produits en Afrique», signée le [4], est entrée en vigueur le . Est un traité multinational dont l'objectif est d'interdire l'import de déchets dits dangereux, ainsi que le contrôle de leur gestion au sein des États signataires. En ce sens, elle a pour objectif d'adapter la convention de Bâle, en limitant l'exportation de ces déchets avec la stricte validation du pays receveur, en interdisant leur import ainsi que leur immersion en mer[5].

Ainsi, la convention a pour portée juridique l'obligation d’être transposée aux législations des États signataires, ainsi que la mise en place de systèmes et procédures de contrôle. Avec une obligation de notification rapide en cas de détection d’incidents et de fraudes, avec des sanctions pour les contrevenants[6].

Conférences

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Date Lieu Thème Source
1 24-26 juin 2013 Drapeau du Mali Bamako, Mali «Éviter à l’Afrique de devenir un dépotoir de déchets toxiques grâce à une mise en œuvre efficace de la Convention de Bamako» [7]
2 30 janvier-1er février 2018 Drapeau de la Côte d'IvoireAbidjan, Côte d'Ivoire «La Convention de Bamako: plateforme pour une Afrique sans pollution » [8],[9]
3 12-14 février 2020 Drapeau de la république du Congo Brazzaville, République du Congo «Des décisions à l’action : œuvrer pour un avenir sans les dangers des produits chimiques et des déchets en Afrique» [10]

1é Conférence

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La 1re conférence des États parties de la convention s'est tenue à Bamako du 24 au à Bamako, au Mali. Au cours de cette conférence, les Parties sont convenues que le Programme des Nations unies pour l'environnement exercerait les fonctions de secrétaire de la convention. Elles ont également encouragées ce secrétariat à renforcer ses liens avec les secrétariats des conventions de Bâle, Rotterdam et de Stockholm.

Voir aussi

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Lien externe

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Références & Notes

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  1. « Mouvements transfrontaliers des déchets dangereux : le cas de Koko, Nigéria - IS@DD Information sur le développement durable », sur ise.unige.ch (consulté le )
  2. « Rester ferme face aux déchets toxiques », sur Afrique Sub-Saharienne (consulté le )
  3. (en) James Brooke, « Waste Dumpers Turning to West Africa », The New York Times, (lire en ligne Inscription nécessaire)
  4. (en) « Bamako Convention on the Ban of the Import into Africa and the Control of Transboundary Movement and Management of Hazardous Wastes within Africa », sur treaties.un.org (consulté le )
  5. (en-US) « Bamako COP 1 Decides UNEP to Host Secretariat », sur SDG Knowledge Hub (consulté le )
  6. la rédaction, « Définition | Convention de Bamako : qu'est-ce que c'est ? | Futura planète », sur Futura, (consulté le )
  7. « Bamako Convention », sur www.bamakoconvention.org (consulté le )
  8. « 25 pays africains réaffirment vouloir mettre en œuvre la Convention de Bamako », sur RFI, (consulté le )
  9. « ABIDJAN: LE MAROC PRÉSENT A LA 2° CONFÉRENCE DES PARTIES A LA CONVENTION DE BAMAKO SUR LE TTD: - HIBAPRESS », (consulté le )
  10. Mohamed Atani, « Convention de Bamako : il est temps pour l’Afrique de passer des décisions à l’action en matière de déchets dangereux », sur www.unep.org, (consulté le )