Convoi des 27000
convoi de déportation
Le convoi du , dit convoi des 27000, est un convoi de répression et de déportation, parti de Compiègne, pour le camp de concentration de femmes de Ravensbrück. Leurs matricules étaient compris entre les numéros 27030 et 27988. C'est le seul convoi de déportation de femmes dont la liste de transport a été conservée[1],[2].
| Convoi du | |
| Contexte | Seconde Guerre mondiale |
|---|---|
| Mode de transport | Ferroviaire |
| Numéro | convoi I.175 |
| Départ | Compiègne |
| Arrivée | Ravensbrück |
| Durée | 2 jours |
| Déportés | Résistantes, agents du SOE |
| · Femmes | 959 |
| Survivants en 1945 | 79% (754) |
| But de la déportation | Kommandos de travail |
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Contexte
modifierHistoire
modifierLe , les femmes sont entassées à 60 par wagon à destination de Ravensbrück, où le train arrive le . Les femmes sont accueillies par des gardes et des chiens, et sentent une odeur de résine et de sel dans l'air, ce qui leur faire croire qu'elles sont près de la mer[3].
Personnalités du convoi
modifier- Suzanne Emmer-Besniée (1885-1973), artiste peintre. Elle a réalisé des dessins à son retour de déportation, entre et [4].
- Denise Dufournier, s'engage dans le réseau Comète en 1942[3]
- Christiane de Cuverville, fille de général elle rejoint la résistance à 17 ans sans le dire à ses parents[3]
- Suzanne Hugounencq[3]
- Odette Fabius, résistante française, rescapée de Ravensbrück.
- Louise Macault, résistante, morte des suites de sa déportation.
- Eliane Jeannin-Garreau (1911-1999), résistante française.
- Gisèle Probst, une des rescapées du convoi des 27000. Arrêtée par la Gestapo en , elle reste au camp de Ravensbrück jusqu'au [5].
- Marie de Robien (1902-1989), officière de la Légion d'honneur, résistante, déportée à Ravensbrück, puis à Holleischen.
- Geneviève de Gaulle[3]
- Marie-Thérèse BILLARD, Gouvernante de l'Abbé Emile PASTY, l'animateur d'un groupe de résistance dans le sud Gâtinais, groupe appelé 55 A, rattaché au réseau Prosper-PHYSICIAN du Special Operations Executive
- des membres du réseau Prosper[3]
- des prostituées[3]
- Émilie Tillion, historienne, mère de Germaine Tillion[3]
- Cecily Lefort, agente du SOE parachutée en France[3]
- Michèle Agniel[3]
- Amanda Stassart[3]
- Renée Metté
- Noëlla Rouget
- Francine Havet, résistante (torturée en France elle ne parlera pas puis sera déportée à Ravensbruck. Atteinte de tuberculose elle sera gazée) et sa mère qui survivra.
- Jeanine Morisse, résistante, dite "Niquou"
- Marie Reynoard, résistante française pour le mouvement Combat[6]
- Mary Helen Young, résistante britannique
Notes et références
modifier- ↑ Pierre-Emmanuel, ... Impr. Pulsio.net), Un convoi de femmes : 1944-1945, Vendémiaire, impr. 2014 (ISBN 978-2-36358-135-8 et 2-36358-135-0, OCLC 887570818, lire en ligne)
- ↑ Joël Drogland, « Un convoi de femmes 1944-1945 », sur La Cliothèque, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Helm 2016.
- ↑ « Le témoignage graphique de Suzanne Emmer-Besniée, déportée à Ravensbrück | Cnap », sur www.cnap.fr (consulté le )
- ↑ « La Vitryate Gisèle Probst fait don de sa robe de déportée au mémorial de Compiègne », sur France 3 Grand Est (consulté le )
- ↑ Pierre Giolitto, Histoire des Groupes francs grenoblois, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble (PUG), , 195 p. (ISBN 2-7061-1135-6, présentation en ligne), p. 123-126.
Bibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Pierre-Emmanuel, ... Impr. Pulsio.net), Un convoi de femmes : 1944-1945, Vendémiaire, impr. 2014 (ISBN 978-2-36358-135-8 et 2-36358-135-0, OCLC 887570818).

- Sarah Helm (trad. de l'anglais par Aude de Saint-Loup et Dauzat), Si c'est une femme [« If this is a Woman Inside Ravensbrück :Hitler's Concentration Camp for Women »], Calmann Levy, (ISBN 978-2-7021-5826-5), chap. 21 (« 27 000 »).

- Jeanine Morisse, Là d'où je viens : Ravensbrück matricule 27781, Portet-sur-Garonne, Editions Empreinte, (ISBN 9782913319516).

- Muriel PASTY, La bonne du curé (ISBN 979-1041512966), Chapitre VII ("le convoi des 27000")