Cornelis de Witt
Cornelis de Witt ou Cornelius de Witt, en français Corneille de Witt, né à Dordrecht le , mort à La Haye le , frère de Johan de Witt, est un homme d'État néerlandais.
| Bourgmestre de Dordrecht | |
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| - | |
| Gouverneur |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Activité | |
| Famille |
Jacob de Witt [père] Andries de Witt [oncle] Johan de Witt [frère] Andries Bicker (nl) [beau-père] Cornelis de Graeff [beau-père] Andries de Graeff [beau-père] |
| Père | |
| Mère |
Anna van den Corput (d) |
| Fratrie |
Maria de Witt (d) Johan de Witt Johanna de Witt (d) |
| Conjoint |
Maria van Berckel |
| Enfant |
Johan de Witt (en) |
| Membre de | |
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| Conflits |
Biographie
modifierEn 1650, Cornelis de Witt devient bourgmestre de Dordrecht et membre des États de Hollande et de Frise-Occidentale. Il est ensuite nommé au poste élevé de gouverneur (ruwaard) de Putten et bailli de Beierland.
Il s'associe plus étroitement avec son frère, le Grand-pensionnaire, et le soutient tout au long de sa carrière avec une grande détermination et efficacité. En 1667, il est choisi par les États de Hollande pour accompagner l'amiral Michiel de Ruyter dans le fameux raid sur la Medway durant lequel il se distingue par sa fraîcheur et son intrépidité. En 1672, il accompagne de nouveau Ruyter et prend une part honorable dans la bataille de Solebay contre les flottes alliées anglaise et française. Contraint par la maladie de quitter la mer, il trouve à son retour Dordrecht aux mains du parti orangiste. Son frère et lui sont l'objet de suspicion et livrés à la vindicte populaire. Sur la base de fausses accusations de trahison, il est arrêté. Soumis à la torture, il refuse d'avouer et est condamné au bannissement.
Le , victime d'un complot soigneusement organisé par les Orangistes Johan Kievit et l'amiral Cornelis Tromp, il est lynché par la foule, qui tue également son frère Johan qui venait le chercher le jour même[1]. Leurs cœurs et leurs corps horriblement mutilés sont exposés à la foule comme des trophées. Aujourd'hui, cet événement est considéré par les Néerlandais comme la période la plus honteuse de l'histoire des Pays-Bas.
Témoignage
modifierDans le « Recueil de lettres, pour servir d’éclaircissement à l’histoire militaire du règne de Louis XIV »[2], une lettre de La Haye, écrite à une personne de la ville d’Utrecht en date du , envoyée le par M. Stouppe, (le lieutenant colonel Pierre Stoppa, commandant la place d’Utrecht) à M. de Louvois, mentionne, heure par heure, avec tous les détails, le déroulement de la journée du .
Dans la littérature
modifierLe romancier Alexandre Dumas raconte en détail la dernière journée de Cornelis (Corneille) de Witt au début de La Tulipe noire, paru en 1850.
Galerie
modifier- Estampe de Gaspar Bouttats, tirée du Tragoedie (Anvers, 1672).
- Bronze de Johan et Cornelis de Witt à Dordrecht
- Les corps des frères de Witt suspendus après leur lynchage par Jan de Baen (1672/1702), Rijksmuseum d'Amsterdam
- Peinture historique «De Gouden eeuw» (Siècle d'or néerlandais) avec des personnalités comme Cornelis de Witt (gauche). (peinture de Matthias Laurenz Gräff, 2007)
Sources
modifier- ↑ Romeyn De Hooghe, « Relation du Tumulte arrivé à la Haye le samedi 20 aout 1672 avec la mort de Messieurs Jean et Corneille de Wit : [estampe] », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Recueil de lettres, pour servir d'éclaircissement à l'histoire militaire du regne de Louis XIV . Tome premier [-second]., (lire en ligne), p. 199-203
- (nl) Biographie Cornelis de Witt dans la DBNL
(en) « Cornelis de Witt », dans Encyclopædia Britannica [détail de l’édition], (lire sur Wikisource).
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Cornelis de Witt » (voir la liste des auteurs). dans sa version du .
Article connexe
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :