Cornelis van Maanen

personnalité politique hollandaise

Cornelis Felix van Maanen (né à La Haye le et mort dans cette ville le ) fut ministre de la Justice du royaume de Hollande sous Louis Bonaparte et du royaume uni des Pays-Bas sous Guillaume Ier.

Cornelis van Maanen
Fonction
Ministre de la Justice et de la Sécurité
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Biographie
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Nationalité
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Membre de

Jeunesse

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Cornelis Felix van Maanen était le fils aîné de Johannes van Maanen (1738-1795), avocat à La Haye et membre du Conseil de la Cour, et de Maria van Overzee (1739-1830). Il suivit les cours de l'école latine de La Haye et partit étudier à Leyde en 1788, alors que son frère cadet Petrus Jacobus (1770-1854) entreprit des études de médecine. Ils étaient membres d'une société secrète d'étudiants, où ils furent initiés aux principes patriotiques. Van Maanen fut diplôme en 1793 et devint avocat à La Haye, comme son père. Le , il prêta serment à la cour de Hollande. Son frère fut plus tard professeur à Harderwijk et Amsterdam.

Homme politique

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Ruine de la maison du ministre Van Maanen après son incendie lors des émeutes d'août 1830 à Bruxelles.

Van Maanen devient procureur général à La Haye. Il commença sa carrière dans l'administration sous le régime de la République batave et devient en 1806 ministre de la Justice et de la Police du Royaume de Hollande sous Louis Bonaparte. En 1810, Napoléon le nomme membre du Conseil d'État et président de la cour d'appel de La Haye. Il fait partie des commissions constitutionnelles en 1814 et 1815. Il prend une part importante à la codification du droit en textes de loi. Au départ, il est plutôt progressiste et partisan des réunions publiques des Chambres.

En 1815, Guillaume Ier le nomme au poste de ministre de la Justice du royaume uni des Pays-Bas. Il joue alors un rôle important dans la lutte contre l'opposition, entre autres par des mesures visant à limiter la liberté de presse. Il est un adversaire de l'introduction de la responsabilité ministérielle et un partisan du gouvernement par arrêtés royaux. Il fait également la promotion du néerlandais dans les Pays-Bas méridionaux et est particulièrement critiqué par l'opposition belge qui fait de sa démission l'un des « griefs de la nation ». Lorsque la révolution belge finit par éclater, l'hôtel particulier qu'il possède à Bruxelles est incendié la première nuit des émeutes d'août 1830 à Bruxelles. Il démissionne ainsi le , mais cela ne calme pas la fureur des révolutionnaires qui proclament l'indépendance de la Belgique le .

Il quitte son poste en 1842, peu après l'abdication du roi Guillaume. Guillaume III le remplaça par Floris van Hall, qui était plus libéral.

Notes et références

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Liens externes

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