Cornelius Kok I
Cornelius Kok I (1746 - 1820) est un chef griqua (kapteyn). Successeur de son père Adam Kok I, il joue un rôle majeur dans l'organisation politique de le communauté griqua au tournant du XIXe siècle. Sous son autorité, les Bastaards établis au nord de la colonie du Cap se regroupent autour de Klaarwater, future Griquatown, et adoptent en 1813 le nom de Griquas sous l'influence de la London Missionary Society.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | Campbell |
| Activité |
Chef Griquas |
| Père | |
| Enfant |
Biographie
modifierChef des Griquas
modifierCornelius Kok naît en 1746 à Piketberg, dans la colonie du Cap. Il est le fils d'Adam Kok I, considéré comme le fondateur de la dynastie des Kok et premier chef d'un groupe de Bastaards duquel émergeront les Griqua. Il grandit dans les régions de Kamiesberg et du Petit Namaqualand[1].
À la mort de son père, en 1795, il lui succède comme chef ou kapteyn. Il entretient des relations avec les missionnaires de la London Missionary Society, qui cherchent à établir des postes permanents au-delà de la frontière de la colonie du Cap. Vers 1804, avec l'appui des missionnaires, Cornelius Kok I et Barend Barends installent leurs communautés à Klaarwater, près d'une importante source située au nord du fleuve Orange. Ils posent ainsi les jalons de ce qui deviendra un centre politique et religieux important des Griquas, le Griqualand Ouest[2].
En 1813, lors de la visite du missionnaire écossais John Campbell, les chefs acceptent d'abandonner le terme Bastaard, jugé péjoratif, au profit de celui de Griqua, emprunté au nom d'un ancien groupe khoïkhoï. Klaarwater est simultanément rebaptisée Griquatown. Cette décision contribue à la formation d'une identité politique commune parmi les différentes communautés installées dans la région[3].
Perte d'influence et installation à Campbell
modifierL'arrivée de nouveaux groupes bastaard, koranas, san et tswanas autour de Griquatown, l'émergence de nouvelles élites économiques et religieuses (appuyées sur la LMS) provoquent des tensions politiques. L'autorité de Cornelius Kok I et de Barend Barends est progressivement contestée[4]. Cornelius Kok transmet une partie de son autorité à son fils aîné Adam Kok II (af). Peu après, il quitte Griquatown avec son autre fils, Cornelius Kok II (en), et fonde une nouvelle communauté à Campbell (en), où il exerce de nouveau les fonctions de kapteyn. En 1816, pendant la rébellion des Hartenaars, Cornelius Kok I tente de revenir à Griquatown afin de réprimer ces révoltes. Il n'y parvint pas et, par conséquent, il se retire de nouveau à Campbell[5]. À sa mort, en 1820, Cornelius Kok II lui succède à la tête de cette communauté[1].
Références
modifier- 1 2 (en-GB) Keith Irvine, « Kok Family », sur Encyclopaedia Africana, (consulté le )
- ↑ (en) Martin Legassick, « The Northern Frontier to c. 1840: The rise and decline ofthe Griqua people », dans Richard Elphick and Hermann Giliomee, The Shaping ofSouth African Societx 1652-1840, Middletown, Connecticut, Wesleyan University Press, 1989 (1979), 646 p. (ISBN 0-8195-6211-4), p. 376-384
- ↑ (en) Martin Legassick, « The Northern Frontier to c. 1840: The rise and decline ofthe Griqua people », dans Richard Elphick and Hermann Giliomee, The Shaping ofSouth African Societx 1652-1840, Middletown, Connecticut, Wesleyan University Press, 1989 (1979), 646 p. (ISBN 0-8195-6211-4), p. 381-384
- ↑ (en) Robert Ross, Adam Kok's Griquas: a study in the development of stratification in South Africa, Cambridge University Press, coll. « African studies series » (no 21), (ISBN 978-0-521-21199-4), p. 16-19
- ↑ (en) Pearl Linda Waldman, The Griqua conundrum: political and socio-cultural identity in the Northern Cape, South Africa, Johannesburg, University of the Witwatersrand, , p. 93