Le corps des officiers[1],[2] est l'ensemble des officiers des forces armées (gendarmerie, armée de terre, armée de l'air, marine de guerre, police des frontières, police de sécurité) et, le plus souvent, une partie des forces armées d'un pays. L'ensemble des officiers d'une formation militaire, comme un régiment, un bataillon ou une arme, peut également être considéré comme un corps. Il n'y a pas d'organisation formelle comme pour les corps d'armée. Le terme de "corps" souligne ici la position particulière des officiers en regard d'autres groupes composant les élites[Quoi ?] de l'État et de la société, en tant que porteurs de principes politiques communs et de conceptions personnelles de la vie[pas clair]. Cela se manifeste par l'esprit de corps, conséquence d'une formation uniforme et de missions communes.

Émergence

modifier

Lors de l'apparition de l'officier de carrière au XIXe siècle, les officiers reçoivent généralement une formation spécialisée, le plus souvent académique, au moment où la formation académique non militaire est accessible seulement aux enfants de citoyens fortunés. Ainsi, dans un État, les officiers forment un cercle de personnes relativement restreint, davantage instruites et souvent fortunées, qui se considèrent seules redevables à l'État. Cette idée d'élite a souvent favorisé, dans les États déjà en crise, des coups d'État militaires menés par le corps des officiers.[réf. nécessaire]

Allemagne

modifier

En Allemagne, le corps des officiers est une élite[Quoi ?] jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.[réf. nécessaire] Durant la République de Weimar, le fait que la Reichswehr soit directement subordonnée au président du Reich en vertu de la constitution et qu'elle constitue un État dans l'État avec sa propre juridiction y a contribué.[réf. nécessaire]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, une partie du corps traditionnel des officiers allemands se heurte à la vision du monde national-socialiste, car il subsiste dans le corps des officiers de la Wehrmacht certaines conceptions humanitaires, politiques et militaires qui s'opposaient à l'idéologie nationale-socialiste.[réf. nécessaire]

Avec la construction de la Bundeswehr, l'idée de corps est activée pour les officiers, comme pour les sous-officiers.[réf. nécessaire]

Il existe un corps des officiers des armes[3], un corps des officiers du corps technique et administratif (CTA)[4] et un corps des officiers du cadre spécial[5], qui ont les mêmes appellations ; ce dernier est en extinction.[Quand ?]

Les officiers de l’Armée de l’air française se rangent dans l'un des trois corps suivants :

  • le corps du personnel navigant ;
  • le corps des mécaniciens ;
  • celui des bases[6].

Les officiers de la Marine nationale sont répartis en deux corps militaires de commandement, de direction et de conception, au ministère de la Défense :

  • le corps des officiers de marine, généralistes, ayant reçus une formation à la fois d'ingénieur (le navire de guerre et les systèmes d'armes), de marin (la navigation, la manœuvre et la sécurité) et d'officier (l'exercice du commandement et la pratique des opérations), avec l'instruction de pilote d'aéronefs pour les officiers d'aéronautique navale ;
  • le corps des officiers spécialisés de la marine, officiers experts d'un domaine particulier.

Les commissaires des armées sont les officiers chargés de l'administration générale et du soutien commun des armées et des organismes placés sous la tutelle du ministère des Armées.

Ils exercent des fonctions d'encadrement et d'expertise dans les fonctions de support et de soutien aux forces armées : achats, audit, contrôle de gestion, droit, finances, logistique et gestion des systèmes d’information.

Bibliographie

modifier
  • Karl Demeter (de): Das deutsche Offizierkorps in Gesellschaft und Staat 1650–1945. 4., überarbeitete und erweiterte Auflage, Bernard & Graefe, Frankfurt am Main 1965.
  • Rudolf Jaun (de): Preussen vor den Augen. Das schweizerische Offizierskorps im militärischen und gesellschaftlichen Wandel des Fin de siècle. Chronos, Zürich 1999, (ISBN 3-905313-11-1).
  • Hans Meier-Welcker (Hrsg.): Untersuchungen zur Geschichte des Offizierkorps. Anciennität und Beförderung nach Leistung (= Beiträge zur Militär- und Kriegsgeschichte. Band 4). DVA, Stuttgart 1962.

Liens externes

modifier

Références

modifier