Courcelles-Val-d'Esnoms
Courcelles-Val-d'Esnoms est une ancienne commune française du département de la Haute-Marne en région Grand Est.
| Courcelles-Val-d'Esnoms | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Grand Est | ||||
| Département | Haute-Marne | ||||
| Arrondissement | Langres | ||||
| Commune | Le Val-d'Esnoms | ||||
| Statut | Ancienne commune Commune associée |
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| Maire délégué | Philippe Rachet | ||||
| Code postal | 52190 | ||||
| Code commune | 52150 | ||||
| Démographie | |||||
| Population | 117 hab. (2017) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 42′ 03″ nord, 5° 14′ 06″ est | ||||
| Historique | |||||
| Fusion | 1972 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
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Géolocalisation sur la carte : Haute-Marne
Géolocalisation sur la carte : Haute-Marne
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Depuis le , la commune de Courcelles-Val-d'Esnoms est rattachée sous le régime de la fusion-association à celle d'Esnoms-au-Val qui deviennent Le Val-d'Esnoms[1].
Géographie
modifierSon sol appartient au terrain jurassique; on y trouve dans plusieurs endroits des bancs de tuf.
Toponymie
modifierCourcelles est attesté sous les formes Corcellae (1217) ; Corcelles (1263) ; Corcelliae (1334) ; Courcelles ou Vaul des Nons (1393) ; Courcelles au val desnoms (1427) ; Courcelles ou Val des Noms (1464) ; Esnoms, et « Courcelle Val du dict Esnoms » (1636) ; Courcelles au Val d'Esnoms (1675) ; Courcelle Val d'Enom (1769)[2].
Courcelles est un nom commun en moyen français (Renaissance), de l’ancien français courcele, dérivé du bas latin *corticella, diminutif de curtis, qui désigne une « petite cour », « un petit jardin » ou « petit domaine »[3].
Val-d'Esnoms est attesté sous les formes Les Nuz (1195) ; Finagium des Nuz (1198) ; Les Nonz (1206) ; Vallis de as Nunz (1242)[4] ; Vaul des Nons (1393) ; Val desnoms (1427) ; Val des Noms (1464) ; Esnoms (1636) ; Val d'Esnoms (1675) ; Val d'Enom (1769)[2] ; Esnoms (1801) ; Esnoms-au-Val (1924) ; Le Val-d'Esnoms (1972)[5].
Val est une forme de relief au sens plus restreint que celui de la vallée.
Les formes employées couramment pour Esnoms tout au long du XIIIe siècle siècle, ont longtemps semé la confusion, par attirance avec le latin médiéval nominatus « fameux », il s'agit très certainement d'une forme nasalisée du bas latin (d'origine gauloise) Nodia « lieu humide »[6].
Histoire
modifierParoisse, haute-justice, fiscalité
modifierCourcelles (Corcellae en 1217) est une ancienne paroisse succursale d'Esnoms dont l'église qui est dédiée à saint Michel, avec une chapelle saint Antoine, a été reconstruite au XIXe siècle. Les dîmes étaient prélevées par l'évêque de Langres. La paroisse relevait sur le plan spirituel du doyenné de Grancey et sur le plan fiscal de la généralité de Champagne, élection et bailliage de Langres, mais sa justice ressortissait de la prévôté de Montsaugeon[7] qui était régie par la Coutume de Sens et où l'Évêque qui était haut-justicier y avait un bailli particulier, représenté à Courcelles par un mayer, avec un procureur fiscal et un greffier. Non seulement il n'y avait pas à Courcelles d'hommes de main-morte ou de servile condition, mais c'était une terre allodiale. L'évêque y percevait les tailles, des corvées pour les charrois, les dîmes des grains et des vins, les lods et ventes.
Il existait un couvent de carmes dont l'ancienne porte présente sur son fronton l'inscription datée de 1698 : Jesus Hominum Salvator - Domina - Beata Maria - Semper Domini - Anno Domini 1698[réf. nécessaire].
Seigneuries
modifierDans son Voyage à Bourbonne, à Langres et autres récits[8], Diderot mentionne que le seigneur se nommait « Henri Leclerc [de Rançonnières], [et qu'il] avait pour voisin un M. de Fourmont [travestissement de Jourdeuil], conseiller au Présidial de Langres. Les deux maisons n'étaient séparées que par une borne; cette borne gênait la porte de M. Leclerc de Rançonnières, et en rendait l'entrée difficile. M. Leclerc de Rançonnières la fit reculer de quelques pieds du côté de M. Jourdeuil; celui-ci renvoya la borne d'autant sur M. Leclerc; et puis voilà de la haine, des insultes, un procès entre les voisins »[9]. Mammès Jourdeuil (1625) et ses trois fils Hubert (1660), Claude-Sébastien (1662) et Nicolas (1666), ont été conseillers au Présidial de Langres, le dernier a laissé en manuscrit un Commentaire sur la Coutume de Sens, et en particulier la Coutume de Langres, vers 1730, in-folio.
Un autre seigneur de Courcelles était Claude Piétrequin (1747-1804), seigneur de Prangey, de Torcenay, de Marac, grand-père du pionnier de la photographie Joseph-Philibert Girault de Prangey (1804-1892) qui y habitait une villa qu'il avait fait construire.
En 1799, le château de Courcelles est acheté 15 000 livres par Jean-Baptiste Godard (1741-1818), maître horloger du roi Louis XVI, rue Sainte-Avoye à Paris, qui s'est réfugié à Langres en 1792.
Agriculture
modifierViticulture
modifierLes coteaux importants et bien exposés au Midi étaient plantés en vigne par les moines à partir du XIIe siècle et donnaient comme à Montsaugeon un vin d'un cru recherché, apparenté aux vins de Bourgogne. La viticulture pourrait y être beaucoup plus ancienne. En effet, sur la commune voisine de Selongey qui appartenait aussi à la cité des Lingons alliée de Rome comme celle des Éduens, les restes d'une salle de pressurage gallo-romaine datée de 50 après J.-C. y attestent d'une activité vinicole. Dans la villa des Tuillières, des pépins de raisin ont été datés de 254 après J.-C.[10]
Tissages
modifier« À Courcelles-Val-d'Esnoms, les tisserands faisaient deux sortes de droguets: l'une était montée par une chaîne en fil et la trame en coton formant un tissu bleu très résistant. L'autre montée par une chaîne en fil et la trame en laine donnant un tissu chaud. Souvent la laine n'était pas teinte ; on nuançait en alternant les toisons (moutons blancs, moutons noirs). Pour convertir la laine en fil, on l'imbibait légèrement d'huile pour l'assouplir ; l'étoffe était ensuite conduite au foulon pour y être dégraissée au moyen de terre argileuse. »[11]
Politique et administration
modifierDémographie
modifierLieux et monuments
modifierPersonnalités liées
modifier- Joseph-Philibert Girault de Prangey (1804-1892), photographe et dessinateur
- Jean-Baptiste Godard (1742-1818), maître horloger
Liens externes
modifierNotes et références
modifier- ↑ « Commune de Courcelles-Val-d'Esnoms (52150) - COG », sur insee.fr (consulté le )
- 1 2 Alphonse Roserot, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique de la Haute-Marne, Paris, Impr. nationale, , p. 53.
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Genève, Droz, , p. 378-379-380.
- ↑ Dans le cartulaire d'Auberive
- ↑ Pierre-Henri Billy, Syntaxe des noms de lieux : l'ordre déterminant / déterminé en France [article], vol. 43-44, coll. « Nouvelle revue d'onomastique », , p. 83.
- ↑ G. Taverdet, Les noms de lieux de la Haute-Marne, .
- ↑ Émile Jolibois, La Haute-Marne ancienne et moderne : dictionnaire géographique, statistique et historique de ce département, Chaumont, Miot-Dadant, 1858.
- ↑ Édition par Anne-Marie Chouillet, 1989, p. 125
- ↑ Anne-Marie Chouillet, Denis Diderot, 1989, Société Diderot.
- ↑ Jean-Pierre Garcia, "A la recherche des traces du plus vieux vin de Bourgogne : une image plurielle du vignoble originel",2016, in : Rencontres du Clos-Vougeot 2015 (1-3 octobre 2015, Vougeot) : Vin et civilisation: les étapes de l'humanisation, Pérard J., Perrot M. (dir.), Centre Georges Chevrier, 2016, p. 95-107."
- ↑ Jacques Mourant, Huit générations de paysans haut-saonois, 1698-1972, 2003, page 155.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Courcelles-Val-d'Esnoms », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
