Courtier en agriculture

profession qui a pour mission la mise en relation entre un acheteur et un vendeur dans le milieu agricole

Le courtier en agriculture est une profession qui a pour mission de mettre en relation et rapprocher un acheteur et un vendeur dans le milieu agricole.

Courtier en agriculture
Courtier négociant en vins d'Auvergne
Présentation
Forme féminine
Courtière en agriculture

Présentation

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Le courtier n'est pas partie prenante au contrat. Il est un acteur indépendant et exerce une fonction d'interface ponctuelle.

Recourir au courtage part de l'hypothèse qu'il réduit les coûts de transaction ; ces coûts viennent de la collecte de l’information, et des coûts propre à la transaction.

Le recours au courtier permet de réduire la dispersion de l’offre, les coûts de négociation et apporte une garantie que la transaction sera réalisée.

Dans le cas de l'agriculture, la profession présente de nombreuses spécialisations. Les plus connues sont celles de « courtier en vin » et de « courtier en céréales » ; des courtiers travaillent aussi dans d'autres secteurs : élevage, alimentation animale, viande, coton, foncier, etc.

Le métier de courtier en vin

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Le courtier en vin est un métier ancien. Le marché du vin, en particulier le marché du vin en vrac, comprend une multiplicité d'acteurs. La viticulture est caractérisée par de petites surfaces, une multitude d’appellations ; le marché s'appuie sur de très nombreux viticulteurs et négociants ; dans un secteur du vin français en crise, certains peuvent n'être pas solvables.

D’après l’INRA, le courtier semble être la meilleure solution pour vendre ou acheter. Le courtier est un matchmaker, il ne prend jamais possession du bien, il est là pour réduire les frais et assurer la qualité du produit.

Restructuration récente du métier

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Le courtage en vin a été restructuré dans les années 1970. Le métier ancestral s’est modernisé et adapté. Le nombre de négociants a chuté en 30 ans ; beaucoup se sont associés. Ils sont passés d’échanges locaux à des échanges au niveau départemental, régional et pour les plus importants, au marché mondial. Ils ont diversifié leurs partenaires, ont facilité les échanges entre viticulteurs, embouteilleurs et grande distribution ; ils sont à l’origine de la suppression de nombreux intermédiaires.

Légitimité du métier

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Les courtiers représentent, par exemple, pour le marché du vrac près de 60 % des échanges. Ils assurent aux cocontractants une certaine sécurité. Ils interviennent principalement dans les échanges viticulteur/négociants et négociant/acheteur.

Ils sont remis en cause par certains agents du secteur viticole, souvent de gros producteurs ou de grandes appellations.

Le courtier est censé être une personne de confiance. La profession a été touchée dans les années 2000 par de nombreuses escroqueries.

Mise en place d'une certification

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Face aux escroqueries, la fédération nationale des courtiers en vin, revendiquant plus 400 adhérents, a décidé de mettre en place un cahier des charges.

Elle a listé les attentes des principaux clients : viticulteurs et distributeurs. Elle a conçu un code de déontologie et de bonne conduite : par exemple, s’assurer de la solvabilité des acteurs, ou de la qualité et de la bonne conduite cultural du vin.

Elle a mis en place un mode certification des courtiers ; une formation est régulièrement mise à jour, adaptée pour chaque bassin de production. En effet, chaque zone viticole a des techniques culturales différentes, et des façons de négocier : le marché du Languedoc, par exemple, est un marché saturé en offre, alors que le Champagne est en croissance constante de la demande.

La formation est de 6 mois, validée par un jury d’examen. L’examen comprend un exposé oral sur le stage réalisé chez un courtier, et sur les connaissances œnologiques et de droit commercial du candidat.

Voir aussi

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