Couvent des Clarisses d'Amiens
Le couvent des Clarisses d'Amiens est un monastère de religieuses de l'ordre des Clarisses, situé sur le territoire de la commune d'Amiens, dans le département de la Somme, dans le centre-ville, rue Lamartine.
| Couvent des Clarisses d'Amiens | |
| Ordre | Ordre des Clarisses |
|---|---|
| Fondation | 1445 |
| Fermeture | 1978 |
| Diocèse | Amiens |
| Fondateur | Philippe de Saveuse et Colette de Corbie |
| Localisation | |
| Emplacement | |
| Pays | |
| Région historique | |
| Département | Somme |
| Coordonnées | 49° 53′ 33″ nord, 2° 18′ 20″ est |
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Historique
modifierLe , les clarisses entrèrent en possession de leur couvent d'Amiens. Elles furent désignées par la population comme les « Saintes Claires ». Ce fut Colette de Corbie qui fut à l'origine de la création du couvent d'Amiens aidée par Philippe de Saveuse, gouverneur d'Amiens. Les premières religieuses de ce couvent vinrent des couvent d'Hesdin, en Artois et de Gand, en Flandre. En 1617, les clarisses d'Amiens demandèrent à être rattachées à l'ordre des Capucins.
À la fin du XVIIIe siècle, Marie-Elisabeth de Louvencourt avec le soutien de l'évêque d'Amiens, instaura l'adoration perpétuelle du Saint-Sacrement, dans la chapelle du couvent.
Le , les religieuses furent contraintes de quitter leur couvent, les ordres monastiques étant supprimés. En 1800, les Clarisses amiénoises purent reconstituer leur communauté. La Seconde Guerre mondiale n'épargna pas le couvent qui subit les bombardements allemands du 19 mai 1940 et les bombardements alliés de mai 1944. Totalement détruit, il fut reconstruit après 1945 par les architectes Louis Douillet et Jean Guidet. En [1], les effectifs étant trop faibles, le couvent fut fermé. Ainsi s'éteignit le plus ancien établissement monastique de la ville encore en activité[2].
Caractéristiques
modifierLe couvent, d'une architecture très sobre, a été construit en brique. La chapelle est décorée d'un autel en pierre avec un décor sculpté et les quatorze stations du chemin de croix en pierre œuvre du sculpteur amiénois Léon Lamotte réalisé en 1956 de même que la statue de sainte Claire, située dans une niche au dessus de la porte d'entrée[3]. La chapelle est éclairée par une large et haute verrière dont le vitrail œuvre de l'architecte-décorateur Pierre Ansart et du maître verrier Raoul Cagnard représente plusieurs épisodes de la vie de François d'Assise et de Claire d'Assise. Les bâtiments conventuels sont disposés autour d'un petit cloître.
Photos
modifierNotes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ « Monastère Sainte-Claire (Amiens ; 1615-1978) », sur idref.fr (consulté le ).
- ↑ Bliaux, Fabienne, « Les Saintes-Claires d'Amiens au XVIIIe siècle », Revue du Nord, Persée, vol. 79, no 319, , p. 101–118 (DOI 10.3406/rnord.1997.5208, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Le chemin de croix en pierre par Léon Lamotte dans l'église d'Hornoy-Orival », sur Richesses en Somme - Petit patrimoine… (consulté le ).
Bibliographie
modifier- Fabienne Bliaux, « Les Saintes-Claires d'Amiens au XVIIIe siècle » in Revue du Nord no 319, 1997, p. 101–118 - Lire en ligne