Crans-Montana

commune du canton du Valais, Suisse

Crans-Montana, prononcé [kʁɑ̃.mɔ̃.ta.na] Écouter, est une commune suisse du canton du Valais, située dans le district de Sierre, créée le par la fusion des communes de Montana, Mollens, Randogne et Chermignon. Le 31 décembre 2024, elle compte 10 496 habitants.

Crans-Montana
Crans-Montana
Crans-Montana vue du ciel (). On distingue les montagnes surplombant l'agglomération, et ses parcours de golf.
Blason de Crans-Montana
Armoiries
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton du Valais Valais
District Sierre
Localité(s) Aminona, Bluche, Champzabé, Chermignon d'en Bas, Chermignon d'en Haut, Conzor, Cordona, Corin, Crans, Darnona d'en Bas, Darnona d'en Haut, Diogne, Les Briesses, Loc, Montana, Montana Village, Ollon, Mollens, Nayes, Randogne, Vermala
Président Nicolas Féraud (PLR)
NPA 3963 Crans-Montana
3971 Chermignon
3974 Mollens
3975 Randogne
No OFS 6253
Démographie
Population
permanente
10 496 hab. (31 décembre 2024)
Densité 176 hab./km2
Langue français
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 43″ nord, 7° 28′ 58″ est
Altitude 1 495 m
Superficie 59,66 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Voir sur la carte topographique de Suisse
Crans-Montana
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Voir sur la carte administrative de Suisse
Crans-Montana
Géolocalisation sur la carte : canton du Valais
Voir sur la carte administrative du canton du Valais
Crans-Montana
Liens
Site web www.commune-cransmontana.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Crans-Montana abrite une station de sports d'hiver qui s'est progressivement développée depuis la fin du XIXe siècle, surtout à partir de la fin des années 1950 : alors qu'elle n'était auparavant qu'un vaste plateau parcouru par les troupeaux et leurs gardiens, elle est devenue au XXIe siècle une petite ville de montagne connue internationalement, notamment grâce aux compétitions de golf et de ski alpin qui s'y déroulent chaque année.

Géographie

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Situation

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Le territoire de Crans-Montana vu depuis Itravers (en ). En arrière-plan, enneigée, la ligne de crête qui surplombe le bourg.

Crans-Montana est située à 1 495 mètres d'altitude, sur un plateau surplombant la vallée du Rhône vers le sud, et la ville de Sierre à l'est-sud-est. Au-dessus, vers le nord, se trouvent le Bella Lui (qui culmine à 2 548 m), le mont Bonvin (2 995 m), et, derrière la ligne de crête au nord du bourg, le glacier de la Plaine Morte.

La commune de Crans-Montana s'étend sur une superficie de 59,66 km2[2]. Lors du relevé de 2013-2018, les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient 10,7 % de sa superficie, les surfaces agricoles 26,5 %, les surfaces boisées 32,9 % et les surfaces improductives 29,8 % (qui, néanmoins peuvent permettre des services écosystémiques tels que stockage de carbone, aide à la pollinisation pour l'agriculture, production de plantes sauvages médicinales, atténuation de risques majeurs, etc.)[3].

Cartographie

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Localités

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La commune de Crans-Montana est composée de 21 localités, qui sont : Aminona, Bluche, Champzabé, Chermignon d'en Bas, Chermignon d'en Haut, Conzor, Cordona, Corin, Crans, Darnona d'en Bas, Darnona d'en Haut, Diogne, Les Briesses, Loc, Montana, Montana-Village, Ollon, Mollens, Nayes, Randogne et Vermala[4],[5].

Crans-Montana possède un climat tempéré montagnard.

Relevé météorologique de Crans-Montana - altitude : 1 495 m (période 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Maximale moyenne 1,6 2,2 5,6 9,2 14,1 17,7 20,5 19,8 15,9 11,6 5,4 2,3 10,5
Moyenne −1,8 −1,7 1 4,2 8,9 12,2 14,7 14,2 10,8 7,1 1,8 −0,9 5,87
Minimale moyenne −4,8 −5 −2,6 0,3 4,7 7,6 9,9 9,8 6,9 3,8 −1,1 −3,8 2,1
Précipitations
dont neige (cm) 114,5 94,4 53,1 33,4 4,6 0,4 0 0 0,8 8,1 42 84,5 435,8
Nombre de jours avec neige 10,1 8,3 7,1 5,2 0,6 0,1 0 0 0,1 1,1 5,9 8,4 46,9
Humidité relative (%) 67 67 66 64 66 67 66 69 72 70 70 68 67,7
Ensoleillement
Heures 137 141 175 179 196 216 248 230 201 172 126 121 2 143
Source : MétéoSuisse www.meteosuisse.ch

Accès et transports

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La commune de Crans-Montana est desservie par un réseau d'autobus qui se nomme SMC  pour « compagnie de chemin de fer et d’autobus Sierre-Montana-Crans »  : cinq lignes dans la commune elle-même, trois lignes la reliant aux autres communes[6]. Crans-Montana est reliée à Sierre par un funiculaire, le Sierre-Montana-Crans, appartenant à la même compagnie que les autobus. Crans-Montana est à environ 35 minutes de Sion en voiture, et à 20 minutes de Sierre.

Histoire

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Vue aérienne en , avec la haute vallée du Rhône en arrière-plan.

Ouverture du premier hôtel

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En 1892, Louis Antille et Michel Zufferey ouvrent l'Hôtel du Parc, autour duquel se développe Crans-Montana, sur le modèle de centres de cure[7].

Ouverture d'un sanatorium

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En 1901, Théodore Stephani (de) ouvre un sanatorium qui fait la renommée de Crans-Montana. En 1911 est construit un funiculaire qui relie Crans-Montana à Sierre. Le nombre de malades diminue à la fin des années 1950.

Création de la station de sports d'hiver

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À partir de la fin des années 1950, Crans-Montana se reconvertit en station de sports d'hiver. Alors que leur pratique est encore réservée à une élite, plusieurs célébrités se mettent à la fréquenter. De nombreux bâtiments modernes sont construits[7].

Elle accueille aussi les championnats du monde de ski alpin 1987[7].

À partir de 1997, Crans-sur-Sierre, Montana-Vermala et Aminona bénéficient d'une promotion touristique commune au sein de Crans-Montana Tourisme.

Le casino de Crans-Montana ouvre en 2002.

Le , les communes de Montana, Mollens, Randogne et Chermignon fusionnent pour former la commune de Crans-Montana[8].

Catastrophe du Nouvel An 2026

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Au cours de la nuit du au , vers 1 heure du matin, un incendie dans le bar Le Constellation fait quarante-et-un morts et cent quinze blessés, la plupart grièvement brûlés[9].

Politique

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Conseil communal

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Le Conseil communal est le pouvoir exécutif de la commune. Ses sept membres sont élus tous les quatre ans par le peuple.

Législature 2024-2028

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Le Conseil communal est composé de trois membres du Centre, de deux membres du Parti libéral-radical (PLR), d'un membre du Mouvement démarche citoyenne (MDC) et d'un membre de l'Union démocratique du centre (UDC)[10].

Législature 2020-2024

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Le Conseil communal était composé de trois membres du Parti libéral-radical (PLR), de deux membres du Centre, d'un membre du Mouvement démarche citoyenne (MDC) et d'un membre de l'Union démocratique du centre (UDC).

Assemblée primaire

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La commune ne dispose pas d'un organe législatif élu. Des assemblées primaires sont organisées deux fois par année avec les habitants pour délibérer[11].

Forum de Crans-Montana

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Le Forum de Crans-Montana est un événement de rencontres internationales entre responsables gouvernementaux et chefs d'entreprise. Depuis 1989, le Forum se réunit sur le Haut-Plateau chaque année à la fin de l'été. Il organise également tout au long de l'année des sessions dans plusieurs endroits du monde[12].

Population et société

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Démographie

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Évolution de la population

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La commune compte 10 496 habitants au 31 décembre 2024 pour une densité de population de 176 hab/km2[1]. Sur la période 2010-2023, sa population a diminué de −0,4 % (canton : 17,0 % ; Suisse : 9,4 %)[13].

Évolution de la population de Crans-Montana entre 1850 et 2020[14],[1],[a]

Pyramide des âges

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En 2023, le taux de personnes de moins de 30 ans s'élève à 29,4 %, au-dessous de la valeur cantonale (31 %). Le taux de personnes de plus de 60 ans est quant à lui de 33,8 %, alors qu'il est de 27,5 % au niveau cantonal[15].

La même année, la commune compte 5 331 hommes pour 5 157 femmes, soit un taux de 50,8 % d'hommes, supérieur à celui du canton (49,9 %)[15].

Pyramide des âges de Crans-Montana en 2023 (%)[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ans ou +
1,5 
12,1 
75 à 89 ans
13,7 
18,5 
60 à 74 ans
20,8 
19,5 
45 à 59 ans
19,7 
18,5 
30 à 44 ans
16,2 
19,5 
15 à 29 ans
19,3 
11,1 
- de 14 ans
8,8 
Pyramide des âges dans le canton du Valais en 2023 (%)[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ans ou +
1,3 
8,0 
75 à 89 ans
10,1 
17,1 
60 à 74 ans
17,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
17,3 
15 à 29 ans
16,0 
14,7 
- de 14 ans
14,0 

Manifestations culturelles et festivités

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  • Festivals de musique : le Caprices festival, les Sommets du ClassiquE et les Semaines musicales de Crans-Montana.
  • Divers séminaires au centre de congrès Le Régent.
  • Meeting International Fiat 500, chaque année, fin août[16].
  • Meeting de Jeep américaines « Jeep-Heep-Heep », chaque année, fin septembre depuis 1997.

Sports et loisirs

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Station

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Crans-Montana
Vue aérienne de la station.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton du Valais Valais
District Sierre
Communes Crans-Montana, Lens, Icogne
Langue français
Site web www.crans-montana.ch
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 37″ nord, 7° 28′ 31″ est
Massif Alpes bernoises
Altitude 1 500 m
Altitude maximum 2 995 m
Altitude minimum 1 500 m
Ski alpin
Lié à Crans-sur-Sierre, Barzettes, Montana, Aminona
Remontées
Nombre de remontées 22
Funitels et funiculaires 1
Télécabines 4
Télésièges 7
Téléskis 9
Fils neige 1
Pistes
Nombre de pistes 39
Noires 3
Rouges 22
Bleues 14
Total des pistes 140 km
Installations
Nouvelles glisses
1 snowpark
Neige artificielle
Canons ± 320
Géolocalisation sur la carte : canton du Valais
(Voir situation sur carte : canton du Valais)
Crans-Montana
Géolocalisation sur la carte : Suisse
(Voir situation sur carte : Suisse)
Crans-Montana

Une station de sports d'hiver renommée internationalement a été aménagée sur les hauteurs très exposées au soleil de Crans-Montana et d'Aminona. Le premier téléski a été construit en 1928. La station propose un vaste domaine skiable de 140 km de pistes de ski balisées, d'une surface de plus de 350 hectares, desservi par 23 remontées mécaniques. Le domaine culmine à 2 927 mètres à la Plaine Morte, au sommet du funitel et où ont été aménagées deux courtes pistes de ski alpin, ainsi qu'une piste de ski de fond directement sur le glacier. Une longue piste part du sommet et rejoint le point de liaison avec le sous-domaine d'Aminona.

Le sous-domaine d'Aminona est relativement excentré et est relié avec le domaine principal au moyen d'un télésiège. L'accès direct depuis Aminona au secteur d'altitude par la vieille télécabine n'existe plus depuis la fin de la saison 2014 et le démantèlement de la remontée. Son remplacement dépend de la réalisation d'un nouveau projet immobilier à Aminona, lequel est actuellement en cours de construction[17],[18].

Vue sur le plateau de Crans-Montana en fin d'hiver.

Le domaine offre aussi un jardin des neiges, un snowpark, et une cascade de glace. Des pistes de ski de fond sont également proposées, notamment sur le glacier de la Plaine Morte (12 km) et sur le plateau.

Le domaine skiable comporte 23 remontées mécaniques :

Nom Longueur Dénivelé Type Constructeur Année de construction
Arnouva - Cry d'Er 1 835 m 533 m Télésiège débrayable Doppelmayr-Garaventa 2016
Barzettes - Violettes

("Violettes Express")

2 561 m 718 m Télécabine débrayable WSO Städeli Lift 1986
Bellalui 1 513 m 361 m Télésiège débrayable BMF 2010
Cabane de Bois 1 223 m 367 m Télésiège débrayable Doppelmayr-Garaventa 2014
Chetseron Téléski à enrouleurs Von Roll 1990
Crans - Cry d'Er 3 138 m 750 m Télécabine débrayable Doppelmayr-Garaventa 1998
Cry d'Er 339 m 94 m Téléski à perches débrayables Poma 1983
Lac Von Roll
Mérignou 734 m 116 m Téléski à enrouleurs Doppelmayr-Garaventa 1986
Montana - Arnouva 554 m 187 m Télécabine débrayable Doppelmayr-Garaventa 2016
Nationale Express 1 939 m 622 m Télésiège débrayable Leitner 2007
Snowpark Téléski à enrouleurs Poma 2016
Tsa 1 205 m 333 m Télésiège débrayable Leitner 1994
Toula 1 469 m 563 m Télésiège débrayable Doppelmayr-Garaventa 2004
Verdets Téléski à perches débrayables Poma 1979
Violettes - Plaine-Morte 3 211 m 656 m Funitel débrayable Doppelmayr-Garaventa 1995
Zabona Téléski à perches débrayables Poma 1979

Le snowpark de Crans-Montana[19] est situé juste en dessous de l’arrivée de la télécabine au sommet de Cry d’Er. Cette surface d'un hectare se compose d'un half-pipe[20] qui se situe sur la partie inférieure et mesure 6 mètres de haut pour 140 mètres de long, d'un slopestyle, qui débute au sommet et se compose de deux big air et de barres de slide, et d'un boardercross, parcours de course non chronométré, composé de virages relevés et de quelques sauts. Dédié au adeptes du freestyle, ouvert de décembre à avril selon les conditions d'enneigement, le snowpark accueille chaque année des compétitions nationales et régionales de freestyle[21].

En été, certaines installations sont ouvertes pour les promeneurs ainsi que pour les VTT, pour lesquels il existe plusieurs pistes de descente. La station offre un réseau de chemins d’une longueur totale de 135 km.

Le vaste plateau sur lequel se trouve Crans-Montana lui permet d'héberger plusieurs terrains de golf dont le Jack Niklaus (neuf trous) et le Severiano Ballesteros (dix-huit trous), où se déroule chaque année l'Omega European Masters de Crans-Montana qui fait partie du DP World Tour.

Compétitions

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De nombreux événements sportifs de grande renommée ont été organisés sur le domaine skiable de la station, comme les championnats du monde de ski en 1987, la Coupe du monde femmes de descente et combiné en 2008, et Interski 2003.

Crans-Montana accueille ou a accueilli :

Difficultés financières et rachat par Vail Resorts

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Le , les remontées mécaniques de Crans-Montana annoncent la fermeture immédiate du domaine skiable, sur fond de différends financiers persistants avec les communes[28]. Cette décision suscite d'importantes inquiétudes quant aux répercussions économiques à long terme, notamment en raison d'une atteinte à l'image de la station[29]. Des liaisons en bus sont mises en place pour permettre aux touristes présents de rejoindre la station d'Anzère[30]. Parallèlement, l'Office fédéral des transports adresse un ultimatum à l'exploitant des remontées mécaniques[31].

Les organisateurs du Caprices Festival indiquent que l'événement ne devrait pas être affecté par la fermeture[28]. Dans le contexte de la candidature de Sion à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2026, cette situation est évoquée parmi les éléments susceptibles d'avoir influencé le débat public précédant la votation du [32].

En 2023, le groupe américain Vail Resorts annonce l'acquisition des remontées mécaniques de Crans-Montana[33],[34], ainsi que d'une école de ski et de onze restaurants situés dans la station[35].

Économie

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La station est créée en 1892 avec l'inauguration de l'Hôtel du Lac, suivie en 1897 par la construction du sanatorium Beauregard par le docteur Theodor Stephani (de), destiné à accueillir ses patients.

La commune compte[Quand ?] plus de cinquante hôtels[réf. souhaitée], représentant une capacité d'accueil d'environ 3 600 lits, auxquels s'ajoutent plus de 36 000 lits en parahôtellerie[réf. souhaitée]. La station est desservie par le funiculaire SMC.

L'évolution des nuitées à Crans-Montana entre 1988 et 2005 est la suivante[36] :

Année Nuitées Évolution
1988 1 644 751 100,0 %
1989 1 669 780 101,5 %
1990 1 656 155 100,7 %
1991 1 692 871 102,9 %
1992 1 685 682 102,5 %
1993 1 724 828 104,9 %
1994 1 700 475 103,4 %
1995 1 574 658 95,7 %
1996 1 453 645 88,4 %
1997 1 453 853 88,4 %
1998 1 483 713 90,2 %
1999 1 491 742 90,7 %
2000 1 532 537 93,2 %
2001 1 463 920 89,0 %
2002 1 433 604 87,2 %
2003 1 489 875 90,6 %
2004 1 392 676 84,7 %
2005 1 461 428 88,9 %

Culture locale et patrimoine

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Dans la commune il y a deux églises et plusieurs bâtiments touristiques qui sont classés comme monuments historiques.

Musées

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Le Musée des Trains Miniatures dispose de 700 mètres carrés d'exposition consacrés à cent cinquante ans d'histoire des chemins de fer suisses. Il présente environ 1 300 modèles, pièces de collection et maquettes, ainsi que diverses attractions[réf. souhaitée].

Héraldique

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Logo officiel de la Commune de Crans-Montana.
Blason Blasonnement :
« Tranché d'azur et de gueules, au filet d'argent brochant sur le tranché, chargé en cœur d'un soleil d'or, accompagné de quatre étoiles aussi d'argent, une en chef, deux en flancs et une en pointe[37]. »

Les armoiries de Crans-Montana font référence aux anciennes communes ayant formé la commune actuelle. La partie bleue représente Chermignon et Montana, situées à l'ouest du territoire. La partie rouge évoque Mollens et Randogne, ainsi que la bourgeoisie de Sierre. Le soleil symbolise le district de Sierre, tandis que les quatre étoiles représentent les communes ayant fusionné pour former Crans-Montana[38]. Les armoiries ont été choisies par la population à la suite d'un sondage en ligne[39].

Personnalités liées à la commune

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Bibliographie

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  • Sylvie Doriot-Galofaro, Une histoire culturelle de Crans-Montana (1896-2016), éd. Alphil, 2017.
  • Monica Sabolo, Crans-Montana, JC Lattès, 2015. Roman.

Notes et références

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Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Crans-Montana (commune) » (voir la liste des auteurs). (voir aussi la page de discussion)
  1. Population cumulée de Montana, Mollens, Randogne et Chermignon jusqu'à 2010.

Références

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  1. 1 2 3 « Bilan démographique selon le niveau géographique institutionnel » Accès libre, sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  2. 1 2 « Portraits régionaux 2021: chiffres-clés de toutes les communes » Accès libre [xls], sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  3. Office fédéral de la statistique, « Statistique de la superficie standard - Communes selon 4 domaines principaux » Accès libre [xls], sur www.bfs.admin.ch, (consulté le ).
  4. « Texte de présentation de la commune », sur le site de la commune de Crans-Montana (consulté le ).
  5. « Commune de Crans-Montana », sur Green Valais (consulté le ).
  6. « Site internet de la SMC. » (consulté le ).
  7. 1 2 3 Éric Collier, « Crans-Montana, ou la singulière histoire d’une station suisse huppée traumatisée par la tragédie », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  8. « Montana dans le dictionnaire historique de la Suisse. », sur le site du DHS. (consulté le ).
  9. « Le bilan de l'incendie du Constellation augmente à 41 morts après le décès d'un jeune Vaudois hospitalisé à Zurich », sur rts.ch, (consulté le ).
  10. « Communales 2024 : à Crans-Montana, le Centre renverse la majorité PLR du président Féraud », sur Communales 2024 : à Crans-Montana, le Centre renverse la majorité PLR du président Féraud (consulté le ).
  11. « Assemblée primaire », sur www.commune-cransmontana.ch (consulté le ).
  12. « Forum de Crans-Montana », sur www.cmf.ch (consulté le ).
  13. « Variation de la population résidante permanente, de 2010 à 2023 » Accès libre, sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  14. « Évolution de la population des communes 1850-2000 » Accès libre, sur Office fédéral de la statistique, (consulté le ).
  15. 1 2 3 4 « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, la nationalité (catégorie), le lieu de naissance, le sexe et la classe d'âge » Accès libre, sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  16. organisé par l'association Amicale valaisanne de la 500 des Alpes.
  17. « Crans-Montana: le gigantesque complexe hôtelier d’Aminona sera géré par une chaîne italienne », sur lenouvelliste.ch (consulté le ).
  18. Jérôme Dicharry, « Aminona : Un futur complexe hôtelier de luxe à Crans-Montana », sur Crans.ch, (consulté le ).
  19. Bertrand Crittin, « Le domaine skiable de CMA drague les freestylers », Le Nouvelliste, (lire en ligne).
  20. « Inauguration du half-pipe à Crans-Montana », Le Nouvelliste, (lire en ligne).
  21. « Du freestyle sur le Haut-Plateau », Le Journal de Sierre, (lire en ligne).
  22. Terrific Crans--Montana.
  23. « Laurent Fignon superstar », Journal de Genève, (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  24. Robin Carrel, « Cyclisme – Le Valais et Crans-Montana sur la route du Giro 2023 », 24 heures, (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  25. « Tour d'Italie: Rubio surprend un Pinot amer à Crans Montana » Accès libre, sur france24.com, France24, .
  26. « Résultats de la quatrième étape du Tour de Suisse 2023 » Accès libre, sur tourdesuisse.ch (consulté le ).
  27. Emilien Descampiaux, « Tour de Suisse 2023 : Felix Gall gagne la 4ème étape » Accès libre, sur dicodusport.fr, .
  28. 1 2 (en) « Shock as Crans-Montana ski lifts shut down indefinitely », The Local, (lire en ligne, consulté le ).
  29. « Fermeture des pistes à Crans-Montana : « Le chiffre d’affaires des prochaines années sera aussi touché » », Le Temps, (lire en ligne, consulté le ).
  30. « Fermeture des pistes : les skieurs de Crans-Montana invités à Anzère », sur www.lenouvelliste.ch (consulté le ).
  31. « Crans-Montana : l'Office des transports lance un ultimatum », 24Heures, (ISSN 1424-4039, lire en ligne, consulté le ).
  32. Eric Felley, « Crans-Montana : mauvais karma pour Sion 2026 », Le Matin, (ISSN 1018-3736, lire en ligne, consulté le ).
  33. Alexandre Beuchat, « Vail Resorts, acquéreur des remontées de Crans-Montana, un géant des sports d’hiver à la conquête de l’Europe », Le Temps, (lire en ligne).
  34. « Vail Resorts, géant américain, ouvre un nouveau chapitre pour Crans-Montana », sur crans.ch, (consulté le ).
  35. Le Figaro avec AFP, « L'américain Vail Resorts rachète la prestigieuse station de ski de Crans-Montana en Suisse », Le Figaro, (lire en ligne [23/02/2024]).
  36. Statistiques : Récapitulation des nuitées à Crans-Montana - Site officiel, 2005 [PDF] (voir archive).
  37. Gaëtan Cassina, « Armoiries de nouvelles communes IV », Bulletin de l'Association valaisanne d'études généalogiques, (lire en ligne Accès libre [PDF], consulté le ).
  38. « Description des armoiries » Accès libre, sur www.fusion-communes.ch (consulté le ).
  39. « Haut-Plateau : le nom Crans-Montana choisi par les exécutifs », Le Nouvelliste, (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  40. « Mort de Charles Aznavour : retour sur ses années valaisannes », sur Le Nouvelliste, .
  41. « Vacances de neige », sur RTS (consulté le ).
  42. « Micheline Calmy-Rey » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  43. « Décès de la championne olympique Renée Féraud-Colliard », sur RTS, .
  44. Guillaume Bailly, « Mort d'une icône : son nom était Moore, Roger Moore », Le Journal du funéraire, (lire en ligne, consulté le ).
  45. Laurent Nicolet, « Qui a dit que le patriotisme devait être de droite? », Migros Magazine, no 39, , p. 31.

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